La low‑cost américaine Avelo Airlines engage une profonde réorganisation de son réseau et de sa flotte, avec le retrait de six Boeing 737‑700 et la fermeture de trois bases opérationnelles, tout en préparant l’ouverture d’un nouveau hub au Texas et l’arrivée future d’Embraer E195‑E2.
La compagnie, recapitalisée fin 2025, présente ces mesures comme une façon de « simplifier » son modèle et de se donner les moyens d’une croissance plus durable à partir de 2027.`
Avelo Airlines, lancée en 2021, a annoncé le 6 janvier 2026 un plan de réorganisation présenté comme une « transformation du bilan » et une simplification de sa flotte et de son réseau. « Avelo Airlines a été recapitalisée et sa position de trésorerie est désormais l’une des plus solides du secteur aérien américain au regard de sa taille », a indiqué un porte‑parole, ajoutant que cette injection de fonds doit servir à exécuter la stratégie de long terme de la compagnie.
Concrètement, Avelo va rendre à leurs loueurs six Boeing 737‑700, afin de se concentrer sur ses 737‑800, plus capacitaires et mieux adaptés aux routes les plus denses. Sa flotte actuelle comprend huit 737‑700 et quatorze 737‑800, ce qui signifie qu’à terme, la compagnie restera essentiellement opérée en 737‑800 en attendant l’arrivée des Embraer E195‑E2.
Le virage vers l’Embraer E195‑E2
En septembre dernier, Avelo Airlines a passé une commande ferme de 50 avions Embraer E195‑E2, avec des droits d’achat pour 50 appareils supplémentaires, La compagnie dessert aujourd’hui 47 villes aux États-Unis, ainsi que trois destinations internationales : Jamaïque, Mexique et République dominicaine. Le choix de l’E195‑E2 s’inscrit dans la volonté d’Avelo de faire grandir son réseau en intégrant un appareil parfaitement calibré pour des routes à densité moyenne, avec une attention particulière portée à la performance environnementale et opérationnelle.
L’E195‑E2, monocouloir de nouvelle génération pouvant accueillir jusqu’à 146 passagers, offre des coûts par vol réduits et d’excellentes performances sur pistes courtes, ce qui doit permettre à Avelo de desservir des aéroports contraints et de développer des liaisons « point à point » que les 737 desservent difficilement. Avelo deviendra ainsi le premier opérateur américain de ce modèle, un choix cohérent avec sa stratégie de desservir des aéroports secondaires moins congestionnés mais proches de grands bassins de population.
L’ouverture programmée d’une base à McKinney National Airport (TKI), à environ 30 miles au nord de Dallas, illustre cette stratégie d’implantation dans des infrastructures régionales en plein développement. L’aéroport, qui construit un nouveau terminal passagers d’environ 79 millions de dollars pour accueillir un trafic commercial régulier, compte sur Avelo comme premier transporteur pour lancer les vols réguliers dès la fin 2026.
Selon la ville de McKinney et l’aéroport, Avelo s’est engagée à soutenir le développement et l’exploitation du futur terminal et prévoit la création de plus de 100 emplois locaux lorsque les opérations débuteront. Le positionnement de TKI, comme alternative de proximité à Dallas‑Fort Worth (DFW) et Dallas Love Field (DAL), doit offrir aux voyageurs du nord de la métropole texane des vols directs plus pratiques et moins soumis à la congestion des grands hubs.

Ah Bon ? a commenté :
8 janvier 2026 - 15 h 51 min
Manifestement les vols de rappatriement de migrants ne sont plus porteurs.
Il faut dire qu’avec l’achat de 6 appareils dédiés à cela, la bande à Trump n’avait plus besoin de Avelo, qui s’est retirée de cette activité.