TUI décidera mi-novembre de l’avenir de TUIfly

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Le groupe de tourisme TUI joue l’apaisement en annonçant qu’il décidera plus tard de l’avenir de sa compagnie aérienne TUIfly. Sa réponse est donc repoussée à la mi-novembre en raison des grèves déguisées de ses pilotes, qui perturbent sérieusement son programme de vols.

« Nous reportons à mi-novembre notre décision sur l’avenir de TUIfly », qui devait initialement être tranchée lors d’une réunion du conseil de surveillance le 26 octobre, a rapporté Elke Eller, responsable du personnel de TUI dans un communiqué. L’avenir de TUIfly, troisième compagnie allemande, basée à Hanovre, inquiète en effet son personnel, notamment ses pilotes.

Car Etihad Airways, Air Berlin et TUIfly ont engagé des pourparlers. L’objectif serait d’aboutir à la fusion de ces deux dernières, et la rentrée d’Etihad dans le capital de TUIfly, avec à l’horizon le but de contrer la concurrence, notamment d’Eurowings, dont Lufthansa la compagnie mère, veut faire une des toutes premières compagnies low cost en Europe. L’annonce de ce virage stratégique, aux contours encore flous, avait ainsi fait porter pâle de nombreux pilotes de TUIfly depuis le début de cette semaine, entraînant la suppression de dizaines de vols (une centaine rien que vendredi) vers ses destinations touristiques.

« Notre but dans ces discussions avec Etihad est de créer une solide plate-forme aérienne, qui soit dans l’intérêt des employés et de TUI », a voulu rassurer Elke Eller. Selon elle, le siège de TUIfly resterait pour au moins trois ans à Hanovre en Allemagne et les salaires des employés resteraient inchangés.

http://www.air-journal.fr/2016-10-08-tui-decidera-mi-novembre-de-lavenir-de-tuifly-5170712.html

Commentaire(s)

  1. Pet
    Publié le 8 octobre 2016

    « Dans l’intérêt des employés « , « pour au moins trois ans.. salaires inchangés ». Tout est dit.
    Un projet financier, obligatoirement rentable. On supprime le staff en doublon, on serre un peu la vis pour augmenter la productivité ( à la louche. -20% de staff), et ds trois ans, on revoit ts les contrats et on délocalise vers des cieux fiscalement plus cléments plutôt que de rester embourbé dans le droit allemand et ses contraintes.
    Effectivement, de quoi tomber malade.. d’autant que les syndicats ne semblent pas avoir joué ici de « contre pouvoir » ( version allemande et pas française: ne pas confondre)

    • Et en clair, que signifie votre dernière phrase?

      • Pet
        Publié le 8 octobre 2016

        Le syndicat en Allemagne discute avec la direction, pour le bien de l’entreprise, veillant aux droits des employés
        Le taux de syndiqués est massif.
        En France, le syndicat est révolutionnaire ( historiquement) et s’oppose à la direction supposée adverse des employés.

        Très très schématiquement, le syndicat allemand accompagne le développement de l’entreprise, et s’impose aux travailleurs ( sidérurgie/automobile par ex)
        En cela, il est surprenant que les syndicats de l’aérien ne jouent p’us leur rôle de médiateur.

        • C’est en principe comme ça en Allemagne… Directions et Syndicats (forts!), discutent et négocient des accords que tout le monde respecte. Étonnant, en effet, que les personnels du TUIfly, en soient arrivés à cette extrémité. Taux de syndicalisation faible ou perte de confiance dans les syndicats?

          • Publié le 9 octobre 2016

            Taux de syndicalisation élevé chez TUIfly (pilote en tout cas, plus de 90%).
            Un pilote siège au CA de l’entreprise également…sauf que…quand une direction se fout de votre g…..e, allemand ou pas ça donne de la résistance. Et pour le coup, les allemands réagissent beaucoup plus violemment que les français (voir ce dernier cas et les grèves LH à répétition…)

  2. Publié le 8 octobre 2016

    C’est assez bizarre comment une boite comme TUI ( 18 milliards d’€ de CA et 1 bon milliard de bénéfice) veut encore taper sur son personnel…
    Les limites su « dialogue social » à l’allemande sont atteintes et les PN se mettent massivement en arrêt maladie…
    Y a t-il un moment ou les boites qui font des bénéfices vont un peu « lâcher » leurs employés pour qu’ils soufflent un peu ?

  3. jvs
    Publié le 9 octobre 2016

    Je partage pleinement vos commentaires.

  4. Bon, faut dire aussi.... - 9 octobre 2016 à 17 h 03 min
    Bon, faut dire aussi....
    Publié le 9 octobre 2016

    Faut bien que Etihad trouve un moyen ou un autre de mettre la main ( au moins en partie) sur les bénéfices de quelqu’un, puisque Air Berlin ne lui en apporte pas, histoire de au minimum récupérer sa mise financière…Etihad acceptera sans doute de traquer 49% de AB qui lui rapporte rien , et meme lui coûte annuellement des sous, contre 15, 20 ou 25% d’un ensemble nouveau TUI+AB…..qui lui en rapportera…espere-t-elle.

  5. oui, c’est sans limites, que les boites aillent bien ou pas, on doit toujours toujours faire des économies, des gains de productivité etc… bref c’est comme si on était tous en temps de crise tout le temps et non stop, alors que cela devrait être des plans de restructuration uniquement mis en place dans les compagnies qui en ont vraiment besoin… Je suppose que c’est avant tout pour faire plaisir à des investisseurs mais ça devient parfois ridicule, même au delà de cet exemple que je connais mal, c’est partout pareil maintenant…

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