Etihad Airways pousse les Etats-Unis à « laisser le ciel ouvert »

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Etihad Airways a de nouveau répliqué aux attaques de Delta Air Lines, United Airlines et American Airlines, son patron James Hogan exhortant le gouvernement américain à « laisser le ciel ouvert », tout en dénonçant fermement les accusations, notamment d’aides illégales qu’elle aurait reçues, portées par les trois majors américaines.

Dans son communiqué très exhaustif du 3 juin 2015, Etihad Airways a exhorté le gouvernement américain à  »laisser le ciel ouvert », dans une réponse officielle complète à la campagne conjointe de Delta Air Lines, United Airlines et American Airlines pour bloquer la concurrence et faire reculer les avantages d’Open Skies. La réponse d’Etihad Airways, qui est maintenant soumise au Département d’Etat américain, au Département américain des Transports et au ministère américain du Commerce, met l’accent sur les nombreux avantages offerts par Open Skies aux consommateurs, aux travailleurs américains, aux transporteurs américains, ainsi qu’au commerce et au tourisme des Etats-Unis. Elle réfute catégoriquement les revendications formulées par les « Trois Grands transporteurs » au sujet du financement d’Etihad Airways, donnant une « explication claire et convaincante » selon laquelle le financement des fonds propres et des prêts d’actionnaires fournis par le gouvernement d’Abu Dhabi, en investissant dans un business model à succès, se conforme pleinement à l’Accord des Services Aériens US-EAU et à toutes les autres règles applicables.

La demande montre également que les « Trois Grands transporteurs » ont perçu plus de 70 milliards de dollars US en provenance des autorités du gouvernement américain et grâce à certains processus juridiques, tels que le Chapitre 11 pour la réorganisation de faillite, au cours des 15 dernières années. « Etihad Airways n’a pas cherché ce combat ; nous concentrons notre activité à offrir à nos clients des produits et services de classe mondiale, innovants, réimaginés et d’un excellent rapport qualité-prix », explique James Hogan, PDG d’Etihad Airways, dans une lettre appuyant la demande officielle de la compagnie.

Etihad Airways a fait valoir que les allégations et les exemptions de Delta Air Lines, United et American Airlines, ne sont soutenues ni par des faits, ni par la logique, la loi ou un traité, et que :

(1) La conduite d’Etihad et du gouvernement des EAU sont totalement compatibles avec l’Accord des Services Aériens US-EAU, la loi applicable aux États-Unis et les obligations découlant des traités des gouvernements respectifs ;

(2) La propriété par un gouvernement n’est pas un problème en vertu de l’Accord des Services Aériens US-EAU ;

(3) Les fonds propres et les prêts d’actionnaires ne sont pas des subventions ;

(4) Bien qu’Etihad soit très concurrentielle pour tous les passagers, elle ne propose pas de tarifs artificiellement bas ;

(5) Etihad ne cause aucun préjudice aux « Trois Grands transporteurs » et leur fournit même d’importants avantages commerciaux en termes de connexions de passagers sur leurs réseaux (environ 300 000 en 2015) ;

(6) Etihad a réussi sur des marchés que les Trois Grands transporteurs ont ouvertement choisi de ne pas concurrencer, et leur permet en fait (à travers des accords de partages de code et interlignes) d’offrir à leurs passagers des routes qu’ils choisissent de ne pas opérer ;

(7) Etihad traite équitablement et avec respect ses employés du monde entier, qui viennent de plus de 140 pays, dont les États-Unis.

 « Pour ces raisons, nous demandons respectueusement que la campagne des Trois Grands transporteurs contre Etihad Airways cesse immédiatement et qu’il n’y ait aucune consultation de gouvernement à gouvernement, au titre de l’Accord des Services Aériens US-EAU », continue James Hogan.

air-journal_Etihad A380 new look flightLe dossier d’Etihad Airways comprend des informations détaillées sur la compagnie aérienne, sa stratégie financière et sa performance d’entreprise. La compagnie aérienne a ainsi été créée en novembre 2003, plusieurs décennies après ses grands concurrents internationaux, par le gouvernement d’Abu Dhabi, capitale des Emirats Arabes Unis. Aujourd’hui, Etihad Airways est une compagnie aérienne internationale mondialement reconnue, qui transporte près de 15 millions de passagers par an et dessert, ou envisage de desservir, plus de 110 destinations. La compagnie opère actuellement près de 120 appareils et plus de 260 vols par jour depuis son hub à l’aéroport international d’Abu Dhabi. Etihad Airways a dû investir massivement pour affronter efficacement ses concurrents mieux établis. Reconnaissant l’énorme coût d’entrée dans l’industrie du transport aérien, le gouvernement d’Abu Dhabi a investi dans Etihad Airways en fournissant des prêts de capitaux et d’actionnaires.

Depuis 2003, le gouvernement a investi 14,3 milliards de dollars US dans Etihad Airways. De ce montant, 9,1 milliards ont été placés dans le financement de fonds propres et 5,2 milliards placés en prêts d’actionnairesCes engagements ont été pris à condition que la compagnie aérienne soit exploitée commercialement, offre un rendement à long terme sur l’investissement, rembourse les prêts d’actionnaires et atteigne une rentabilité durable.

Pas de carburant ou de services aéroportuaires gratuits ou à prix réduit

Etihad Airways ne reçoit pas de subventions de l’État ou de garanties souveraines et, contrairement aux affirmations de certains concurrents, elle ne bénéficie pas de carburant ou de services aéroportuaires gratuits ou à prix réduit, à Abu Dhabi, son hub mondial. Depuis 2003, Etihad Airways a levé plus de 11 milliards de dollars US en financement à long terme sur les marchés financiers mondiaux, dont 3,7 milliards de financement de la dette en 2014. Environ 5 milliards de dollars US d’emprunts de la compagnie aérienne ont été remboursés depuis 2003, dont 800 millions en 2014. La compagnie a établi de solides relations avec plus de 80 partenaires de financement et de location d’appareils mondiaux, dont 26 sont basés ou ont leur siège social aux États-Unis.

Etihad Airways est fortement concentrée sur son activité commerciale. Bien qu’elle n’ait que 11 ans,  la compagnie a enregistré des bénéfices nets consécutifs depuis 2011. Etihad Airways est conforme aux Normes Internationales d’Information Financière (IFRS) et est auditée par KPMG. « Notre histoire est celle d’une compagnie aérienne qui a choisi de défier le statu quo mondial, apportant une nouvelle concurrence sur les marchés qui ont été trop longtemps dominés par les grandes compagnies traditionnelles, plaide James Hogan. Dans de nombreux marchés, les compagnies aériennes réagissent à notre nouvelle concurrence en améliorant leur propre offre aux consommateurs. Il est ironique de constater que dans le berceau de la libre concurrence, un marché sur lequel nous ne représentons qu’une infime fraction d’1 % des départs internationaux, nous soyons attaqués de la sorte. »

Le dossier d’Etihad Airways comprend l’exemple de routes vers le sous-continent indien pour expliquer les inexactitudes des arguments des « Trois Grandes ». Le dossier indique : « Leur seule revendication particulière est qu’entre 2008 et 2014, elles auraient aj_Delta Air Lines 777collectivement perdu cinq points de pourcentage de leur part de marché sur le sous-continent indien. Cependant, ce qu’elles ont négligé de mentionner est que pendant la même période, leur nombre de passagers a augmenté de 18%. Ainsi, tandis que leur part de marché collective a diminué de manière relativement insignifiante, de 4,4 points de pourcentage (et non 5), leur nombre réel de passagers a augmenté de plus de 18%, soit plus de 250 000 passagers, à la fois en classe économique et premium. Cette croissance du trafic passagers démontre clairement la puissance et les effets d’Open Skies et des droits de trafic libéralisés. 

American-Airlines-757-200_newLes Trois Grands transporteurs choisissent ouvertement de ne pas desservir directement les marchés du Moyen-Orient et du sous-continent indien, clés pour Etihad. À l’inverse, ils dirigent des passagers américains vers des hubs européens congestionnés et leurs partenaires d’alliance européens pour desservir certaines destinations. En effet, la campagne des Trois Grands transporteurs est un peu plus une tentative de réglementation pour confirmer davantage leur oligopole, en particulier sur les marchés transatlantiques. »

Air-journal_ B787-9 UnitedJames Hogan a ajouté que des faits, et non des mythes, devraient définir le débat, en disant: « Ces compagnies aériennes nous critiquent du fait que nous sommes propriété du gouvernement – mais les participations gouvernementales dans des compagnies aériennes sont tout à fait normales dans le monde entier. La majorité des compagnies aériennes dans les alliances mondiales, que les Trois Grandes dominent, sont détenues ou contrôlées par des gouvernements ou des entités appartenant au gouvernement. Ce mois-ci, le gouvernement français a d’ailleurs augmenté sa participation dans Air France.air-journal_air antilles express air france Les Trois Grandes nous reprochent de recevoir des investissements du gouvernement. Nous n’avons jamais fait de mystères sur le fait que nous avons reçu des fonds de capitaux propres et des prêts d’actionnaires, ce qui, une fois de plus, n’est pas inhabituel pour les compagnies aériennes, ou encore pour de nombreuses autres entreprises. Ces investissements reçus de notre actionnaire ne sont pas comme les 70 milliards de dollars US ou plus, que les Trois Grandes ont reçu des sources du gouvernement américain ou de procédés approuvés par les tribunaux depuis 2000 seulement, un fait démontré dans une étude réalisée par The Risk Advisory Group. Les Trois Grandes clament que nos activités menacent la concurrence. Pourtant, un rapport fait par des analystes indépendants du Groupe Edgeworth montre que nos services stimulent effectivement les flux de trafic, qu’ils ont augmenté le nombre total de passagers sur ces routes pour les compagnies aériennes, notamment pour les Trois Grandes et leurs partenaires d’alliance. 

Les Trois Grandes disent que nous menaçons les emplois américains. Pourtant, leur campagne vise à limiter les activités d’Etihad Airways, qui, selon Oxford Economics soutiendra 23 400 emplois américains cette année, et presque le double d’ici 2020.

Et enfin, Les Trois Grandes ont dépensé des millions de dollars pour tenter d’influencer les politiciens sur les prétendues menaces des transporteurs du Golfe, mais leur rapport ne mentionne le choix du consommateur qu’une seule fois – et de manière superficielle. »

Dans sa lettre d’accompagnement du dossier d’Etihad Airways, James Hogan a ajouté que les transporteurs américains avaient pu bénéficier de nombreux processus de réorganisation du Chapitre 11, leur donnant un avantage majeur sur leurs concurrents internationaux. « Oui, nous comprenons que la faillite est une procédure judiciaire, mais contrairement à ces transporteurs américains, Etihad n’a pas la possibilité de nettoyer périodiquement son bilan par des dettes d’exonération et d’autres obligations juridiques. Nous devons reporter ces obligations et ces dettes sur nos livres de comptes », a t-il ajouté.

James Hogan note également dans sa lettre que les Emirats Arabes Unis avaient adopté le concept américain d’Open Skies. « Notre pays, les Emirats Arabes Unis, a partagé la vision des États-Unis, et a également adopté l’idée d’un trafic ouvert et moins réglementé en dépit d’être un petit pays, qui à l’époque, était relativement inconnu et visait alors la stabilité financière et le succès. Voilà pourquoi nous trouvons si ironique qu’en 2015 Etihad Airways et son pays d’origine fassent l’objet d’attaques. Nous avons pleinement aidé à réaliser le meilleur de l’aviation internationale : des voyages en toute sécurité grâce à des compagnies aériennes de haute qualité à des prix équitables qui permettent à des millions de passagers de voyager commodément et facilement vers et depuis les États-Unis, vers les marchés du Moyen-Orient, du sous-continent indien et au-delà, profitant des nombreux avantages qu’offre l’industrie de l’aviation. »

En plus d’une réfutation détaillée du rapport des Trois Grands transporteurs américains, Etihad Airways remet également au Gouvernement américain, les trois rapports commissionnés par des cabinets mondiaux, respectés et indépendants.

Examen des avantages pour les transporteurs américains 

–                  Le 15 mai 2015, Etihad Airways a publié un rapport rédigé par la société britannique The Risk Advisory Group détaillant le montant de plus de 70 milliards de dollars US, que Delta, United et American Airlines ont reçu du gouvernement américain ainsi que de processus et de mécanismes judiciaires disponibles seulement aux Etats-Unis.

                  Ces avantages comprenaient de nombreuses annulations de dettes avec plusieurs procédures de mise en faillite, une prise en charge gouvernementale de plans de licenciement d’employés de compagnies aériennes et des avantages fiscaux spécifiques.

                  Etihad Airways ne remet pas en question le droit du gouvernement des États-Unis de rendre ces avantages disponibles aux transporteurs américains, ni ne critique les transporteurs américains d’avoir profité de ces avantages importants et précieux.

                  Au lieu de cela, Etihad Airways a commandé ce rapport pour mettre en évidence l’environnement dans lequel il est en concurrence et les dangers de confondre les différentes stratégies de financement avec des subventions, ou alors de mal analyser la façon dont un concurrent exerce son activité.

Examen des affirmations des transporteurs américains

                    Le 22 mai 2015, Etihad Airways a publié un rapport rédigé par Edgeworth Economics basé à Washington DC. Les instructions d’Etihad Airways à Edgeworth étaient simples: examiner les allégations économiques faites par Delta, United et American Airlines et fournir une critique indépendante de leurs affirmations.

                    Edgeworth a effectué un examen détaillé et a conclu, entre autres choses, que les liaisons aériennes entre les États-Unis et le sous-continent indien, sur lesquelles plus de 65% des passagers d’Etihad Airways sont américains, sont très compétitives.

                    Ils ont constaté que les concurrents américains d’Etihad Airways choisissent largement de ne pas servir ces routes directement. Ils font à la place voyager des passagers vers l’Europe et les connectent sur des compagnies partenaires non-américaines, une pratique qui nécessite souvent pour les passagers de faire des escales supplémentaires.

                    Edgeworth a également déterminé que les tarifs d’Etihad affichés sur ces routes étaient compatibles avec ceux de ses concurrents, même si le Revenu par Kilomètre généré sur ces routes du sous-continent indien était considérablement plus faible que celui des transporteurs américains et européens immunisés, enregistré sur leurs routes protégées de l’Atlantique Nord.

                    Plus important encore, Edgeworth a constaté que même s’il y avait plus de capacité sur ces routes du Sous Continent Indien en 2014 qu’en 2009 (le résultat de l’augmentation de la concurrence), il continue d’y avoir une demande considérable pour cette capacité.

                    Entre 2009 et 2014, les compagnies aériennes américaines et leurs partenaires de joint venture immunisés ont en fait transporté plus de 250 000 passagers entre les Etats-Unis et le sous continent Indien – soit un gain de plus de 18 %.

                    En 2014, Etihad Airways a fourni 182 000 passagers en correspondance aux compagnies aériennes américaines, dont American Airlines, United Airlines, Delta Airlines et Jet Blue. Ce chiffre devrait passer à environ 300 000 en 2015, soit une augmentation de 65%, suite à l’introduction l’année dernière de nouvelles routes à destination de Los Angeles, San Francisco et Dallas Fort Worth.

                    Etihad Airways est fière de contribuer à la réussite d’Open Skies, tout en maintenant un taux de remplissage d’environ 80% en moyenne.

Étude de contribution économique

                    Publiée le 27 mai 2015 et rédigée par Oxford Economics, elle détaille la contribution d’Etihad Airways à l’économie américaine.

                    Oxford a évalué à 2,9 milliards de dollars US la contribution qu’Etihad Airways va apporter à l’économie américaine en 2015, grâce aux dépenses en capital, aux services de passagers et de fret, à l’emploi direct et indirect et à la contribution au tourisme.

                    Cette recherche a également calculé qu’Etihad Airways emploierait ou contribuerait à l’emploi de plus de 23 000 Américains en 2015.

                    De plus, Oxford prévoit que la valeur de la contribution d’Etihad augmenterait à 6,2 milliards de dollars US en 2020 et soutiendrait plus de 46 000 emplois américains.

                    Alors que Delta, United et American dépensent beaucoup d’argent en publicité et autres tactiques qui prétendent qu’Etihad Airways menace les emplois américains, Oxford démontre de façon concluante qu’au contraire, Etihad a un impact très positif sur l’économie et la main-d’œuvre américaine.

James Hogan a déclaré qu’Etihad Airways avait clairement démontré qu’elle contribuait non seulement à la concurrence aérienne, mais aussi à l’économie américaine. « Nous croyons en la concurrence et au choix des consommateurs. Il est maintenant temps de revenir à notre activité de fournir des services aériens de haute qualité et d’améliorer le choix des consommateurs, tout comme Open Skies le fait. Gardons le ciel ouvert. »

Pour plus d’informations sur la campagne d’Etihad Airways pour que le ciel reste ouvert à tous : www.KeepTheSkiesOpen.com

http://www.air-journal.fr/2015-06-06-etihad-airways-pousse-les-etats-unis-a-laisser-le-ciel-ouvert-5145054.html

Commentaire(s)

  1. un plus de 3000 h de vol - 6 juin 2015 à 9 h 33 min
    un plus de 3000 h de vol
    Publié le 6 juin 2015

    Libre concurrence , open Sky…tout est dit ….chaque transporteur , US ou des Pays du Golfe utilisant à leur profit les réglementations respectives (Chapitre 11 entre autre!). Idem pour les constructeurs d’avion … la « geguerre » grotesque Airbus -Boeing , joue sans fin au Ping-Pong , à coup de subventions déguisées ( militaire/civil) , et les protections juridiques idoines au nez à la barbe de l’OMC ….çà occupe toujours les juristes , Bruxelles et les instances fédérales …et les Medias …sans que personne ne soit inquiété ».. et les vols ! continuent

  2. A380MSN001
    Publié le 6 juin 2015

    Petit HS à propos d’Etihad, est ce quelqu’un ici connaît l’origine des fonds lors du lancement de la compagnie en 2003?

    • un plus de 3000 h de vol - 6 juin 2015 à 12 h 04 min
      un plus de 3000 h de vol
      Publié le 6 juin 2015

      Créé par décret Royal ,Etihad a profité des fonds souverains au travers de prêts ( à taux 0 ? ) remboursables à des dates volatiles ,après le financement de la flotte en 2004 en grande majorité pa

    • un plus de 3000 h de vol - 6 juin 2015 à 12 h 05 min
      un plus de 3000 h de vol
      Publié le 6 juin 2015

      Créé par décret Royal ,Etihad a profité des fonds souverains au travers de prêts ( à taux 0 ? ) remboursables à des dates ….volatiles ,combiné au financement de la flotte en 2004 en grande majorité par les mêmes fonds …

  3. Sam
    Publié le 6 juin 2015

    Je ne comprend pas pourquoi les trois compagnies américaines rechignent sur l’arrivée d’Ethiad dans l’espace aérien US. Ethiad obéit à la logique d’open sky instauré par les américains eux mêmes. Il n’y aucune concurrence déloyale. La différence réside uniquement sur les prestations proposés de chaque compagnie et de la destination.

    Il faut rappeler que le Moyen Orient est un trait d’union entre l’Europe et l’Asie et engrange des flux de passagers et de marchandises massivement notamment aux EAU. Pas étonnant que ces compagnies du Golfe fleurissent et ils ont bien le droit.

  4. Basile
    Publié le 6 juin 2015

    Les américains ne sont pour le libre échange, le libéralisme exacerbé, que s’ils sont sûr de gagner la partie !

  5. Pépère
    Publié le 6 juin 2015

    La soupe de M.Hogan est inepte et sans objet pour les US
    Ils accepteront l’open skies qd ils auront à y gagner, en attendant..

    • MAB
      Publié le 6 juin 2015

      Tout d’abord l’openskies est déjà en place, alors il faudra des arguments bien fondés pour l’annuler.
      et puis vous oubliez les Boeing.

      • j'me marre
        Publié le 6 juin 2015

        Oui mais si Etihad et Emirates devaient 1) ne plus acheter de Boeing en rétorsion à l’annulation de l’accord de ciel ouvert et 2) ne plus acheter d’Airbus pour cause de refus d’accorder des droits de trafic supplémentaires….ça va devenir sacrément compliqué pour eux…….
        Conclusion: à jouer la chantage sur tous les tableaux, on n’est pas certain de gagner!!!!!

  6. Lorenzo CCO
    Publié le 6 juin 2015

    nous en France ou en Europe on ne fait rien contre Ali baba et les 40 voleurs de peur de ne pas vendre nos Airbus au profit de Boeing. c’est lamentable de la part de nos politiques mais à leur images d’ailleurs !!!

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