Revenus additionnels : +21% en 2014

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Les revenus additionnels de 63 compagnies aériennes suivies par IdeaWorksCompany ont augmenté l’année dernière de +21%, pour atteindre les 38,1 milliards de dollars.

L’étude d’IdeaWorksCompany, parrainée par CarTrawler, s’est penchée sur 63 compagnies aériennes qui ont déclaré leur activité de revenu admissible : pour la huitième année consécutive, ces compagnies ont déclaré une hausse substantielle des revenus issus des activités de vente au détail et de la vente de services à la carte et de points de fidélité, précise Ia société dans son communiqué. Les revenus additionnels par passager s’élèvent à 17,49$, soit 8,5% de plus qu’en 2013. L’activité des compagnies low cost a augmenté de plus de 2,9 milliards de dollars, soit de +32,8%. Les revenus additionnels des principales compagnies aériennes des États-Unis ont augmenté de 2,6 milliards de dollars, soit +18,7%.

Les 10 premières compagnies du classement ont connu une augmentation considérable de presque 4,6 milliards $ en une seule année, ce qui représente une croissance des revenus de plus de 22,5 %. Les revenus et le volume de passagers de ces compagnies aériennes (dans l’ordre descendant United Airlines, Delta Air Lines, American Airlines, Air France-KLM avec 2,046 milliards de dollars en 2014, Ryanair, Southwest, easyJet, le groupe Lufthansa, Qantas et US Airways) ont augmenté grâce au contexte économique plus clément, et ces facteurs sont très importants pour les revenus additionnels annuels. Elles ont également mis en place des initiatives individuelles qui ont stimulé les résultats. Ces chiffres de revenus additionnels importants incluent, entre autres, les frais supplémentaires pour les bagages et les sièges disposant de plus d’espace pour les jambes. Cependant, une grande partie du total des revenus additionnels est générée par la vente de miles ou de points aux banques qui émettent des cartes de crédit co-marquées.

Air-journal-spirit Airlines A319 nouvelle livréeLorsque les revenus additionnels sont mesurés en tant que pourcentage du revenu total, précise IdeaWorlsCompany, les low cost sont en tête du classement. Depuis 2011, la première place est occupée par Spirit, basée aux États-Unis, qui est connue auprès des consommateurs et des régulateurs pour sa détermination agressive à vendre des services à la carte. Cependant, d’autres LCC comme Ryanair et easyJet ont élargi leur stratégie pour attirer les voyageurs d’affaires, qui présentent un rendement plus élevé, afin de réagir à la croissance plus lente des revenus additionnels chez leur clientèle habituelle composée de voyageurs de loisir. Ryanair a modifié de façon significative son modèle commercial en augmentant la fréquence de certains trajets, en créant un tarif non restrictif plus adapté aux voyages d’affaires et en allant jusqu’à cibler les voyageurs d’affaires dans une campagne publicitaire.

Pour beaucoup de transporteurs, la majorité des miles et des points sont désormais accumulés via des partenaires comme les cartes de crédit co-marquées, les hôtels, les agences de location de voiture et les détaillants. Les banques ont des contrats avec les compagnies aériennes et les paient pour ces avantages accordés aux détenteurs de cartes, en plus des miles et des points achetés suite aux activités de paiement. Mais, comme le montrent les chiffres globaux, le boum des revenus additionnels continue sur sa lancée.

Les revenus additionnels « sont un indicateur de plus en plus important du succès commercial, et ils contribuent considérablement aux bénéfices des compagnies aériennes du monde entier », a déclaré Michael Cunningham, directeur commercial de CarTrawler. « Le secret pour accéder à cette source de revenus se cache dans les données que les clients génèrent lors de chaque transaction. Ces revenus ne sont plus l’apanage des compagnies aériennes à bas prix : toutes les compagnies aériennes en bénéficient. La question n’est dès lors pas de savoir qui le fait, mais de découvrir si c’est bien fait ». L’intégralité du rapport est disponible ici. Un autre plus complet sera publié à l’automne.

 

http://www.air-journal.fr/2015-07-16-revenus-additionnels-21-en-2014-5147307.html

Commentaire(s)

  1. Pépère

    Voilà une vraie tombola où le plus malin gagnera plus vite que ses copains. Vendre le transport du bagage jusque là gratuit, vendre le repas, un siège mieux placé etc..
    Bientôt ce sera comme au théâtre: côté cour ou jardin
    Amusant de voir les majors entrer ce jeu et y gagner bcp d’argent qd elles le refusaient il y a peu.
    Le puits est sans fonds. Tout se vend.même deux fois.. Mais tant que d’autres achétent et acceptent de repayer..

    • Il faut tout de même admettre que les Cies traditionnelles ont dû baisser leurs tarifs promo sur les lignes ou elles se retrouvent attaquées par un Low-Cost.
      Elles se retrouvent donc dans la logique d’appliquer la même recette, à savoir le tarif n’est qu’un « prix d’appel », tout le reste se trouvant alors dans la longue liste des options.

      • Pépère

        Vs avez raison sur le court courrier, mais l’onéreuse recette s’applique aussi sur long courrier, où les low costs sont encore peu présentes.
        Sur court courrier ces prestations dépassent vite les 10% du coût total du voyage

        • Chez Ryanair elles peuvent atteindre 200% du prix brut du billet!
          Volotea imposait à ses agents de Handling une collecte moyenne minimum de 2€ par pax réservé, alors que Ryanair était autour de 1.25€.
          Autant dire que les agents de Handling doivent se battre pour collecter excédent de poids sur les bagages, bagages cabines hors gabarit, vente de carte d’embarquement, changement de siège payant etc etc…. La liste est longue.
          Et ce phénomène risque de se propager au LC dès qu’un low cost se mettra sur ce marché.

  2. Airbid

    A quand la quête dans la cabine pour payer le personnel de bord? On va y arriver !

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