La compagnie de loisirs canadienne Air Transat lance deux nouvelles liaisons saisonnières au départ de Québec vers Marseille et Nantes, tout en poursuivant le recentrage de son réseau international au détriment des États‑Unis sous l’« effet Trump ».
La ligne directe Québec–Marseille a été inaugurée jeudi 21 mai 2026 à l’aéroport international Jean‑Lesage de Québec. Elle est opérée une fois par semaine, le jeudi, jusqu’au 9 octobre 2026. Quand à la liaison directe Québec–Nantes, elle débutera le 2 juin prochain, avec un vol hebdomadaire chaque mardi, jusqu’au 20 octobre 2026, puis un retour pour la période des Fêtes, du 23 décembre 2026 au 13 janvier 2027. Ce positionnement doit permettre de capter à la fois la clientèle estivale et les flux de fin d’année entre le Québec et l’ouest de la France.
« Ces nouvelles liaisons s’inscrivent dans notre stratégie de diversification au départ de Québec et répondent à un intérêt croissant pour des destinations européennes distinctives », explique Sebastian Ponce, chef de la direction des revenus chez Transat. Selon lui, elles ouvrent « la porte à des régions parmi les plus prisées de France, avec une expérience de voyage à notre image : chaleureuse, attentive et confortable ».
L’A321LR au cœur de la stratégie transatlantique
Les deux liaisons entre le Québec et la France seront opérées en Airbus A321LR, un monocouloir long‑courrier de nouvelle génération. L’appareil combine une consommation de carburant réduite et un rayon d’action suffisant pour assurer des vols transatlantiques sans escale au départ de Québec.
À bord, Air Transat met en avant une cabine « pensée pour le long‑courrier », avec écrans individuels, contenu en français, repas inclus et aménagement moderne. L’avion propose également une Classe Club de 12 sièges, dans un environnement plus intime, avec service personnalisé et niveau de confort supérieur pour une clientèle affaires ou loisirs haut de gamme.
Réduction vers les États‑Unis, recentrage international
Depuis plusieurs mois, Air Transat a fortement réduit ses capacités vers les États‑Unis, où la demande de loisirs a été chahutée par le contexte politique et les tensions autour de l’immigration, des visas et de la perception du pays au Canada. La compagnie aérienne canadienne a souffert de cet « effet Trump », qui a freiné une partie de la clientèle canadienne et européenne vers certaines destinations américaines.
Face à ces vents contraires, Air Transat a choisi de réorienter une partie de son réseau international vers des marchés jugés plus porteurs, en particulier la Caraïbes, l’Europe du Sud et autres destinations de loisirs en croissance. Les nouvelles routes vers Marseille et Nantes s’inscrivent dans cette logique de diversification, en misant sur la solidité du trafic entre le Québec et la France, ainsi que sur la forte affinité culturelle entre les deux marchés.
Québec mise sur les retombées touristiques
Pour l’aéroport Jean‑Lesage de Québec (YQB), ces nouvelles routes européennes constituent un levier supplémentaire de croissance. « Avec l’ajout de deux nouvelles liaisons directes vers l’Europe, Air Transat répond à une demande concrète des voyageurs et voyageuses de la région et de partout au Québec », souligne Stéphane Poirier, président‑directeur général de l’aéroport québécois.
Il rappelle que la liaison directe Québec–Paris ont généré 33 millions de dollars canadiens de dépenses touristiques dans la région en 2025, et estime que les nouvelles routes vers Marseille et Nantes « permettront d’accroître encore davantage ces retombées ». Ces lignes doivent aussi conforter le rôle de Québec comme porte d’entrée pour les touristes français et internationaux vers la région.
Pour les autorités françaises, ces liaisons directes structurent un pont supplémentaire entre le Québec et plusieurs territoires emblématiques de l’Hexagone. « Avec ces nouvelles liaisons sans escale vers Marseille et Nantes, c’est toute la diversité des territoires français qui s’ouvre aux voyageurs de Québec », se félicite Éric Lamouroux, consul général de France à Québec.

@Air Transata32lr air transat
Remark a commenté :
24 mai 2026 - 13 h 03 min
Et l’on vient nous raconter que des régions les vols sur New York ne seraient pas rentables.
Foutaises.
Ah Bon ? a commenté :
24 mai 2026 - 16 h 01 min
Il ne vous est passé par la tête que la langue parlée au Québec, le niveau des prix locaux, et l’ambiance politique aux USA pouvaient être autant de facteurs qui favorisaient les voyages vers Québec, par comparaison avec New-York.
Je rappelle par ailleurs qu’on parle ici de lignes estivales, et pas annuelles…
Bubu a commenté :
24 mai 2026 - 14 h 52 min
New-York ou n’importe quelle autre métropole américaine. C’est Paris,à travers Air France et AdP et la DGAC,qui répand cette affirmation évidemment fausse.