La low cost irlandaise Ryanair, qui a de son propre chef annulé aujourd'hui 110 vols, a appelé le gouvernement français et la Commission européenne à prendre des "mesures immédiates" pour empêcher les grèves des contrôleurs aériens français. Regrettant devoir annuler 110 vols ce mardi 12 septembre depuis/vers/passant au-dessus du territoire français, Ryanair souligne qu'elle et d'autres compagnies aériennes européennes ont demandé à plusieurs reprises à la Commission européenne d'introduire trois mesures simples qui allégeraient l'impact de ces grèves fréquentes des contrôleurs aériens pour les citoyens européens: 1) Exiger des syndicats des contrôleurs aériens français qu’ils aient recours à un arbitrage exécutoire au lieu de faire grève ; 2) Permettre à d'autres contrôleurs aériens européens de prendre en charge les opérations de survol dans le ciel français pendant que les syndicats des contrôleurs aériens français sont en grève ; 3) Exiger que les survols de l’espace aérien français soient protégés (dans le cadre d’une obligation de service minimum) lors de grèves des contrôleurs aériens français. Dans son communiqué, Ryanair a exhorté tous ses clients à signer la pétition « Keep Europe's Skies Open » de A4E qui sera présentée à la Commission européenne lorsqu'elle comptera un million de signatures « afin de protéger l'Europe des perturbations répétées des syndicats de contrôleurs aériens. » Kenny Jacobs, directeur marketing de la compagnie aérienne low-cost, a interpelé directement Emmanuel Macron : « Le gouvernement du Président Macron a annoncé une transformation majeure de la législation française sur le travail - mais il semble que rien ne change concernant les perturbations causées par les contrôleurs aériens et les syndicats, qui prennent l'Europe en otage. 2016 a été une année record pour les grèves des contrôleurs aériens et les syndicats français des contrôleurs aériens ont annoncé une nouvelle grève cette semaine. Par conséquent, nous regrettons de devoir annuler 110 vols ce mardi 12 septembre. Trop c'est trop. Si le gouvernement français est sérieux sur la volonté de changement en France, il devrait commencer par s'attaquer aux syndicats des contrôleurs aériens français et, conjointement avec la Commission européenne, devrait prendre des mesures immédiates pour empêcher que des milliers de consommateurs européens ne voient leurs projets de voyage perturbés par un petit groupe de syndicats de contrôleurs aériens se mettant à nouveau en grève. Ils ne peuvent pas rester insensibles à cette problématique alors que des perturbations de voyage sont infligées aux consommateurs européens et aux compagnies aériennes.»