La Grèce consolide son attractivité auprès des vacanciers européens et internationaux. Avec près de 38 millions de visiteurs en 2025, le pays a signé sa troisième année record consécutive. Portée par des séjours plus longs, des dépenses touristiques en hausse et une offre très dynamique, cette croissance s’accompagne néanmoins de mesures pour mieux gérer les flux et préserver les sites emblématiques.

Les chiffres définitifs publiés par la Banque de Grèce ne laissent aucun doute : exactement 37,98 millions de visiteurs internationaux ont foulé le sol grec en 2025, soit une hausse de 5,6 % par rapport à 2024. Les recettes touristiques ont atteint 23,6 milliards d’euros, en progression de 9,4 %. « L’année 2025 a été la meilleure année de tous les temps pour le tourisme grec », a déclaré la ministre grecque du Tourisme Olga Kefalogianni sur la chaîne publique ERT. Elle a également souligné que la Grèce est la destination la plus populaire des Européens, et figure désormais parmi les dix destinations les plus populaires au monde.

Cette performance, qui exclut encore les passagers des croisières (dont les données définitives sont attendues), confirme le rôle moteur du secteur : il contribue directement à environ 13 % du PIB grec et indirectement à plus de 30 %.

Séjours plus longs et dépenses en hausse

Les vacanciers européens plébiscitent la Grèce pour sa capacité à offrir des escapades plus longues. Selon Eurostat, les touristes y restent en moyenne neuf nuits, contre sept nuits pour l’ensemble des voyages intra-UE. Cette durée supérieure, combinée à une montée en gamme des séjours, se traduit par des dépenses plus élevées : les recettes ont progressé plus vite que les arrivées (+9,4 % contre +5,6 %), signe d’une augmentation du panier moyen par visiteur. Les principaux marchés émetteurs – Allemagne (près de 6 millions d’arrivées), Royaume-Uni, Italie, France (près de 2 millions) et États-Unis – ont particulièrement contribué à cette dynamique.

Pour découvrir la Grèce et ses îles sereinement

Pour explorer la Grèce continentale (Athènes, Delphes, Météores, Péloponnèse) ou combiner îles et sites antiques, passer par un voyage organisé présente de nombreux avantages : organisation complète des transferts, réservations d’hébergements et de visites guidées, accompagnement par des guides francophones. C’est un gain de temps et de tranquillité, surtout pour les voyageurs peu familiers avec les ferries inter-îles ou la langue grecque.

Pour des expériences personnalisées, des agences locales organisent des circuits sur mesure : île en île, randonnées, visites privées. Leur expertise du terrain permet d’adapter l’itinéraire aux envies et au rythme de chacun. Parmi elles, Grèce sur Mesure byNativ, agence locale francophone basée à Athènes avec plus de 10 ans d’expérience, se spécialise dans des séjours entièrement sur mesure. Elle propose des autotours en liberté avec location de voiture (comme « Le Péloponnèse en voiture »), des parcours avec transferts maritimes inclus (comme « La face cachée des Cyclades »), et des thématiques variées comme les voyages en famille, le farniente dans les îles, la culture et le patrimoine, les lunes de miel ou les découvertes hors des sentiers battus. Elle met l’accent sur une personnalisation totale, soutenue par une équipe de guides francophones, avec un engagement responsable (itinéraires éco-friendly et soutien à des projets de reforestation).

D’autres agences locales francophones se distinguent également. Orea Voyages, implantée à Santorin, excelle dans les Cyclades (Santorin, Paros, Naxos, Mykonos…) avec une assistance 7j/24h et des programmes 100 % adaptables, idéaux pour des itinéraires île en île ou des séjours combinés. Océane Voyages organise des services sur mesure, y compris pour les événements d’entreprise, avec une large gamme d’activités, de transports et de visites exclusives.

L’essor des formules « all inclusive », un pilier accessible

L’offre de séjours tout compris reste l’un des atouts majeurs du tourisme grec, surtout en Crète, à Rhodes, Kos ou Corfou. Les grands complexes balnéaires proposent hébergement, repas, boissons et activités dans un forfait simple et maîtrisé, idéal pour les familles et les couples. Les voyagistes français renforcent cette tendance avec des packages vols + transferts + pension complète à des prix très compétitifs, parfois inférieurs à ceux du Maghreb en basse saison. Des séjours de quelques nuits à partir de 270 € en hôtel 4 étoiles restent monnaie courante au printemps ou à l’automne, preuve que le modèle « all inclusive » séduit tous les budgets.

Parmi les généralistes qui s’adressent à un grand public, Club Med propose des séjours tout compris incluant billet d’avion, hébergement et circuits thématiques (comme « Le Bleu des Cyclades » explorant Santorin, Mykonos et Naxos). TUI offre une large gamme de circuits dédiés à l’histoire antique, autotours ou combinés îles-continent, souvent avec des guides experts. Fram met en avant des formules comme le « Grand Tour de Grèce », les « Essentiels de la Grèce » ou autres circuits organisés au départ de ses clubs Framissima, incluant repas et excursions. D’autres acteurs comme Look Voyages, Héliades ou Voyages Leclerc proposent également des circuits thématiques à des prix attractifs pour 2026.

Un réseau aérien dense au départ de la France

La France, l’un des principaux marchés émetteurs, bénéficie d’un maillage aérien exceptionnel. Air France et Aegean assurent des liaisons quotidiennes vers Athènes depuis Paris-CDG, tandis que Transavia, easyJet, Ryanair, Volotea et Vueling multiplient les vols directs de la France vers les îles grecques (Héraklion en Crète, Rhodes, Corfou, Kalamata, La Canée, Santorin, Mykonos, Céphalonie, Zante…) et d’autres destinations continentales comme Thessalonique.

Depuis Paris-Orly, Transavia propose de nombreuses liaisons vers Corfou, Héraklion, Kalamata, Céphalonie ou Rhodes, souvent à des tarifs attractifs. Egalement, easyJet et Ryanair opèrent respectivement depuis Paris-Orly et Paris-Beauvais vers plusieurs îles. De nombreux aéroports français en province proposent des vols directs vers la Grèce : Lyon-Saint-Exupéry est relié à Athènes, Héraklion, Corfou, La Canée ou Rhodes via Transavia, easyJet ou Volotea ; Marseille-Provence dessert Athènes, Héraklion, Corfou ou La Canée ; Nantes-Atlantique relie Corfou, Héraklion ou Athènes ; tandis que Bordeaux, Toulouse et Nice offrent des liaisons saisonnières vers plusieurs îles phares.

Cette connectivité dense, avec des vols directs de 2 h 45 à 3 h 30 environ selon la destination, facilite les escapades courtes ou longues et soutient fortement la croissance observée du tourisme français en Grèce.

Surtourisme : des mesures concrètes

Pour éviter la concentration sur les îles les plus célèbres, le ministère du Tourisme et les professionnels du voyage mettent en avant des destinations alternatives. Le Péloponnèse, avec Olympie, Mycènes et ses plages préservées, l’Épire et ses randonnées dans les gorges de Vikos, ou encore la péninsule de Chalcidique attirent une clientèle en quête d’authenticité. Ces régions, accessibles par avion ou par la route, permettent de découvrir une Grèce plus calme tout en profitant d’infrastructures modernes.

Malgré tout, la pression sur les sites les plus populaires reste forte. À l’Acropole d’Athènes, un quota limite les entrées à 20 000 visiteurs par jour avec réservation obligatoire. À Santorin et Mykonos, une taxe de 20 € par croisiériste en haute saison (juin-septembre) finance les infrastructures locales et réduit le nombre de navires. Des évaluations environnementales progressives des hôtels (gestion de l’eau et de l’énergie) et l’aménagement de nouvelles plages accessibles complètent ces efforts. « Il ne s’agit plus seulement de marketing, mais de gestion des destinations », a insisté la ministre Olga Kefalogianni.

Des perspectives optimistes pour 2026

Les premiers indicateurs 2026 sont encourageants. Olga Kefalogianni l’a confirmé : « Les premières données pour 2026 créent des perspectives optimistes, une autre année positive pour le secteur s’annonce. » L’Allemagne, le Royaume-Uni, l’Italie, la France et les marchés hors UE devraient continuer à tirer la croissance, tandis que la diversification des offres (culture, nature, bien-être) et la montée en gamme des hébergements promettent de maintenir la dynamique.

Avec ses îles ensoleillées, son patrimoine millénaire et une hospitalité légendaire, la Grèce reste une destination phare, capable de concilier records touristiques et développement durable. De quoi réjouir les millions de voyageurs qui s’y rendront encore cette année.

Voyage en Grèce : 2025, « la meilleure année de tous les temps » pour le tourisme 1 Air Journal

@AJ/DR