Crash en Colombie : 71 morts, six rescapés

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L’accident près de Medellin en Colombie lundi soir d’un vol charter transportant l’équipe de football brésilienne de Chapecoense a fait 71 morts et six blessés. Les boîtes noires ont été retrouvées en bon état.

Parti du sud du Brésil et ayant fait une escale à Santa Cruz de la Sierra en Bolivie le 28 novembre 2016, l’Avro RJ85 de la compagnie aérienne LAMIA Bolivia (Línea Aérea Mérida Internacional de Aviación), immatriculé CP2933 et mis en service en 1999, transportait 68 passagers et neuf membres d’équipage vers l’aéroport de Medellin-José María Cordova en Colombie. L’appareil a disparu des écrans radar à une trentaine de kilomètres de sa destination, après que les pilotes ont lancé un appel de détresse signalant des problèmes électriques. Six personnes ont été retrouvées vivantes par les équipes de secours : trois joueurs de l’équipe de Chapecoense, un journaliste et deux membres d’équipage. Les 71 autres présentes à bord (quatre passagers avaient raté le vol) ont péri dans l’accident selon l’Unité nationale de gestion des risques et catastrophes (UNGRD).

Les enregistreurs de vols ont été récupérés mardi au milieu des débris et sont en très bon état, selon l’Autorité de l’aviation civile colombienne (CAAC). Seule l’enquête, y compris l’examen de ces boîtes noires permettra de confirmer la version de l’accident donnée par un pilote d’Avianca, dont le vol AV9771 était lui aussi en attente d’atterrissage à Medellin (un avion de la low cost VivaColombia ayant apparemment demandé un atterrissage d’urgence). Selon lui, « l’équipage de LAMIA a demandé au contrôle aérien combien de temps il devrait rester en holding avant de pouvoir atterrir ; 2 ou 3 minutes plus tard, il a demandé un atterrissage d’urgence pour cause de manque de carburant, le contrôle répondant qu’ils étaient en troisième position. Le pilote aurait alors demandé avec une voix désespérée à commencer sa descente, puis annoncé une panne électrique totale. Aucune communication n’a été entendue ensuite ». La CAAC a confirmé hier ne pas avoir vu de trace de carburant sur le site du crash.

L’AAIB (équivalent britannique du BEA français) a envoyé trois enquêteurs en Colombie, l’avion ayant été construit en Grande Bretagne, ils seront assistés par des représentants de British Aerospace.

Outre les joueurs et l’entourage de l’équipe de Chapecoense, venue en Colombie disputer la finale aller de la Copa Sudamericana contre le club Atletico Nacional, 20 journalistes se trouvaient à bord du vol.

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http://www.air-journal.fr/2016-11-30-crash-en-colombie-71-morts-six-rescapes-5173372.html

Commentaire(s)

  1. Clo2B

    Mais pourquoi (d’après ce qui est écrit dans l’article) les pilotes ont ils attendu le dernier moment pour signaler qu’ils étaient à cours de carburant ?

    • Justin Fair

      Les pilotes doivent informer d’une situation de « carburant minimum » dés que l’estimation de carburant restant à l’atterrissage atteint un niveau ne permettant plus d’accepter le moindre retard imprévu. ( A AF, lorsque la quantité prévue est inférieure à la Réserve de Dégagement + Réserve Finale ou 1,5 fois la Réserve Finale, si le dégagement n’est pas nécessaire.). Ce n’est pas une situation d’urgence et ne donne droit à aucune priorité. C’est à priori ce que l’équipage a fait, en s’informant et en refusant l’attente, donc conscient de la situation, mais jusqu’à quel point?
      Si la quantité disponible devient telle qu’elle impose une priorité ( inférieure à la Réserve Finale à AF par exemple), l’équipage doit se déclarer en situation de « détresse » (Mayday cause « low fuel »). Il ne l’a pas fait ( témoignage de l’autre appareil en approche), et il ne s’estimait peut-être pas dans cette situation critique ou l’a tue, bien que ce soit un très long vol pour un Avro RJ85…
      Un autre problème (électrique?) se serait ajouté? A suivre…

  2. Pierre Lapasset

    Surtout pourquoi il n’avait pas prévu assez de carburant ?

  3. Ceux qui ont survécu est il a l’avant ou à l’arrière de l’avion ?
    Ça nous donnera une idée sur l’impact !

  4. Shôgun

    Sans préjuger des résultats de l’enquête, ce ne serait pas la première fois qu’un aéronef d’une compagnie sud-américaine s’écraserait en phase d’attente d’atterrissage par manque de carburant (cf. le vol Avianca 52). Cela interroge sur la pression économique exercée par certaines compagnies sur leurs équipages, qui poussent ces derniers à mettre en danger leur propre vie et celles de leurs passagers en jouant avec les limites pour économiser quelques litres de carburant. Comment des pilotes professionnels peuvent-ils en arriver à attendre qu’il soit trop tard pour déclarer un « mayday » ?

    Il faut vraiment que l’enquête aille jusqu’au bout et que, le cas échéant, des décisions fermes soient prises par les autorités compétentes, au niveau international, pour empêcher la reproduction de drames de cette nature.

  5. Shôgun

    Même si cela m’a occasionné, comme à beaucoup d’autres passagers, des désagréments de correspondance, je remercie le commandant de bord du vol AF401 (SCL-CDG) du 14 novembre dernier pour sa sage décision d’effectuer une escale technique de ravitaillement à Nantes, suite une surconsommation de carburant consécutive à l’évitement de zones orageuses au-dessus du Brésil. Un pilote responsable fait passer la sécurité du vol avant toute autre considération.

  6. Cet avion ( celui qui s’ est ecrasé) avait amené la sélection foot de argentine pour son match contre le Brésil à belo horizonte je suis arrivé le 08 11 aéroport de belo horizonte cet avion était stationné sur le tarmac de l’aéroport tencredo neves quand je le ai vu j’ai été étonné de l état de vieillesse de cet appareil et surpris que la sélection argentine vienne avec ce coucou disputer ce match de qualification ! Cette info est confirmée par les médias brésiliens

  7. faut qu’on m’explique.
    La distance franchissable est de 2700km
    Le parcours était de 3000km environ d’après le plan de l’article. folie?

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