Crash Germanwings : le BEA prône un contrôle médical accru pour les pilotes

air-journal germanwings a320 nuit

Dans un rapport final dévoilé ce dimanche, les experts du Bureau d’Enquêtes et d’Analyses (BEA) ont confirmé le scénario du crash volontaire du co-pilote d’Andreas Lubitz. Leurs recommandations prônent le renforcement du contrôle médical et psychologique des pilotes afin d’améliorer la sécurité des vols.

Le 24 mars 2015, Andreas Lubitz, copilote du vol GWI18G Barcelone-Düsseldorf de Germanwings, a profité de l’absence momentané du commandant de bord pour s’enfermer dans le cockpit et engager la descente de l’A320 avec 150 personnes à bord jusqu’à le faire percuter contre les Alpes de Haute-Provence. Sans surprise, la thèse du suicide du co-pilote est donc confortée dans ce rapport final qui intervient un an environ après les faits.

Les recommandations du BEA pour éviter qu’un pareil scénario ne se renouvelle, ne mentionnent pas la présence permanente de deux personnes habilitées dans le cockpit, mesure qui est malgré tout déjà pratiquée par la plupart des compagnies aériennes européennes depuis les préconisations de l’Agence européenne de sécurité aérienne suite au crash de Germanwings. En revanche,  elle recommande que « les conditions de suivi des pilotes avec des antécédents de troubles psychologiques soient définies quand ils sont déclarés aptes à voler ». Le BEA met notamment l’accent sur  les « mesures d’accompagnement » afin de prendre en compte une éventuelle « réticence des pilotes à déclarer leurs problèmes et à solliciter une assistance médicale par crainte de perdre leur licence ».

http://www.air-journal.fr/2016-03-13-crash-germanwings-le-bea-prone-un-controle-medical-accru-pour-les-pilotes-5159468.html

Commentaire(s)

  1. Conformement a la loi le BEA a rendu son rapport avec des elements qui seront ensuite discutes.

    Ce matin, avant meme le plublication de ces resultats, le SNPL (sur lla premiere radio de France) en contestait les resultats AVANT meme leur publication, avec des arguments ahurissants, que meme la Pravda de la grande epoque n’aurait pas ose utiliser sans rire.
    C’est le meme SNPL qui juste apres ce dramatique accident, alors que la cause semblait helas s’imposer, contestait que le crash ait pu etre du a un acte volontaire.

    Mais existe t-il au monde une organisation corporatiste a ce point de contester la verite a priori pour defendre un dogme?

  2. juju
    Publié le 13 mars 2016

    Le BEA comme la cour des comptes proposent des recommandations , après !!!!!!
    j’attends les commentaires du SNPL sur ce sujet …..

  3. EPL 1986
    Publié le 13 mars 2016

    Il faut arrêter le délire, si il avait à juste titre été interdit de vol, il n’aurait jamais crashé son Airbus.

    C’est aux toubibs de faire leur boulot, et d’alerter les autorités compétentes ou d’interdire de vol un pilote.

    Pour une visite classe 2, il suffit de remplir un questionnaire et c’est reparti pour une année sans contrôle.

  4. flyrelax
    Publié le 13 mars 2016

    il y a eu un épisode tragi comique en France, avec un CdB instructeur d’Air France, issu de l’armée de l’air et Air Inter, qui a réussi à se maintenir dix ans en poste avant, 44 incidents pyschologiques sérieux plus tard, être viré avec un chèque….

    sa lettre de licenciement, rendue publique par un syndicaliste, est un feuilleton dans lequel il y eu, également, des violences physiques à l’égard d’une coordo… enceinte

    et il a continué à voler ailleurs, avec un dossier lourd comme une bibliothèque !

    cela n’arrive pas qu’aux autres compagnies, hélas…

    • Vincent
      Publié le 13 mars 2016

      Sauf qu’en France, si on fait un burn-out au cours de sa formation, on perd toute chance de piloter un jour, même un ULM à pédale.

      L’exemple que vous citez est par ailleurs entaché de nombreuses failles :

      1. Un syndicaliste n’est ni un juge d’instruction, ni un procureur de la République, ni même un président de Tribunal. Il ne lui appartient pas de publier la copie d’une lettre de licenciement qui ne lui appartient pas, sauf à être un vulgaire délateur.

      2. Ce dossier pose des questions qui ne semblent pas avoir été résolues : s’il y a procédure, celle-ci ne peut-être révélée qu’au terme d’un jugement définitif. A défaut, la violation du secret de l’instruction est immédiatement opposable, si du moins nous sommes bien dans un Etat de droit.

      Je ne connais pas le pilote incriminé et ne suis pas son avocat, mais il convient d’être sûr de soi lorsqu’on lance de telles accusations. A défaut, ce serait au mieux de la calomnie, au pire de la diffamation.

    • JP Bellepeche
      Publié le 13 mars 2016

      Tiens ! La grosse loche antisémite de Boulogne est de retour !

  5. C’est bien de le rappeller..

  6. Sauf que les low-cost européennes sont des compagnies normales … Elles sont bien agrées par EASA ou FAA, la maintenance de leurs avions aussi agréée …

    Au final, le con c’est vous …

  7. Publié le 13 mars 2016

    Je doute que le risque de voler avec un pilote fragile soit automatiquement accru sur une compagnie Low Cost !
    En l’occurence Lubitz ne subit pas de pression particuliere de son employeur, mais avait peur de perdre sa class1.
    Remarque inutile donc.

  8. Alexandre G
    Publié le 13 mars 2016

    Chez AF il y avait un CDB qui nouait des petites lingettes nettoyantes blanches sur les boutons du cockpit . Il les avait baptisées « les petits anges blancs », qui étaient censés le protéger de l’infortune.

    Malheureusement, cette assurance divine n’a pas fonctionné sur un décollage qui s’est soldé par une sortie de piste et un mort à l’arrivée. Il faut dire aussi qu’en plus d’un sacré pet au casque ce CDB était AUSSI réputé pour son manque de rigueur.

  9. Vincent
    Publié le 13 mars 2016

    Logorrhée et logomachie !

    Sauf que, si l’on est reste à cette version, tout le monde a la mémoire très courte : ne nous a-t’on pas dit et redit que ce pilote aurait déjà péter les plombs au cours de sa formation ?

    Alors, je ne sais pas où il suivait sa formation, aux USA nous a-t’on affirmé, pour ma part je dirais alors plutôt au Burundi ou au Swaziland, car un élève atteint de dépression durant sa formation dans un pays membre de l’OACI est radié à vie, je dis bien RADIE A VIE ! Cherchez l’erreur !

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