South African Airways abandonne Pékin

aj_south african a340-600

La compagnie aérienne South African Airways abandonnera fin mars sa liaison entre Johannesburg et Pékin, la relève devant être prise d’ici l’été par Air China.

Les trois rotations hebdomadaires entre l’aéroport de Johannesburg-OR Tambo et Pékin opérées jusque là par la compagnie nationale d’Afrique du Sud seront arrêtées le 30 mars 2015. Les vols du lundi, mercredi et vendredi sont encore opérés en Airbus A340-600 pouvant accueillir 42 passagers en classe Affaires et 275 en Economie, mais cette route sans concurrence n’était pas assez rentable pour South African Airways, qui a jusqu’à la fin mars pour soumettre un plan d’action capable d’éviter la faillite. Outre la recherche de liquidités, la restructuration du réseau est l’un des axes de travail de la compagnie qui doit faire face à une perte de compétitivité, avec entre autres une flotte vieillissante comprenant 17 A340 (les derniers Boeing 737-800 seront remplacés d’ici l’année prochaine par des A320). Et Pékin ne devrait pas être la dernière destination supprimée : Hong Kong et Bombay ont également été mentionnées, les pertes financières de SAA sur les liaisons intercontinentales s’étant creusées pendant la dernière année fiscale.

La route Johannesburg – Pékin devrait cependant renaître d’ici l’été : Air China, partenaire de South African Airways dans Star Alliance, a obtenu les autorisations nécessaires pour lancer le 19 juin trois vols par semaine en 777-300ER. Ils seront comme les actuels proposés en partage de codes, selon le directeur général par intérim de SAA Nico Bezuidenhout. Une autre liaison entre les deux pays reste proposée par Cathay Pacific au départ de Hong Kong.

La perte nette de la compagnie pendant l’année fiscale 2013-2014 a doublé à 2,55 milliards de rands (194 millions d’euros). Rappelons que l’Etat sud-africain a annoncé lui garantir un prêt de 562 millions de dollars, SAA ayant jusqu’au 26 mars pour soumettre un plan d’action capable lui éviter la faillite. Elle bénéficiera donc d’un nouveau soutien gouvernemental, le total de prêts garantis par l’Etat sud-africain s’élevant désormais à 1,25 milliard de dollars. South African Airways a par ailleurs annoncé parmi les mesures possibles une possible arrivée dans son capital d’Etihad Airways ; elle avait élargi en novembre son partenariat stratégique avec la compagnie des Emirats Arabes Unis, annonçant l’ouverture en mars d’une nouvelle liaison entre Johannesburg et Abou Dhabi, et l’expansion de leur accord de partage de codes à 49 routes.

http://www.air-journal.fr/2015-02-03-south-african-airways-abandonne-pekin-5135244.html

Commentaire(s)

  1. Et pendant ce temps Ethiopian renforce l’Asie. Comme quoi…

  2. Yo

    La situation geograohique n’a rien a voir …

    • Ah bon, il aurait fallu étayer votre explication pour que l’on puisse comprendre et éventuellement adhérer à vos explications !!!

      South African Airways opère dans un pays des plus dynamique d’Afrique et attractif pour les reste du monde. SAA pourrait alors prétendre à une croissance forte et faire de sa base (Jo’burg) un hub incontournable en Afrique et moteur pour les liaisons long courriers. Où est le hic? Tout simplement dans le positionnement géographique de Johannesburg : position très australe ne permettant pas de se clisser au milieu des routes aérienne est-ouest ainsi que nord-sud! Le seul avantage est la route qui relie le Chili ou l’Argentine à l’Asie (Inde compris)!
      De fait, contrairement à Ethiopian Airlines ou Kenya Airways, SAA ne peut prétendre attirer les passagers nigérians voulant se rendre en Asie (Bangkok, Hong-Kong, Guangzhou…) car le passage par Jo’burg allongerait le temps du voyage de plus de 4 heures. La plate forme de Jo’burg n’est attractive que pour les passagers de et vers les pays limitrophes : Zimbabwe, Malawi, Mozambique, Botswana, Namibie, Lesotho, Swaziland voire la Zambie. Quant aux destinations Européennes, bon nombres des passagers des pays limitrophes (Zimbabwe, Malawi et Zambie notamment) ont un avantage à prendre ET ou KQ car c’est sur le chemin alors que Jo’burg les oblige à descendre avant de monter.
      Malgré ce désavantage géographique, l’Afrique du ud voit le nombre des visiteurs croître : SAA devrait donc en profiter! Où est le hic? D’une part, il y a eu le mauvais choix dans la flotte long courrier. Le choix des Airbus A340 (300 et 600) est une catastrophe en terme de rentabilité des vols donc une mauvaise direction d’entreprise! D’autre part, les dirigeants politiques n’ont pas compris qu’il fallait protégés SAA en évitant d’octroyer à tout va des droits de trafic aux « cannibales » que sont Emirates, Etihad ou Qatar Airways. J’avais plaisir à voir les A340-300 de SAA à Roissy au début de la décennie 2000! A ce moment AF changeait d’avion sur Jo’burg en passant de l’A340-300 au B747-400ER puis plus tard au B777-300ER (avec 02 rotations quotidiennes en haute saison) et aujourd’hui à l’A380-800! SAA n’est plus à Roissy depuis environ 6 ou 7 ans.
      Pour survivre, SAA doit devenir une compagnie moyenne. Elle ne peut prétendre à un avenir continentale majeur car sa position géographique ne le lui permet pas. Dès lors, SAA doit miser sur les passagers venant en Afrique du Sud et non ceux voulant faire un transit! La refonte de la flotte est primordiale mais la un très grand retard a été pris ( il serait alors question d’incompétence du ou des dirigeants il y a 02 à 05 ans)!

  3. czl

    Avec toutes les correspondances possibles via le Golf, SAA n’aura bientôt aucune escale en Asie, c’est un marché perdu

    SAA devra se recentrer sur l’Europe, l’Afrique australe
    Il lui reste aussi des marchés avec peu de concurrence comme l’Australie ou l’Amérique du sud

    • cosmo

      Pour l’Australie la réponse se trouve dans votre 1ere phrase,
      L’Amérique du Sud, on verra bien,
      Pour l’Europece n’est pas non plus gagné, avec des fréquences plusieurs fois par jours sur LH et BA pourne citer que ces deux là

  4. Erik de Nice

    Sauf en cas de rachat partiel par Etihad..

  5. Pierreantoine

    Très belle Compagnie. Une vraie major.
    Un regret sincère que sa direction en vienne à fermer des lignes. Consternante conclusion d’une gestion à l’aveuglette, par des incompétents.

  6. Pourquoi SAA « échoue » alors que ses consoeurs africaines comme TAAG, Ethopian Airlines ou Kenyan Airlines réussissent si bien ??? SAA est chanceuse d’avoir une telle manne financière de son gouvernement, certes unique actionnaire. Depuis la fin de l’apartheid, elle n’a pas amélioré son service à bord tout comme son confort. Elle a fait des choix douteux sur le type d’avions nécessaires sur ses routes : Comment une compagnie moyenne peut exploiter à la fois des a320 et des 737 ? Ou encore pourquoi avoir gardé autant d’a430 vu leur coût astronomique ? Que dire du management nommé ou remplacé au bon vouloir du gouvernement depuis toujours selon leur degré d’allégeance ? Il me semble que le gouvernement a enfin compris qu’il ne doit plus se mêler de la gestion quotidienne de la compagnie. C’est un bon départ mais insuffisant pour la redresser. Avec un tel endettement, un traitement de choc me semble être la seule solution pour conserver une cie en AfS.

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