La compagnie aérienne Air France a été forcée hier de dérouter vers Chypre le dernier de ses deux vols quotidiens entre Paris et Beyrouth hier, en raison de manifestations sur la route de l’aéroport.
Des manifestants chiites ayant mis feu à des pneus sur l’unique accès à l’aéroport de Beyrouth – Rafic Hariri le 15 août 2012, la compagnie nationale a préféré ne pas risquer de laisser les quelques 200 passagers du vol AF562 coincés à l’aéroport, qui ne dispose pas d’hôtel. Après avoir patienté au-dessus de la ville en espérant que les choses se calmeraient au sol, l’équipage de l’Airbus A330-200 a pris la direction de l’aéroport le plus proche, en l’occurrence la capitale de Syrie Damas, pour un ravitaillement en carburant avant de repartir vers Larnaca.
Si la situation le permet, l’appareil d’Air France devrait repartir ce jeudi matin de Chypre vers Beyrouth. Les tensions sont très vives au Liban en raison des événements de Syrie voisine, au point que l’Arabie Saoudite, le Qatar et les Emirats Arabes Unis (soutiens de l’opposition au régime d’Assad) ont appelé leurs ressortissants à quitter le pays en raison de « menaces » les visant.


Cest sûr qu’il est beaucoup moind dangereux d’aller á Damas pour refueller avant d’aller à Chypre… C’est beau…Standard AF
C’est beaucoup plus sûr qu’il vaut mieux se dérouter sur Damas que de perdre ses 2 réacteurs en même temps…
C’est un peu le controle qui décide de là où tu peux te poser… Et à force de tourner en attendant de savoir où tu peux (l’autorisation) te poser tu dois jongler avec les chiffres de tes réserves de carbu’ et là tu comprends vite que si tu dois aller à Damas et bah tu vas à Damas point barre…
Oh non, pas du tout ! Le contrôle propose, le commandant et le dispatch de la compagnie disposent ! À mon avis Chypres était une alternate prévue dans le plan de vol. Il ne faut pas croire que cela se passe ainsi, dans l’improvisation et dans les calculs de « carbu » à la hâte. TOUT EST PRÉVU à l’avance. AF est une compagnie sérieuse, et est très bien structurée et organisée pour prendre des actions appropriées dans ( presque ) tous les cas de figure. Il est évident que Damas ne peut plus faire partie des alternate programmées.
A choisir dans le coin, j’aurais plutôt visé Amman… Qu’on m’explique (moi contrôleur) en quoi le contrôle décide de quoi que ce soit, le pilote étant seul responsable après Dieu, non ?
Beyrouth/Amman = 219 km; Beyrouth/Laranca = 209 km ! Donc si le PNT a choisi Damas c’est qu’il ne pouvait absolument pas atteindre Larnaca sans risque probable d’extinction des moteurs!
Il semble que l’intention d’AF,et du CDB était de rejoindre Amman.
Et là, on se demande comment on peut être pilote/instructeur long courrier et découvrir qu’entre Beyrouth et Amman, la route passe au choix par Israel ou la Syrie… 2 pays pas simple à survoler… surtout en pleine guerre !
Quand on sait que Larnaca est à moins de 20mn de survol maritime de BEY…
Je me demande comment ils vont arriver à nous expliquer que c’est la faute des manches pas conjugués ou des manettes des gaz fixes ce coup là !!!
D’autres endroits pour se dérouter, ou bien se poser simplement à destination, ce qu’ils ont fait 24h plus tard…
Si à chaque manifestation les avions se déroutent, les passagers ne prendront plus l’avion…
Outre le fait qu’il est minable d’avoir commencé à faire la quête parmi les passagers avant de chercher une autre solution, 3 remarques :
- Ryanair va peut être payer 4 M€ pour avoir eu 3 avions se poser avec le carburant minimum en Espagne, espérons qu’AF paiera 1,3 M€ pour la même faute,
- 24h pour faire Paris-Beyrouth, les passagers feraient mieux de prendre MEA qui met 10x moins de temps, et compte tenu du coût du vol pour AF, pas étonnant qu’ils ne gagnent pas d’argent… C’est certainement la contribution des pilotes pour la baisse des coûts de 20%?
- les autres vols se sont posés sans problème, pourquoi faut il qu’AF se distingue toujours par la médiocrité? Un peu comme le passage fait à Johannesbourg lors d’un meeting, alors que toutes les autres compagnies avaient refusé (passage bas avec passagers à bord)