L’année 2026 s’annonce exceptionnelle dans l’histoire culturelle de l’Égypte moderne. Le Grand Musée Égyptien (GEM), inauguré officiellement en novembre 2025, est désormais le plus grand musée archéologique du monde dédié à une seule civilisation. Ce projet pharaonique, imaginé depuis plus de trente ans en partenariat avec l’UNESCO, représente une consécration majeure pour l’État égyptien.

Situé dans un cadre majestueux au pied des pyramides de Gizeh, le GEM remplace l’ancien Musée égyptien de la place Tahrir, devenu exigu et poussiéreux au cœur du Caire chaotique. Les visiteurs peuvent désormais admirer en une seule journée le trésor complet de Toutânkhamon, la statue colossale de Ramsès II, les barques solaires de Khéops et plus de 100 000 objets issus de deux siècles de fouilles archéologiques – un regroupement inédit.

Un boom touristique propulsé par le GEM

L’ouverture tant attendue du GEM marque le début d’une nouvelle ère pour le tourisme égyptien, dont le patrimoine millénaire fascine le monde entier. Les autorités tablent sur environ 5 à 6 millions de visiteurs annuels pour le musée seul, contribuant à une forte hausse globale des arrivées.

L’Égypte, déjà deuxième destination touristique africaine, a enregistré une année record en 2025 avec près de 19 millions de touristes internationaux, en progression de 21 % par rapport à 2024. Ce chiffre dépasse largement la moyenne mondiale et permet au pays de se rapprocher de son rival marocain (20 millions de visiteurs). La nouvelle station balnéaire de New Alamein, près d’Alexandrie, a connu une explosion spectaculaire avec un bond de 450 % des arrivées touristiques.

Conseils pratiques pour un voyage réussi

Dynamisée par des projets ambitieux comme le GEM, des destinations luxueuses, une sécurité accrue, des vols abondants et une arrivée facilitée, l’Égypte séduit de plus en plus les Français. Un séjour y est aujourd’hui très accessible.

Aujourd’hui, Le Caire, avec ses quartiers historiques, mosquées et souks, incarne la rencontre des civilisations passée et présente. La capitale égyptienne est aussi le point de départ pour découvrir le Sphinx et les pyramides de Gizeh, situés à 20 km. Plus au sud, la navigation sur le Nil à bord d’une felouque mène aux trésors de Louxor et au complexe de Karnak, vaste ensemble dédié aux divinités antiques. Pour les amateurs de plongée sous-marine, la mer Rouge, notamment autour de Hurghada et Dahab, recèle des fonds marins exceptionnels. Dahab est aussi le point de départ d’excursions vers le mont Sinaï, haut lieu du patrimoine biblique.

Cependant, prudence : Le Caire reste une mégapole tentaculaire de plus de 20 millions d’habitants, où il est facile de se perdre dans la circulation chaotique. Des arnaques mineures persistent près des mosquées ou des pyramides (faux guides, chameaux « gratuits » aux prix exorbitants, vendeurs à la sauvette, etc.). La sécurité physique est assurée, mais voyager sans guide peut être fatigant mentalement.

Pour un séjour serein et sans souci, de nombreux voyagistes français proposent des voyages organisés adaptés à tous les profils, avec un accent particulier sur les formules intégrant Le Caire et ses incontournables : les pyramides de Gizeh, le Sphinx, et désormais le GEM. Ces formules incluent vols, transferts, hébergements, visites guidées avec guide francophone, et souvent l’assistance complète pour éviter les tracas sur place.

Par exemple, l’agence Ôvoyages excelle avec des séjours tout inclus, combinant visites des monuments et croisières, qui démarrent souvent par Le Caire et le GEM avant une excursion au long du Nil. City breaks au Caire ou extensions culturelles sont aussi disponibles. D’autres voyagistes français comme Fram, Club Med, Leclerc Voyages, Havas Voyages ou Salaün Holidays proposent également d’excellents clubs et circuits, souvent avec focus sur le GEM et des départs réguliers depuis Paris, Lyon, Marseille, etc. Pour un pur séjour en club tout compris, une croisière mythique ou un circuit complet incluant les pyramides, le GEM et la mer Rouge, ces voyages organisés permettent de découvrir le Caire en toute sécurité, avant ou après une croisière sur le Nil ou un séjour balnéaire.

Vers une destination premium et récurrente

L’Égypte ne veut plus se contenter d’un tourisme de masse. En plus, elle ambitionne de devenir une destination où l’on revient, à l’image des destinations comme le Maroc ou la Tunisie. Cela passe par une montée en gamme : développement de marinas pour yachts à New Alamein, hôtels de luxe sur la mer Rouge, et diversification vers une clientèle asiatique (Moyen-Orient, Inde, Chine) en forte croissance.

Les prix restent compétitifs pour attirer les voyageurs en quête d’alternatives abordables à la Turquie, où les tarifs ont augmenté. Le billet d’entrée au GEM pour un adulte étranger est fixé à environ 23 euros. Au Caire, la vie quotidienne demeure accessible : une course en taxi vers Gizeh coûte environ 5 euros, un hôtel avec vue sur les pyramides moins de 40 euros la nuit, et un repas autour de 3 euros. Les zones côtières (mer Rouge, méditerranéenne) voient leurs prix progresser, mais Dahab ou Charm el-Cheikh restent moins chères que Antalya ou Bodrum.

Infrastructures et accessibilité en pleine expansion

Après une décennie marquée par la révolution de 2011 et des attaques terroristes isolées, la stabilité retrouvée et la sécurité assurée redonnent confiance aux tour-opérateurs et aux voyageurs. L’Égypte est une destination sûre, située en dehors des zones de conflit actives au Moyen-Orient. Avec une stabilité politique retrouvée et des mesures de sécurité renforcées pour les touristes, le pays offre un accueil chaleureux et serein aux voyageurs du monde entier.

Pour soutenir cette dynamique, l’État investit massivement dans les transports. Un projet de « TGV du désert » reliera à terme la côte méditerranéenne à Assouan, via Le Caire et Louxor. L’aéroport du Caire a accueilli 31 millions de passagers en 2025 (+7 %), avec des liaisons renforcées vers la France (Air France, EgyptAir, Vueling, Transavia depuis Paris, Lyon, Marseille, etc.). Hurghada, porte d’entrée de la mer Rouge, a dépassé les 10 millions de passagers, bien desservi par easyJet et Transavia depuis de nombreuses villes françaises.

L’administration se simplifie : un e-visa est en test et devrait être généralisé. Pour les Français, un passeport (valable 6 mois après retour) suffit ; la carte d’identité est acceptée sous conditions, avec visa à l’arrivée (25 euros) et deux photos d’identité.

Voyage en Égypte : 100 000 objets exposés, plus grand musée au monde, le GEM relance le tourisme pharaonique 1 Air Journal

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