Trafic aérien à Toulouse : +1,2% en mars

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L’aéroport de Toulouse-Blagnac a enregistré le mois dernier une hausse de son trafic passagers de +1,2% par rapport à 2015, malgré les grèves du contrôle aérien et les attentats de Bruxelles.

Dans ses statistiques publiées le 6 avril 2016, l’aéroport toulousain précise que les 625.480 passagers enregistrés en mars marquent une progression « qui s’inscrit dans un contexte pourtant défavorable lié aux grèves des contrôleurs aériens (20, 21 et 31 mars) ayant entrainé 173 annulations de vols (20.000 passagers). Les attentats de Bruxelles ont également freiné le trafic, avec 40 vols annulés et 3 000 passagers impactés par la fermeture de l’aéroport belge ». Avec 388.788 passagers, le trafic national régulier est stable (+0,3%). Les échanges avec la capitale sont en léger retrait (-0,6%), avec des tendances contrastées sur Paris-CDG (+3%) et Paris-Orly (-1,9%), ce dernier étant le plus durement touché par les grèves. En région, le trafic enregistre une hausse de 2,9%, avec de bonnes progressions sur la quasi-totalité des lignes, notamment Nice (+12,2%), Rennes (+10,2%), Nantes (+9,9%) et Lille (+7,6%).

A l’international, le trafic régulier à Toulouse-Blagnac progresse de +4,2% à 235.413 passagers. Une tendance portée par le trafic dans l’espace Schengen (+8,6%), en particulier sur Francfort (+34,9%) et Amsterdam (+32,5%), mais aussi par de bons résultats sur le Portugal (+45,2%) et l’Espagne (+25,1%). Hors Schengen, le trafic régulier est en retrait (-6,4%), avec des résultats opposés sur Londres-Heathrow (+7,1%) et Londres-Gatwick (-7,8%). Le trafic régulier sur l’Afrique du Nord est en hausse (+4,1%), grâce à de bons résultats sur l’Algérie (+10,5%) et le Maroc (+2,7%). Le trafic international non régulier est recul de -8,5% avec 10.702 passagers, dont près de la moitié accueillis dans le cadre de l’opération Charters ski.

Le trafic fret et poste est en hausse (+13,6%), avec 6396 tonnes traitées. Les mouvements d’avions commerciaux enregistrent une forte baisse (-4,7%) avec 6627 mouvements réalisés.

http://www.air-journal.fr/2016-04-07-trafic-aerien-a-toulouse-12-en-mars-5161014.html

Commentaire(s)

  1. Publié le 7 avril 2016

    Certes ce n’est pas une grosse augmentation comparé à d’autres aéroports français mais ce qui est encourageant c’est la progression des lignes internationales (et dans une moindre mesure celles des lignes intérieures hors Paris).
    D’autre part la base Volotea vient juste d’ouvrir. J’espère qu’elle obtiendra de bons résultats.

  2. GLLOQ
    Publié le 7 avril 2016

    Oui, Beber, j’approuve ton analyse!
    Le problème est que l’international vers Usa et les Emirats est interdit suite, je pense, à l’influence de AF et de l’action de rejet de ces ouvertures par le Directeur de l’aéroport pour des raisons inconnues………

    • Non pas du tout! - 7 avril 2016 à 14 h 16 min
      Non pas du tout!
      Publié le 7 avril 2016

      L’international sur les USA n’est en rien interdit, ni a AUCUNE compagnie de droit US, ni a AUCUNE compagnie de droit EUROPEEN ( et pas seulement francais!)
      Ce sont elles, et uniquement elles qui se doivent de décider de venir desservir Toulouse en non stop de/ vers les USA…En l’occurrence, elles et SEULEMENT elles à ce jour ont décidé de ne PAS le faire…posez vous d’autres questions pour essayer de trouver ce qui a pu les pousser à ne PAS venir à Touloyse…

  3. Publié le 7 avril 2016

    +1 opensky us/eu pour rappel.

  4. GLLOQ
    Publié le 8 avril 2016

    Non pas du tout
    J’accepte votre point de vue, sauf que cela fait maintenant 4 ans que la CCI de Toulouse avait contracté avec les Emirats et l’aéroport à l’époque avait tout fait pour que ça n’arrive jamais! le Potentiel existe, ne serait que par rapport à Airbus qui envoie en permanence ses personnels à Dubaï pour le support de tous les avions qui sont basés là bas….Il y a aussi surtout la concurrence avec Bordeaux et tout doit se jouer aussi à ce niveau. Je pense aussi que les loges « occultes » manipulent tout cela!

    • Non pas du tout - 9 avril 2016 à 8 h 38 min
      Non pas du tout
      Publié le 9 avril 2016

      Concernant les Émirats ( et d’autres pays d’ailleurs autour du monde…): ces États ne sont pas dans un accord aerien dit  » de ciel ouvert » et en conséquence relèvent d’un autre type d’accord: les accords intergouvernementaux pour les dessertes aériennes negocies au cas par cas entre deux gouvernements..
      Je ne sais pas combien de fois tout ce que je vais dire maintenant à deja ete explique ici,mais peu importe, recommençons donc une fois de plus:
      Depuis toujours tous les États du monde, réunis dans leurs diversités, et d’un commun accord,ont considéré l’espace aérien au dessus de leurs territoires comme une prolongation de celui ci dans laquelle ils avaient toute souveraineté..
      De ceci il s’en suit:
      Que personne d’étranger à un pays quelconque ne dispose de la liberté fondamentale de pénétrer dans un espace aerien sans en avoir reçu l’autorisation de la part du gouvernement de ce pays..et cette interdiction s’applique aux militaires étrangers comme aux civils, aux particuliers comme aux entreprises de travail ou transport aérien.Elle est ABSOLUE…
      Pour faciliter les besoins évidents de déplacements, les États négocient des autorisations de penetration dans leurs espaces aériens: ces autorisations peuvent être ponctuelles, exceptionnelles ou permanentes…Les États ont EXPLICITEMENT et à l’unanimité EXCLUS le transport aérien des accords de libre echanges de l’OMC…
      Dans le cadre des lignes aériennes civiles, ont été mis au point depuis longtemps sous l’égide de l’IATA et de l’OACI entre autre, une certaine codification des diverses attentes des compagnies aériennes afin que tout le monde puisse parler le même langage partout, et entérinées par les gouvernements dans l’immédiat après-guerre, sous l’appellation  » droit aerien » selon les cas on parlera désormais du droit de Première Liberte ( droit envers le pays B pour une compagnie d’un pays À à survoler un pays B sans d’y poser pour rejoindre un pays C : droit dit doit de survol), droit de Deuxième Liberte..etc.. Il y en a 5 en tout..
      Les États restent propriétaires de ces droits, mais entre deux États par convention bilatérale ,ils autorisent des compagnies de l’autre pays à pénétrer dans le leur ..ces  » accords de traffic aerien » entre deux pays se font sur la base d’un donnant-donnant ( réciprocité) et il est explicitement dans les textes interdit de les échanger contre autre chose que d’autres droits aériens ( en clair, on ne peut pas échanger légalement des droits aériens contre de l’achat de marchandises- type des avions ou des armes par exemple!- ou des services- type bancaires par exemple-)
      Les négociations inter États sur ces droits peuvent définir de manière très restrictive plusieurs choses. Le nombre de vol total par semaine entre les deux pays, quelles sont les compagnies de l’un ou de l’autre pays autorisés à effectuer ces vols, la taille des appareils utilisés, les villes desservies dans chacun des pays, les limites de la politique commerciale et tarifaire,les droits accordés ou pas pour du traffic au delà de l’autre pays…et tout ceci, autant pour les passagers que le cargo…
      Chaque pays etant souverain sur ses droits,il en negocie les réciprocités avec plus ou moins de largesse comme il l’entend.
      On en est la avec les Émirats: les compagnies Emirates utilisent DEJA tous les droits dont leur pays dispose en fonction de l’accord franco-emirats et ont donc demandeuses de davantage de droits…ce que le gouvernement francais refuse à ce jour,estimant qu’il n’y a en la matière aucune réciprocité intéressante exploitable pour les compagnies françaises: ces dernières n’exploitant qu’une infime partie de leurs propres droits ( à ce titre, Corsair ou Air Austral par exemple, ont si elles le voulaient,des possibilités de demander au gouvernement francais de leur attribuer des droits inexploités par Air France ..tant au départ de Paris que de certaines villes de province désignées dans l’accord: pourquoi d’après vous ne les demandent elles pas ces droits libres d’exploitation???)
      Vous voyez bien que l’aéroport de Toulouse, comme celui d’autres villes, peuvent toujours demander: ceci ne relève pas aujourd’hui de leurs attributions et ils ne peuvent ni autoriser, ni bloquer quoi que ce soit….ils ne gèrent que les creneaux d’atterrissage et les points de stationnement sur leurs plateforme,,, Si certaines ( CDG/ ORY) ont des difficultés d’absorption du traffic , aucun autre aeroport francais n’est concerné par ce type de probleme car à quelques dizaines de minutes près par rapport aux demandes des compagnies, il y a partout moyen de trouver des creneaux de libre .Toutefois des aéroports comme Nice ont à gérer des problemes de place de parking pour les avions en escale.Mais à part NCE et Paris, ces problemes la globalement n’existent nulle part non plus en France…

  5. Filoustyle
    Publié le 8 avril 2016

    Si les compagnies du golfe ne sont pas encore à Toulouse c’est qu’elle non pas eu encore assez de droit de traffic en France que seul la DGAC est en mesure de leur donner mais la DGAC c’est l’état et l’état c’est aussi airfrance voilà pourquoi à LFBO il n’y a toujours pas Emirates mais cela devrais changer bientôt .

  6. cm69
    Publié le 8 avril 2016

    Regardez ce qui se passe à Lyon Saint-Exupéry : Emirates (90000 passagers par an environ depuis 2012) a ouvert Lyon-Dubaï en 5/7 et demande depuis, à passer à 7/7, comme à Nice.
    Réponse diplomatique du représentant d’Emirates :  » Nous discutons avec la D.G.A.C. mais c’est difficile… »
    Quand les Etats discutent à ce niveau, il est bien évident que les souhaits des aéroports ne sont pas le premier critère de décision.
    Mais il est vrai que les compagnies aériennes Américaines ou Chinoises, peuvent ouvrir Toulouse-New-York ou Lyon-Shanghaï. Il suffit de les convaincre, chiffres à l’appui, que les passagers seront là…

  7. GLLOQ
    Publié le 11 avril 2016

    NON PAS DU TOUT;
    Certes vos explications sont très claires, mais il y a toujours le côté caché des choses!
    Si vous dîtes que Af dispose de droits de trafic non utilisées, qu’attendent les autres compagnies Françaises pour tenter le coup? Elle préfèrent sans doute les Dom Tom où des avantages notamment fiscaux (plus OSP!) sont possibles avec une clientèle captive? Pour ma part je serais très heureux que Corsair et Air Austral partent de Toulouse sur les Emirats et beaucoup de Toulousains (dont Airbus)n’attendent que ça.
    Le problème est que DGAC et le noyau dur de AF veulent garder leur pré carré, ce que je peux comprendre, mais alors mettons l’aspect concurrence à la poubelle!
    En tout cas félicitations pour vos explications, vous devez être de très compétent dans votre domaine!
    Bien à vous,

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