Publié le 1 novembre 2026 à 00h03
Un avion civil sans pilote dans le ciel britannique
Publié le 15 mai 2013 à 09h00 par François Duclos
Un Jetstream 31 prototype a parcouru le mois dernier quelques 800 kilomètres entre l’Angleterre et l’Ecosse presqu’entièrement télécommandé depuis le sol, se fondant sans problème dans le trafic aérien civil.
L’appareil de 16 places était bien sûr vide de tout passager, et deux pilotes étaient dans le cockpit chargés de mener à bien le décollage et l’atterrissage, mais selon le constructeur BAE System une fois l’avion « stabilisé » à une altitude de 6000 mètres ils n’ont rien fait d’autre que siroter leur café. Le vol entre Warton et Inverness s’est déroulé sans encombre, le Jetstream bardé de capteurs et de radars répondant aux manœuvres du pilote au sol, au fur et à mesure des indications envoyées par l’appareil – déjà surnommé droneliner par la presse anglaise - sur la météo ou le trafic alentour.
Le test effectué en avril 2013 faisait partie d’une « série d’essais en vol » menés dans le cadre du programme de recherche ASTRAEA (Autonomous Systems Technology Related Airborne Evaluation & Assessment), qui évalue les technologies nécessaires à des vols « sûrs et routiniers » d’appareils sans pilotes dans l’espace aérien britannique, ainsi que les problèmes de procédures et de régulation posés par leur utilisation. Selon le représentant de BAE Systems dans le programme, Lambert Dopping-Hepenstal, « le travail effectué lors de ce vol aura un impact dans les cinq, dix ou vingt prochaines années, les avions sans pilotes et les technologies associées devant une part de notre vie quotidienne ». « Nous écrivons un nouveau chapitre de l’histoire de l’aviation », ajoute-t-il, soulignant que le vol test « aidera les autorités de régulation » à développer l’environnement dans lequel ces avions sans pilotes seront autorisés à évoluer.
S’il ne fait aucun doute que la technologie répondra aux exigences des vols civils sans pilotes, reste à savoir si et comment les compagnies aériennes réussiront à convaincre leurs passagers que cela ne pose aucun problème. En attendant, les services de secours pourraient être les prochains utilisateurs de ces drones, suivant la voie tracée par les militaires.
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capitaine93 a commenté :
15 mai 2013 - 9 h 21 min
On se rapproche d’avantage d’une réalité de pilotage d’aircraft depuis le sol.
Mais, FSX risque de devenir plus dangereux…?
oops a commenté :
15 mai 2013 - 14 h 01 min
Pas sûr que les passagers se laissent convaincre de monter dans un avion sans pilote! Déjà qu’actuellement, même avec deux pilotes, beaucoup ne sont pas rassurés…!
trucmuche a commenté :
15 mai 2013 - 19 h 51 min
On pensait aussi jadis que l’on arriverait pas à faire monter des passagers dans un métro automatique….
MAîTRE AZé a commenté :
15 mai 2013 - 21 h 50 min
Il y a encore du pain sur la planche pour l’aviation civile mais côté militaire, l’oncle Sam s’en sort très bien avec ses drones….pilotés à distance bien entendu…
Nom a commenté :
17 mai 2013 - 17 h 17 min
Ben ca alors!!!!! J’y crois pas: plus de futurs Trucmuche pour fanfaronner d’une qualif CP et de 3000 HdV en 30 ans???misere…que va t on devenir?????
b744 a commenté :
16 mai 2013 - 10 h 35 min
La seule question intéressante étant : “qui est responsable juridiquement?”
capitaine93 a commenté :
16 mai 2013 - 14 h 12 min
Sûrement pas Trucmuche et sa copine Maître Azé, mais la compagnie autorisant les tests et, les autorités ayant donné leur approbation.
trucmuche a commenté :
16 mai 2013 - 19 h 37 min
Encore un commentaire riche et profond d’un PNT. Ceci étant pouvait on s’attendre raisonnablement à autre chose ???
EJo a commenté :
16 mai 2013 - 15 h 05 min
Je ne pense pas que la technologie de pilotage a distance soit l’avenir des vols commerciaux, celle-ci n’apporte aucun bénéfice comparé au pilotage traditionnel :
– pas d’amélioration de la sécurité, au contraire, question sur l’implication des pilotes au sol sachant que leur vie n’est pas en danger
– pas d’économie sur les salaires des pilotes sachant qu’il en faut toujours, mais au sol
– pas de places supplémentaires dans les avions, le cockpit ne sera jamais remplacé
Au final pas de réduction de coûts mais réduction de la sécurité = aucun avenir sinon celui de la pure recherche technologique.
Par contre la gestion autonome du trafic aérien semble être plus intéressante…
trucmuche a commenté :
16 mai 2013 - 19 h 34 min
On en reparle dans 10 ans, certains chasseurs dans l’USAF et l’US NAVY ont tenu des argumentaires du même type sur le rapport coût/efficacité et sécurité (risques collateraux). Aujourd’hui 1600 drones sont en service aux US.
PS: Un pilote de drone coûte 50% moins en formation et 40% en remunération cf: Livre blanc sur la sécurité et défense nationale GT RH.
Ejo a commenté :
17 mai 2013 - 4 h 20 min
C’est bien pour cela que j’ai précisé “aviation commerciale”.
Dans le cas d’un drone, le gain en sécurité me parait évident comparé aux chasseurs traditionnels.
Et la formation des pilotes de drone n’est pas axé sur le pilotage (puisque tout est informatisé) mais surtout sur l’attaque ce qui réduit considérablement les coûts liés à l’apprentissage du pilotage.
Le pilote au sol d’avion de ligne sera, lui, responsable de centaines de passagers et ne pourra se passer de vraies connaissances du pilotage pour réagir face a des situations extrêmes.
Pschitt a commenté :
17 mai 2013 - 17 h 20 min
Et tout le service SAR qui ferme définitivement…Économie de moyens et de risques….