Ca grogne chez les PNC de British Airways

air-journal_British Airways PNC

Les hôtesses de l’air et les stewards de la compagnie aérienne British Airways basés à l’aéroport de Londres-Heathrow sont appelés par leur syndicat à voter sur le principe d’une « action n’allant pas jusqu’à la grève », contre un nouveau programme de performance qui pourrait mener à des suppressions de postes.

A l’appel du syndicat BASSA (British Airlines Stewards and Stewardesses Association, une section de Unite), quelque 8800 PNC de la compagnie nationale britannique ont du 21 juillet au 17 aout 2016 pour se prononcer sur cette grève ; selon un sondage informel du syndicat, 94% seraient en faveur du principe d’un mouvement social. Le BASSA veut obtenir la suspension par British Airways du lancement d’un nouveau programme, « Dashboard Performance Management », qui dans sa forme actuelle signifie que les employés « reçoivent constamment des cartons rouge, vert et peut-être ambre, basés sur un score sans fin d’amélioration continue », résume Matt Smith pour Unite dans les colonnes d’ATW. La suspension réclamée devra durer jusqu’à ce que les « pires craintes des employés » aient été calmées, ajoute le dirigeant syndical pour qui un « système de performance parfaitement adéquat existe déjà » : être bien noté par ce nouveau système deviendrait année après année « de plus en plus difficile », ce qui faciliterait in fine le départ des PNC les plus anciens.

Pour British Airways, le nouveau Dashboard Performance Management n’est guère différent des systèmes mis en place dans les autres compagnies aériennes, avec l’inclusion des retours d’expérience des passagers. Il permet en outre de récompenser les PNC qui font bien leur travail, et « soutenir ceux qui ont besoin de s’améliorer » – le tout afin que les voyageurs reçoivent le meilleur service possible selon un porte-parole.

La compagnie de l’alliance Oneworld se dit ouverte à de plus amples discussions « pour assurer que les équipages fournissent aux passagers un service exceptionnel de façon régulière ».

http://www.air-journal.fr/2016-07-22-ca-grogne-chez-les-pnc-de-british-airways-5166596.html

Commentaire(s)

  1. Les problèmes ne font que commencer chez British, et en UK en général.

    • Pet

      Merveilleuse Europe comme dit Juju, mais de deux maux, il faut choisir le moindre. Et ce n’était pas les Brexit.
      Personne n’attendait sa victoire, et ses partisans n’avaient prévu aucun plan sérieux..
      LX-AH a hélas raison, les ennuis ne font que commencet.

  2. LSO

    El baker s’en frotte les mains.

    • Pet

      a avoir tellement parié sur le UK, ça mériterait plutôt de la réflexion.
      Personne ne se frotte les mains actuellement. Et on assiste déjà à une fuite de capitaux.

    • Je crois que Baker s'en fiche.... - 22 juillet 2016 à 15 h 29 min
      Je crois que Baker s'en fiche....

      Baker a pris 15% du capital de IAG..
      IAG= BA +IB+Aer Lingus + Vueling

      BA= difficultés commerciales à venir possibles cause Brexit…
      IB+Aer Lingus + Vueling sont et resteront dans l’UE ET dans l’€…

      Donc si BA en difficultés commerciales, le groupe IAG peut contre-balancer par un surplus d’activité chez les trois autres….les extra-gains de ces 3 la pouvant compenser des baisses chez BA ( développement différentiel probable au sein du groupe IAG )

      Donc les revenus, et les benefice, de IAG ne sont pas forcément en danger…et Baker peut continuer à dormir tranquille…..

  3. juju

    Et chez nous ils continuent ! et pourtant nous sommes encore dans la merveilleuse Europe .

  4. Ce n’est pas liée au brexit, c’est tout simplement la mentalité anglo-saxonne en générale du monde du travail, pas simplement dans l’aérien.
    Et ces dernières années ces notations se sont accélérées (d’autant plus si ces les boites sont cotées en bourses, cela permet de justifier et de moduler le coût « opérationnel »)
    Le principe de notation, cad traquer la performance individuel des employées, et potentiellement se séparer d’eux sur cette base est assez courante.
    D’ailleurs les grandes multinationales doivent souvent créer des exceptions a ce principe car certaines clauses ne sont pas applicables en droit français. (au passage ce qui gène le plus les étranger dans le système français, ce n’est pas tant le coût du travail lui même, mais la difficulté de séparer des employées rapidement et a moindre coût)
    Ce système est totalement stupide en terme de management, mais cela permet au manager de plus facilement nommer des personnes quand on lui demande de supprimer 5% de son effectif pour rentrer dans les clous comptable…

  5. « Soutenir ceux qui ont besoin de s’améliorer ». En langue British Airways, traduisez « préparez-vous à une purge, l’actionnaire veut encore plus d’argent ».

  6. De la valeur des mots.... - 22 juillet 2016 à 15 h 16 min
    De la valeur des mots....

    … » Un service exceptionnel de façon régulière… »……
    J’ai bien ri….
    Il ne semble être venu à l’idée de personne au sein du management de BA que, par définition, par principe même, ce qui est  » exceptionnel » ne PEUT PAS être  » régulier »….

    Élémentaire mon cher Watson !!!!!!

  7. Baron

    Il y aurait beaucoup de cartons rouge chez AF,…quand on voit souvent l’accueil et le service à bord sans aucun sourire voir hautain, ça laisse franchement à désirer!

  8. Pas mal dit « DE LA VALEUR DES MOTS », mais exceptionnel par rapport à la concurrence cela peut être régulier. Et à AF par exemple, le problème est bien la régularité du service.

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