Quatre hôtesses de l’air d’Alaska Airlines portent plainte contre Boeing

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Quatre hôtesses de l’air de la compagnie aérienne américaine Alaska Airlines ont porté plainte contre Boeing en raison des « effets dévastateurs sur leur santé » après avoir inhalé des fumées toxiques lors d’un vol en 2013.

Trois des quatre PNC ont indiqué avoir perdu conscience pendant le vol d’Alaska Airlines le 12 juillet 2013, parti de Boston et à destination de San Diego. Tous les trois avaient été transportés à l’hôpital après un atterrissage d’urgence à Chicago. Ils accusent Boeing de fraude, de négligence et de défauts de conception dans les Boeing 737-890. Selon eux, l’air dans la cabine peut devenir toxique si elle est exposée à l’huile moteur, allègue la plainte. Les quatre hôtesses de l’air – Vanessa Woods, Faye Oskardottir, Darlene Ramirez et Karen Neben – disent toutes souffrir de problèmes de santé à long terme, y compris des problèmes de mémoire, de tremblements, de maux de tête, de fatigue et de problèmes gastro-intestinaux.

« En raison des décisions de conception de Boeing, le système de contrôle environnemental sur l’aéronef en question manquait de filtres permettant de purifier l’air de la cabine, ce qui aurait empêché l’équipage à bord d’être exposé à des fumées toxiques », indique la plainte. Si les PNC réclament des dommages pour des problèmes physiques à long terme, une angoisse mentale, une détresse émotionnelle, des frais médicaux et une perte de salaire, entre autres coûts, le montant réclamé n’est pas précisément indiqué.

Jeffrey Peterson, le président de l’Association des PNC à Alaska Airlines, (AFA) a déclaré que d’autres collègues PNC de bord avaient déjà rencontré ce problème d’air contaminé dans des avions. « Nous soutenons nos agents de bord dans leurs efforts pour obtenir justice après avoir respiré de l’air contaminé à bord de l’avion »,  a-t-il souligné. « En fait, l’AFA a lutté pendant des décennies pour assainir l’air de la cabine alors que l’industrie a refusé de reconnaître le problème », continue-t-il.

Rappelons que selon un rapport du Global Cabin Air Quality Executive, au moins 3% des pilotes de ligne pilotent avec une performance physique et mentale dégradée en raison de leur exposition répétée à des neurotoxines présentes dans l’air des cabines d’avion.

http://www.air-journal.fr/2015-08-09-quatre-hotesses-de-lair-dalaska-airlines-portent-plainte-contre-boeing-5148325.html

Commentaire(s)

  1. Vu que boeing a une grosse capitalisation. Bah qu’il indemnise les victimes a 500000$ par PNC pour mise en danger de la santé du personnel de bord..!!!

  2. L’air est prélevé sur le compresseur, constitué de pièces en mouvement, lubrifiées avec l’huile moteur. Pb donc lié au moteur. Le RJ85 est réputé pour avoir ce pb. Alaska opère des B738… le CFM56-7B serait problématique?

  3. Publié le 9 août 2015

    « Apres avoir inhalé » et non inhaler !!!

  4. un plus de 3000 h de vol - 9 août 2015 à 18 h 52 min
    un plus de 3000 h de vol
    Publié le 9 août 2015

    Je croyais que les ingénieurs de Boeing et de Airbus avaientt modifié les circuits de prises d’air dans les réacteurs pour éviter toute contamination ….par les lubrifiants , et donc l’apparition de neurotoxiques en cabine ….

  5. philberlin
    Publié le 9 août 2015

    Ben Apparament pas encore vu que les problemes sont tres souvent caché par les responsables des compagnies aériennes, au bon plaisir des ristournes donné soit par Airbus ou Boeing pour vendre leur appareils. Le soucis est aussi pour les PAX car eux aussi sont mis en contact avec ces produits dangereux. Ne parlont pas des enfants en bas âge, inhalant l’air contaminé. Les progres technologique ne pourrait pas fournir d’autre prise d’air afin d’avoir des cabines sans risque tant pour les pNC, PL et PAX.

    • Publié le 10 août 2015

      Moui, enfin les PAX ne font pas 800h de vol par an. Le risque est surtout le contact répété avec ce polluant.
      Les cas d’empoisonnement rapide par contact avec une grande quantité sont rarissimes.

      • philberlin
        Publié le 10 août 2015

        Oui je suis tout a fait d’accord mais cela n’empêche pas d’etre nocif, egal si vous ne volez pas 800h par ans mais 40h ou 4 h le resultat est le même. Apres cela s’appelle se mettre la tete dans le trou et dire ben tant que cela ne me touche pas pas grave ou parce que certains sont moins exposé aussi pas grave. moi perso cela me fait bien chier de savoir que quand je prends un vol pour une longue destination je vais me prendre 12/14 h de vol avec de l’air rempli de produits polluant, meme recyclé ont sens le kerozene et les huiles tres souvent. Alors dire aussi que les cas d’empoisonnement rapide sont rarissime ok peut etre mais les empoisonnement a long terme vous en faite quoi.

  6. Trebor
    Publié le 10 août 2015

    Un autre revers de l’usage des produits d’origine fossile. L’humanité s’en va où, avec ces nombreuses conséquences néfastes dont font partie les terribles changements climatiques ?

    GOUAd bless americOIL !!!

  7. Ilfaut en plus noter qu’environ 50 pour cent de l’air cabine d’un A320 est en fait de l’air recyclé.Moins de prélèvement moteur permet d’améliorer le rendement global !donc de cefait, la moindre polution du circuit est très longue à évacuer.

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