Une manifestation nationale organisée le mardi 12 mai 2026 par le front commun syndical va provoquer « des perturbations majeures du transport aérien » en Belgique, en particulier à Bruxelles. Les syndicats entendent dénoncer la politique socio‑économique du gouvernement fédéral, notamment en matière de pouvoir d’achat, de pensions et d’indexation automatique des salaires.
Brussels Airport a demandé aux compagnies aériennes d’annuler préventivement une large part de leurs vols ce jour‑là. L’aéroport Bruxelles-Zaventem estime qu’« un peu moins de la moitié des vols au départ pourront être assurés » le 12 mai, le reste étant supprimé ou reprogrammé. L’objectif est d’éviter des files d’attente ingérables aux contrôles de sécurité et aux comptoirs d’enregistrement, en raison de la participation d’une partie du personnel de sûreté et de manutention à la manifestation.
Brussels Airlines a déjà annoncé une réduction d’environ 60% de son programme de vols ce jour‑là, avec un impact plus marqué sur le long‑courrier, en raison des nombreux passagers en correspondance. « Les voyageurs dont le vol est annulé peuvent soit en réserver un autre, soit demander un remboursement », précise la compagnie aérienne, qui prévient que des annulations supplémentaires restent possibles.
Quand à l’aéroport Charleroi-Bruxelles Sud, il sera totalement à l’arrêt le 12 mai. La plateforme dédiée aux low cost a annoncé qu’« en raison de la journée nationale d’actions et du manque d’effectifs présents pour assurer les opérations en toute sécurité, l’aéroport ne pourra pas opérer les vols prévus au départ et à l’arrivée ». Concrètement, tous les vols au départ et à destination de Charleroi-Bruxelles Sud ce jour‑là sont annulés.
Transports publics et services au ralenti
Au‑delà des aéroports, la manifestation aura aussi un impact sensible sur les transports publics, en particulier à Bruxelles. La STIB, l’opérateur bruxellois de métro, tram et bus, s’attend à « de fortes perturbations » sur l’ensemble de son réseau. « Il n’est actuellement pas possible de prévoir l’ampleur des perturbations », indique l’opérateur, qui recommande aux voyageurs « de prévoir des solutions alternatives » pour leurs déplacements dans la capitale.
Certaines lignes pourront être interrompues en raison du passage du cortège de la manifestation dans le centre‑ville. Les services administratifs de la Ville de Bruxelles et d’autres services publics annoncent aussi un fonctionnement réduit ou des guichets fermés, en raison du préavis de grève qui couvre l’ensemble de la journée. En revanche, le trafic ferroviaire international, notamment les trains Eurostar, devrait circuler normalement, même si des retards locaux restent possibles à cause de la circulation en ville.
Pensions, pouvoir d’achat et indexation au cœur des revendications
La mobilisation du 12 mai est appelée par les trois grandes organisations syndicales belges – la FGTB, la CSC et la CGSLB – réunies en front commun. Les syndicats dénoncent les mesures socio‑économiques du gouvernement fédéral, qu’ils jugent défavorables aux travailleurs. Ils revendiquent notamment des « pensions dignes sans malus », le maintien intégral de l’indexation automatique des salaires et la protection du pouvoir d’achat face à l’inflation.
« Le 12 mai, faisons entendre la voix des travailleurs », lance la FGTB, qui appelle à une grande manifestation nationale dans les rues de Bruxelles. Les syndicats mettent aussi en garde contre des réformes qui, selon eux, fragilisent la sécurité sociale et les services publics. Cette journée de mobilisation devrait rassembler des travailleurs de nombreux secteurs, du transport à la fonction publique, ce qui explique l’ampleur des perturbations annoncées sur le trafic aérien, les transports urbains et les services aux usagers.

@Brussels South Charleroi Airport
Tony de Brest a commenté :
11 mai 2026 - 16 h 57 min
En Italie, d’importantes perturbations étaient attendues ce lundi 11 mai en raison d’un vaste mouvement de grève touchant l’ensemble du transport aérien.
De 10 h à 18 h, les contrôleurs aériens d’Enav ainsi que le personnel au sol devaient cesser le travail.
Plus d’une centaine de vols avaient déjà été annulés par ITA Airways, tandis qu’easyJet signalait de fortes perturbations sur son programme.
Bien que la mobilisation se concentre sur la plage horaire centrale de la journée, ses effets pouvaient s’étendre à l’ensemble des opérations, avec des répercussions sur de nombreux vols en amont et en aval.
La législation italienne impose toutefois le maintien de certains vols, notamment :
• les vols programmés entre 7h et 10h,
• ceux prévus entre 18h et 21h,
• tous les vols intercontinentaux à l’arrivée,
• certains vols intercontinentaux au départ, autorisés par l’ENAC (Ente Nazionale per l’Aviazione Civile (Organisme national pour l’aviation civile)),
• les vols nationaux déjà en cours au moment du début de la grève.
En cas d’annulation, chaque compagnie aérienne concernée est tenue de proposer :
• un réacheminement sur un autre vol,
• ou le remboursement intégral du billet.
En revanche, lorsqu’il s’agit d’une grève de tiers — comme celle des contrôleurs d’Enav — la compensation financière prévue par le règlement européen n’est en général pas due, sauf si la grève concerne exclusivement le personnel de la compagnie opérant le vol.