Plusieurs passagers ont été blessés dimanche 28 décembre à bord d’un Boeing 737 MAX 8-200 de Ryanair reliant Birmingham à Tenerife, après un épisode de fortes turbulences au-dessus de la Bretagne qui a conduit l’équipage à déclarer une urgence et à rebrousser chemin vers le Royaume-Uni.
L’appareil, immatriculé EI-HGO et opérant le vol FR1121, s’est posé sans incident à Birmingham, où les services de secours attendaient les blessés sur le tarmac.
Selon les données de suivi de vol et les premiers éléments publiés par des sites spécialisés, le Boeing 737 MAX de Ryanair a décollé de Birmingham avec quelques minutes d’avance sur son horaire de 14 h 50 locales, pour une montée initialement sans incident vers l’altitude de croisière. Environ quarante minutes après le décollage, alors que l’appareil venait de franchir la côte française à la hauteur de la région de Morlaix, en Bretagne, il évoluait à une altitude proche de 11 000 à 11 300 mètres (FL370) quand les turbulences se sont déclenchées.
D’après plusieurs témoignages recueillis par le site spécialisé The Aviation Herald et relayés par la presse britannique, le service en cabine était en cours, les chariots dans l’allée, lorsque l’avion a été soudainement secoué. Des passagers ont évoqué des mouvements brusques et des projections vers le plafond, une situation classique dans des épisodes de turbulences sévères lorsqu’une partie des occupants n’a pas sa ceinture bouclée.
Déclaration d’urgence et retour à Birmingham
Face aux blessures signalées à bord, l’équipage a décidé de déclarer une situation d’urgence générale en affichant le code « 7700 » sur le transpondeur, le signal international utilisé pour indiquer un incident grave en vol. L’avion, alors situé à une trentaine de nautiques au nord‑est de Brest, a interrompu sa route vers Tenerife, effectué un virage de dégagement et mis le cap à nouveau vers Birmingham. Le 737 MAX s’est posé environ une heure et demie après son départ initial, sur une piste de Birmingham où pompiers, ambulances et équipes médicales étaient déjà mobilisés pour accueillir l’appareil.
Dans un bref communiqué, la compagnie low‑cost irlandaise a confirmé l’incident, indiquant que « le vol FR1121 de Birmingham vers Tenerife le 28 décembre est revenu à Birmingham peu après le décollage en raison de turbulences en vol » et précisant que « l’appareil a atterri normalement avant que les passagers ne débarquent et ne retournent au terminal, où un petit nombre d’entre eux ont reçu une assistance médicale ». Ryanair a dépêché depuis Leeds‑Bradford un autre appareil pour assurer la rotation vers Tenerife, les passagers ayant finalement rejoint les Canaries avec plus de six heures de retard, tandis qu’un avion de remplacement était également positionné pour limiter les retards sur le vol retour Tenerife–Birmingham.
Les turbulences, qu’elles soient « modérées » ou « sévères », constituent l’un des principaux facteurs de blessures en vol dans l’aviation commerciale, généralement en raison de ceintures non attachées et de chariots de service en mouvement. Les autorités rappellent régulièrement que la consigne de garder sa ceinture bouclée « même lorsque le signal lumineux est éteint » demeure l’une des protections les plus efficaces contre ce type d’événements.

SEV CAT a commenté :
30 décembre 2025 - 10 h 17 min
Je pense que MOL va demander à Bruxelles d’interdire les turbulences au dessus de la France !!!
Nom a commenté :
30 décembre 2025 - 14 h 45 min
On devrait aussi interdire l imbécilité humaine Mais là ce serait un vaste projet
bibi a commenté :
30 décembre 2025 - 11 h 03 min
Bonjour,
je souhaite bon rétablissement aux blessés!
J’espère que l’enquête incident analysera la prise de décision de l’équipage de rentrer à l’aéroport de départ au lieu de se poser au plus vite.
Bon vol !
nom a commenté :
30 décembre 2025 - 11 h 43 min
Avec MOL , le déroutement en cas d’urgence est celui qui coute le moins cher , pas le plus proche …..
Ca mériterait presque un procès des blessés .
Lady Gaga a commenté :
30 décembre 2025 - 17 h 08 min
Est ce quand on est blessés ce n est pas plus simple effectivement de perdre 40-45 minutes pour rentrer d où on part que d atterrir à Brest ou de continuer son chemin à Tenerife.
J’imagine que 90% des passagers étaient des résidents britanniques donc d un point de vue pratique pour des blessés moyens, ça se comprend, et ça peut laisser le temps aux secours au sol de s’organiser. Pour un AVC oui le déroutement aurait été fait.
DAVE a commenté :
31 décembre 2025 - 8 h 00 min
Enfin un commentaire pertinent…
Et sur un vol Ryanair comme sur tous les vols certains passagers ne gardent pas leur ceinture bouclée, mais les rageux de service vont sûrement nous dire que c’est la faute à MOL qui semble les obséder sérieusement :))
derner a commenté :
30 décembre 2025 - 12 h 13 min
— Ca revient moins cher….
Ultra low cost a commenté :
1 janvier 2026 - 13 h 01 min
A mon souvenir, y’avait un pseudo PDG, d’une pseudo compagnie ultra low cost qui avait eu la brillante idée de vouloir faire voler les passagers debouts, style métro !!
Déjà un bon guignol des médias à cette époque.
Peut-être, cette ultra low cost a fait payer l’affrètement du deuxième avion aux passagers, ou même les soins médicaux… allez savoir avec la mentalité de son PDG et le style commercial de l’entreprise.
DAVE a commenté :
5 janvier 2026 - 14 h 40 min
Un bon communicant qui sait faire parler de lui et de sa compagnie.
Et pas si guignol que ça au vu des résultats de cette société….
Les clients, eux, sont là et bien là. Et à priori se contref…de vos états d’âme.
Et vous, point de vue professionnel, vous réussissez aussi bien ?
PS: cela n’enlève rien aux travers de cette entreprise, mais il faut savoir raison garder et arrêter de vociférer dès que l’on parle de votre cher MOL. Je prescris d’ailleurs pour certains une thérapie afin de soigner cette obsession.