La compagnie aérienne Air France va se pourvoir en appel à son tour du jugement dans le procès du crash du Concorde, qui avait vu la condamnation en première instance de Continental Airlines.
Le quotidien Le Figaro a révélé l’information sur son site, expliquant que la compagnie nationale aurait grâce à cet appel accès à toutes les pièces du dossier et pourrait « éviter les coups tordus de la partie adverse », en l’occurrence la compagnie américaine. Continental a en effet déjà fait appel du premier jugement, qui l’avait reconnu responsable du crash du Concorde en 2000 et l’avait condamnée à 200 000 euros d’amende et à verser à Air France un million d’euros de dommages et intérêts. Autres sommes à verser, 600 000 euros à diverses caisses d’assurance maladie, et près de 200 000 euros à des parties civiles (dont 30% seront payés par EADS).
Un mécanicien de Continental, John Taylor, avait été condamné à 15 mois de prison avec sursis pour sa part de responsabilité dans la fixation de la fameuse lamelle métallique, tombée d’un avion de Continental au décollage et qui avait provoqué l’éclatement des pneus du Concorde et ultimement son accident.
Le Concorde d’Air France s’était écrasé à Gonesse peu après son décollage le 25 juillet 2000, causant la mort de 113 personnes et signant le début de la fin de carrière du supersonique.


Air France a aussi rajouté, et c’est important:
« Air France, partie civile dans le procès, veut être « à armes égales devant la cour avec Continental, qui a dit énormément de mal sur Air France, ce qui n’était pas justifié ni techniquement, ni juridiquement », a dit à Reuters l’avocat d’Air France, Me Fernand Garnault.
La compagnie nationale veut être en mesure « de réfuter cette avalanche d’argumentations techniquement inexactes qui avait été la base de la défense d’ailleurs inutile de Continental », a-t-il ajouté. »