DGAC : la baisse des prix du billet d’avion ralentit en France

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La Direction Générale de l’Aviation Civile (DGAC) a noté le mois dernier un « léger ralentissement » de la baisse des prix du transport aérien au départ de France.

Dans son indice mensuel publié le 18 avril 2016, la DGAC souligne que la tendance est toujours globalement à la baisse sur le réseau international comme sur le réseau intérieur, mais de façon moins prononcée sur les deux réseaux avec -1,9% entre mars 2015 et mars 2016. Le recul des prix est beaucoup plus marqué au départ des DOM (-4,7% entre mars 2015 et mars 2016) qu’au départ de métropole (-1,8%)

Au départ de métropole, les réseaux intérieur et international moyen-courrier ont encore bénéficié de baisses de prix significatives, tandis que les évolutions des prix sur le réseau international long-courrier demeurent contrastées. Sur le réseau intérieur, la diminution s’est intensifiée vers l’outre-mer (-5,1%), alors qu’elle s’est ralentie sur les liaisons intra-métropolitaines (-1,6%). Au global, les prix des billets d’avion étaient 2,6% moins élevés en mars 2016 qu’en mars 2015 sur l’ensemble du réseau intérieur. A l’international, la baisse des prix est encore généralisée sur le réseau moyen-courrier (-4%), mais moins prononcée que les mois précédents. La tendance baissière s’est notamment ralentie vers l’Espace Economique Européen (EEE) et Suisse (-4,6% en mars, après -7,4% en février et -7,5% en janvier), alors qu’elle est comparable vers les autres faisceaux moyen-courrier (-1,4% vers l’Afrique du Nord, et -4,6% vers le Moyen-Orient comme vers les autres pays d’Europe). Sur le réseau international long-courrier, les contrastes perdurent avec des hausses de prix vers l’Amérique du Nord (+2,6%) et vers l’Afrique long-courrier (+4,5%) et des baisses vers l’Amérique latine (-4,5%) et l’Asie-Pacifique (-1,6%). Au global, les prix sont relativement stables sur le réseau international long-courrier en mars (+0,3%).

Au départ des départements d’outre-mer, la baisse des prix observée pour le 5e mois consécutif s’accentue encore (-4,7% entre mars 2015 et mars 2016 toutes destinations confondues). La chute bat encore un record au départ de Guyane (-14,1%) après déjà deux mois de baisse à deux chiffres. Au départ des Antilles, la tendance se rapproche de la Guyane sans l’égaler avec des évolutions de -7,8% au départ de Guadeloupe et -8,5% depuis la Martinique toutes destinations confondues. En revanche, les prix sont repartis à la hausse au départ de La Réunion (+4%) après la courte parenthèse du mois dernier.

Par rapport au mois précédant, les prix diminuent en mars (-1,4% entre février et mars 2016 au départ de France), après la période de vacances scolaires d’hiver majoritairement durant le mois de février. Au départ de métropole, la baisse saisonnière des prix est particulièrement forte vers l’outre-mer (-12,8%), alors que le réseau intra-métropolitain est en très légère hausse (+0,5% entre février et mars 2016). Globalement, les prix évoluent donc à la baisse sur le réseau intérieur (-3,7%). A l’international, le réseau moyen-courrier se divise entre l’EEE & Suisse, en tendance haussière comme le mois dernier (+3,8% entre février et mars 2016) et les autres faisceaux moyen-courrier en rupture de tendance (-1,9% entre février et mars 2016). Les prix des billets d’avion vers la plupart des destinations internationales long-courrier ont nettement diminué entre février et mars (-5,2% vers l’Amérique latine, -3% vers l’Afrique hors Maghreb et -2% vers l’Asie Pacifique). Seule l’Amérique du Nord subit une légère hausse saisonnière des prix (+0,7% entre février et mars 2016).

Au départ des quatre départements d’outre-mer pris dans leur ensemble, la baisse saisonnière des prix est encore plus forte qu’au départ de métropole (-3,4% entre février et mars 2016). Le plus fort recul s’est observé au départ de Martinique (-10,1%), suivie par la Guadeloupe (-7,6%), puis la Guyane (-5,6%). En revanche, au départ de La Réunion, après la forte baisse saisonnière du mois de janvier (-12,5%), les prix des billets d’avions sont repartis à la hausse (+8,1% entre février et mars 2016).

http://www.air-journal.fr/2016-04-25-dgac-la-baisse-des-prix-du-billet-davion-ralentit-en-france-5161666.html

Commentaire(s)

  1. juju
    Publié le 25 avril 2016

    Et si on regardait du coté des taxes ! et si on allait un peu plus loin en indiquant ou vont ces taxes !

  2. Bob
    Publié le 25 avril 2016

    Les taxes et aussi les salaires à la DGAC !

    Ils feraient bien de balayer devant leur porte !!!

  3. La plus grosse escrocrie etant biensur la taxe carburant.

    Certain ici vous diront que certaines compagnies ont des « cycles long » de negociations/approvisionnement/d’achat d’ou le fait qu’elle met des plombs a s’estomper (mais c’est pipeau) malgre le faits que ca fait deja un bail que le baril est bas (et que certains pays petroliers sont a la ramasse)

    A l’origine elle devait permettre aux compagnies de ne pas perdre de l’argent, mais depuis sa creation elle leur permet surtout d’avoir de belles marges. Un pur scandale.

  4. Je me demande sincèrement pourquoi toujours hurler envers les taxes qui servent a mettre en places des infrastructures, assurer la sécurité, offrir des services (sans omettre que les taxes a LHR sont autrement plus eleves qu’en France mais personne n’y retrouve a redire….). C’est très surprenant de voir comment l’immense majorité des gens hurlent envers les taxes et impôts mais sont content de bénéficier d’infrastructure routiers, d’hôpitaux de qualité, de la sécurité sociale, etc… on ne peut pas avoir le beurre ET l’argent du beurre. On vit vraiment dans un monde bizarre.

    • Le probleme n’est biensur pas les taxes en eux memes, mais la transparence et l’usage qui en est fait.

      • Pour ca faut s'intéresser aux choses... - 25 avril 2016 à 19 h 54 min
        Pour ca faut s'intéresser aux choses...
        Publié le 25 avril 2016

         » transparence et usage… »
        L’immense majorité des diverses taxes et cotisations en tout genre que tout le monde paye dans tous les domaines de la vie ( et pas seulement en aeronautique) l’immense majorité donc, est déjà affectée par la loi ou par leur raison- fondatrice même au financement spécifique de tel ou tel prestation/ aide/projet/service….
        En clair, il n’y a que tres tres peu de prélèvements non-affectés qui rentrent et se perdent dans la masse du budget global de l’Etat ou d’une collectivité…Souvent le processus a été du style: » on veut/ doit faire cette chose la, on a besoin de tant de millions annuels, et pour trouver le financement on crée une taxes pacifique dont le montant sera reversé à ce projet »….En general, aujourd’hui les moyens informatiques permettent de retrouver à quel projet/ besoin t’elle ou telle taxe est affectée….mais il faut s’y intéresser…

        C’est d’ailleurs l’un des gros problemes pour mener des réformes d’ampleur sur ces sujets en France, puisqu’il y a peu d’argent volatil non affecte et que donc à chaque baisse ou suppression de taxe il faut soit retrouver ailleurs les montants perdus ( c’est un peu déshabiller Pierre pour habiller Paul!), soit baisser la prestation/ le service/ le projet que cette taxe finance, soit transférer le financement au budget global de l’Etat ou d’une collectivité ,si le gouvernement l’accepte pour lui meme ou l’impose à ladite collectivité…..

  5. Quid des surcharges carburant toujours existantes avec un pétrole au plus bas depuis bientôt 1 an ….

  6. juju
    Publié le 25 avril 2016

    RICHIERSA , je veux bien payer des taxes , mais je souhaiterais savoir ou va l’argent des taxes aéronautiques ….
    La taxe Chirac m’interpelle ! et j’aimerais bien en connaître les tenants et aboutissants …
    Idem pour d’autres secteurs

  7. Nom
    Publié le 25 avril 2016

    Un reseau routier de plus en plus délabré des hôpitaux a bout de souffle avec des urgentistes qui n’en peuvent plus et une sécurité social avec un deficit abyssal vraiment où vont les taxes?????

  8. Publié le 25 avril 2016

    Si les low costs étaient aussi présentes en France que sur d’autres pays européens avec de véritables hubs low cost comme Stansted, Gatwick, Dublin, Barcelone, Charleroi, Berlin … Alors oui on verrait les prix baisser en France … Mais nos taxes et charges effraient les low cost et l’on reste à la ramasse avec un Beauvais enclavé (32€ aller retour l’unique navette pour Paris alors qu’on peut faire Lille-Charleroi ou Milan-Bergame pour 5€), Orly saturé en slots (limitation des nuisances sonores), CDG qui ne peux fournir des slots matinaux à Ryanair qui préfère renoncer, et sur le Long Courrier une impossibilité de concurrencer AF avec des lignes directes depuis la Province. Sans compter les grèves ATC qui ne sont pas faites pour attirer des compagnies chez nous. Malgré toutes ces barrières, la concurrence à AF prend (lentement) du terrain .
    Pendant ce temps là, le gouvernement préfère un débat interminable et stérile sur Notre Dame des Landes …
    Ce dont a besoin le transport aérien français, ce n’est pas d’un autre aéroport à Nantes, mais c’est de réduire le nombre d’aéroports (Bretagne, Sud-Ouest) en créant de véritables grands aéroports de province captant le trafic de toute une région grâce à un réseau de TER intégré et une politique de faibles charges et taxes qui généreront un vrai trafic rentable et créateur d’emplois.

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