Air India veut aller à San Francisco

©MitRebuad

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La compagnie aérienne Air India veut proposer dès le mois de décembre une nouvelle liaison sans escale entre Delhi et San Francisco, sa quatrième destination en Amérique du nord.

Seize heures de vol pour relier l’Inde à la Californie : après les rumeurs relayées par The Times of India en fin de semaine dernière, la compagnie nationale indienne l’a confirmé le 27 septembre 2015, lors de la visite du premier ministre Narendra Modhi à San José. A partir du 2 décembre, trois vols par semaine seront proposés entre l’aéroport de Delhi-Indira Gandhi et San Francisco, opérés en Boeing 777-200LR pouvant accueillir 8 passagers en Première, 35 en classe Affaires et 195 en Economie (238 sièges au total). Pas d’horaires ni de réservations possibles, mais Air India proposera des départs mercredi, vendredi et dimanche « le matin », et des retours de Californie également le matin. Air India sera bien évidemment sans concurrence sur cette route, qui porte à quatre le nombre de destinations en Amérique du nord après New York-JFK, Newark et Chicago ; elle avait par le passé desservi Los Angeles via Francfort, tandis que Jet Airways desservait San Francisco via la Chine.

La compagnie de Star Alliance mentionne dans son communiqué que cette liaison directe vise principalement la diaspora, 600 personnes voyageant chaque jour entre les deux villes. Mais rappelons aussi la présence en Californie de la Silicon Valley – les premières rumeurs parlaient d’ailleurs d’un vol entre Bangalore et San Francisco, qui serait alors devenu le plus long au monde avec environ 14 000 kilomètres. Le communiqué parle d’ailleurs de correspondances possibles vers San Francisco via Delhi et non seulement depuis Bangalore, mais aussi d’autre « hubs des technologies de l’information » comme Mumbai, Chennai, Hyderabad, Kochi, Ahmedabad ou Pune.

Air India a possédé huit 777-200ER, rendus superflus quand les prix du carburant se sont envolés. Cinq ont été depuis revendus à Etihad Airways – dont un est utilisé sur le vol direct entre Abou Dhabi et Los Angeles…

http://www.air-journal.fr/2015-09-28-air-india-veut-aller-a-san-francisco-5151018.html

Commentaire(s)

  1. LSO

    16H de vol…je plains les « Y » people.

  2. Clo2B

    Encore une compagnie qui a compris que le 777 est un bon avion….à condition de ne pas en abuser.
    Avec la plus grosse consommation existante à ce jour pour un bi-réacteur, il ne devrait être utilisé que sur les lignes qui permettent un remplissage à plus de 80%, ce que beaucoup de compagnies semble-t-il, ont mis un certain temps à comprendre…
    Mais, c’est vrai qu’à sa sortie, ni le 787, ni le 350 n’existaient encore…..

  3. C’était pire avec le JFK- Singapour : 18h!

    • Boeing 777-300er

      Qui était en configuration 100 % Première et Affaires à cause de la forte demande de cette clientèle. Donc pas de dos fracassés ou de jambes alourdies.

  4. LSO

    Qui fait JFK SIN??

  5. JFK SIN était effectué par Singapore, en A340, mais version uniquement Business….

  6. Trebor

    Depuis près de dix j’entends dire que le B777 est très bruyant pour les passagers, une cause certaine de fatigue et d’inconfort, ceux-ci étant encore aggravés par le choix de cet appareil pour les longs trajets. Comment expliquer alors la popularité de cet avion auprès des compagnies aériennes ? Il y a certainement un côté idéologique du genre « US products are the best » et aussi, la classe « économie » correspond à l’achat d’un prix sans égard aux autres aspects du déplacement dans l’air.
    Il manquerait peut-être une façon pour la clientèle de connaître et ainsi de pouvoir mettre en perspective, les divers aspects de la valeur du billet d’avion considéré. En d’autres mots, il faudrait coter les voyages à partir de normes. Ahhhhhhh ! La perfection ! C’est compliqué ! (h.h.h.)

    • Clo2B

      Il faut bien comprendre que, justement le principal intérêt de cet avion était justement son autonomie exceptionnelle pour un bi-réacteur, ce qui explique le succès a son lancement, puisque son autonomie était équivalente, voire supérieure à celle d’un A340.
      Mais par la suite, la version  » Word liner », c’est à dire le 200, s’est effacée au profit du 300, avec une autonomie moindre, mais une plus grande capacité, qui l’a rendu plus rentable… jusqu’à l’arrivée du 787.
      Mais compte tenu du nombre important d’appareils vendus, et du temps nécessaire à l’amortir, à cause de son prix élevé, de nombreuses compagnies sont obligées de le garder sans doute plus longtemps qu’elles ne le souhaiteraient…

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