Innovations easyJet : inspection par drones (1/2)

air-journal_easyJet-sharklet

La compagnie aérienne low cost easyJet veut utiliser des drones pour effectuer l’inspection extérieure de certains avions, l’une des innovations technologiques mises en avant lors de son Innovation Day.

Exploiter la flotte de 220 Airbus A320 et A319 « avec plus d’efficacité, réduire les délais et maintenir un niveau de ponctualité et de service record pour le secteur » : c’est ainsi que la spécialiste britannique du vol pas cher a expliqué le 7 mai 2014 une série d’innovations technologiques. A commencer par les drones : easyJet collabore désormais avec Coptercraft, Measurement Solutions et le Bristol Robotics Laboratory pour modifier les technologies existantes afin que des drones puissent être employés à l’inspection de sa flotte. Ils seront programmés pour scanner et analyser les aéronefs et envoyer des rapports aux ingénieurs, les alertant notamment de tout dégât nécessitant une inspection plus approfondie ou des travaux de maintenance. Ces drones sont actuellement en cours de développement, avec l’objectif de les tester et de les mettre en service dès l’année prochaine. Selon Ian Davies, Directeur de l’Ingénierie d’easyJet, les drones « peuvent être extrêmement efficaces pour nous aider à conduire les inspections des appareils. Tandis que ces vérifications prennent habituellement plus d’une journée, nous pourrions les réaliser en quelques heures avec une précision plus importante ».

En complément de ces drones, easyJet va recourir à des technologies de réalité virtuelle 3D et de réalité augmentée développées par Epson et Vuzix, permettant aux équipes d’ingénieurs de suivre précisément et à distance ce qu’un pilote ou un ingénieur observe sur le terrain en utilisant des lunettes à réalité augmentée. Ces lunettes utilisent le premier système au monde de vision haute définition avec réalité augmentée, permettant à easyJet de diagnostiquer à distance des problèmes techniques. Cette technologie sera particulièrement utile au sein des aéroports les plus reculés du réseau easyJet, qui comprend aujourd’hui 138 destinations « avec des dessertes parfois aussi lointaines que Sharm-el-Sheikh ou Tel Aviv » (pour résoudre les problèmes techniques actuellement, les ingénieurs et les pilotes sont contraints d’envoyer des photos par courriel et d’appeler le centre de contrôle des opérations à Luton). EasyJet expérimente également une technologie vidéo similaire, développée par Vidcie et XO Eye, permettant une diffusion en direct sur les écrans du centre de contrôle des opérations de ce que voit l’ingénieur sur le tarmac.

Le département de l’ingénierie a également travaillé avec Output42 pour développer ses propres applications sur mesure, qui aident les ingénieurs à résoudre les problèmes quotidiens plus efficacement et permettent à easyJet de remettre en service ses avions rapidement. Par exemple, une app permet aux ingénieurs d’identifier et de remplacer des pales de réacteur endommagées (entre autres après un impact d’oiseau) plus rapidement, après la numérisation de ces pales et la commande automatique de pales de rechange à l’inventaire de la compagnie. Ces applications se trouvent à différents stades de développement et certaines d’entre elles devraient être testées au cours de l’été.

EasyJet a également développé un outil de suivi et de diagnostic en temps réel, et va achever l’installation de tablettes Panasonic d’ici la fin du mois pour approcher le concept de « l’avion sans papier » (voir new suivante).

http://www.air-journal.fr/2014-05-08-innovations-easyjet-inspection-par-drones-12-5106084.html

Commentaire(s)

  1. Easy Jet devrait aussi, en tant qu’acteur majeur du transport aérien européen, pousser pour des technologies plus efficaces au niveau des aéroports. Tout le temps gagné en l’air est perdu au niveau des contrôles de sûreté et à la livraison des bagages. L’avantage par rapport au train sur les courtes distances devient minime à cause de ces contrôles. Les compagnies aériennes doivent réagir car les contrôles de sûreté actuels font perdre un temps fou, un inconvénient qui n’existe pas dans le transport ferroviaire.

Laisser un commentaire

Connexion avec Twitter