SAS : accord salarial, les pilotes suédois reprennent le travail

air-journal_SAS Scandinavian Flybe ATR-72-600

La direction de la compagnie aérienne SAS (Scandinavian Airlines System) et le syndicat des pilotes suédois SPF sont parvenus, hier en fin de journée, à un accord salarial qui met fin à une grève lancée vendredi dernier.

« Les parties se sont entendues sur un nouvel accord de négociation collective et tous les vols en Suède reprendront dès que possible« , a annoncé la compagnie aérienne scandinave, ajoutant que l’accord trouvé prévoit notamment une revalorisation de 2,2% des salaires des pilotes.  La grève, qui avait commencé vendredi et paralysé depuis le pays, avait entraîné l’annulation de 1.000 de vols au départ de Stockholm et affecté 100.000 passagers.

Toutefois, il faudra plusieurs jours pour que l’ensemble des vols retourne à la normale, a indiqué SAS dans un communiqué.

 

http://www.air-journal.fr/2016-06-15-sas-accord-salarial-les-pilotes-suedois-reprennent-le-travail-5164737.html

Commentaire(s)

  1. manno
    Publié le 15 juin 2016

    Bonjour .tout ça pour ça .je me demande si les patrons ne cherchent pas les conflits par moments ..pourquoi arrivé à la grève si on peut négocier et surtout trouver une solution adaptée aux problèmes des accords.pour la penerisation et la santé de la compagnie aérienne. Ou les autres entreprises. Les humains sont trop compliqués et complexe.

    • Publié le 15 juin 2016

      Bonjour Manno. Le patronat ne peut quand même pas accorder tout ce que réclament les salariés pour garantir la paix sociale. Par endroits, je lis que les grèves sont la faute des patrons, ailleurs que les saccages en marge des grèves, c’est le gouvernement qui l’a bien cherché ; on marche sur la tête.
      On signe un contrat de travail et on dénonce ses clauses ensuite. Personnellement, au lieu de revendiquer, j’ai toujours cherché ailleurs pour améliorer mes revenus et mes conditions de travail. Il y a d’ailleurs des jobs de pilotes mieux payés que chez AF ou SAS dans le monde. Si on estime qu’on mérite mieux, il faut encore se donner la peine d’aller l’obtenir ; si plus de personnes avaient ce réflexe, un équilibre entre offre et demande s’établirait naturellement et les conditions de travail s’ajusteraient d’elles mêmes. Quand on travaille pour une boite qui a du mal, on ne peut pas se montrer trop gourmand.

      • Roger Wilco
        Publié le 15 juin 2016

        Peut être mais ,

        Tout le monde ne souhaite pas forcément travailler pour un autre pays que le sien.
        La motivation financière n,est peut être pas la première dans le métier d’aviateur.
        Rester travailler en France a un coût : les salaires sont plutôt plus bas qu’ailleurs (USA , CHINE etc) et largement imposés contrairement aux pays du golfe. Mais vivre dans son pays est un avantage considérable que les employeurs européens connaissent bien.

        Y a t’il un réel MARCHÉ du travail en Europe ?

        Au vu des chiffres du chômage , la réponse est non , et ça aussi les employeurs le savent bien.

        La « Race To Thé Bottom » comme disent les anglo-saxons risque à terme de tarir les vocations et de déclencher un phénomène de raréfaction des équipages de qualité comme cela s’est produit dans la marine marchande il y a quelques décennies.

        Aujourd’hui la situation des marins s’est améliorée au prix de quelques catastrophes …. Mais il a fallu du temps ….

        • Publié le 15 juin 2016

          Bien sûr, tout le monde ne souhaite pas s’expatrier, c’est un challenge, des complications, ça peut impliquer que l’épouse/l’époux sacrifie sa carrière.
          Comme la plupart des choses, c’est l’offre et la demande qui régissent en grande partie les conditions de travail. Aux USA, les salaires des pilotes ont considérablement baissé car il y avait une abondance de PNT, la situation s’inverse actuellement. En Asie ou au Moyen Orient, c’est le développement rapide des compagnies qui engendre des salaires intéressants mais c’est temporaire. Je pense que les pilotes européens ont encore de bons revenus et que ça ne devrait pas changer radicalement dans les années à venir. Dans le cas de AF ou SAS, c’est plus la lourdeur de la structure qui pose problème, pas vraiment les salaires mais quand il y a un effort collectif à faire, tout le monde doit s’y coller.

      • M
        Publié le 15 juin 2016

        Je suis d’accord avec vous Fly14, on signe un contrat avec son employeur, l’employé doit respecter le contrat tout comme l’employeur. Et pour en revenir à une grève plus proche géographiquement (celle des pilotes AF), je me permets de rappeler qu’elle fait suite au non respect de 2 accords par la direction d’AF : le passage en force concernant la mise en œuvre des modérations sur les heures de nuit (issu de Transform 2015, mais qui devait être conditionnée à des mesures techniques développées par l’entreprise et jamais mises en place), d’une part, et d’autre part, le non respect de l’accord portant sur les production balance, à savoir le partage du trafic entre AF et KL sur LC. Quand on ne peut pas respecter un accord (et cela peut se comprendre tant l’évolution du monde peut être rapide), on en discute, on ne s’asseoir pas simplement dessus.

  2. gauk
    Publié le 15 juin 2016

    Mais la, les pilotes ont acceptés les 2,2% d’augmentation, car ils ont su faire un COMPROMIS. Si seulement d’autres pouvaient s’en inspirer…

    • Toujours le Fric... - 15 juin 2016 à 14 h 53 min
      Toujours le Fric...
      Publié le 15 juin 2016

      J’en connais qui luttent contre -15% …..

      Alors un compromis à + 2,2% …. Je pense , sans vouloir m’avancer, que cela serais accepté dans la minute …. sans une seule seconde de grève.

      Faut croire que leur dirigeants n’ont pas fait l’ENA et en on quelque chose à faire de leur boîte … C’est à dire ne sèment pas le chaos et puis s’enfuient en emportant la caisse par exemple.

  3. Les patronats ont plutôt gagnés face aux pilotes. Veuillez relire les articles. Ils voulaient 3,5% d’augmentation et SAS ne leur proposait « que 2,2% ». Pourquoi faire une grève en pleine saison si c’est pour obtenir ce que la direction offrait des le début? Ils se sont rendus compte du ridicule et pour ne pas perdre la face, ils ont continués quelques jours la grève. Ça me rappelle énormément AF bizarrement!!!

  4. Publié le 15 juin 2016

    Tout ça pour ça… au final, ils ont écouté ce que le médiateur proposait, puis qu’il conseillait 2,2% contre les 3,5% du syndicat…

    Le compromis est la base de tout accord, chacun doit pouvoir se sentir gagnant, et surtout ne jamais être trop gourmand, sinon on tue la poule aux oeufs d’or.

  5. Vincent 69
    Publié le 15 juin 2016

    On a beau jeu de s’inquiéter de la Suède lorsque la France se retrouve paralysée par la CGT, dernier vestige stalinien.

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