Un banal objet trouvé s’est transformé en énigme inhabituelle à l’aéroport international de Dubaï (DXB). Une veste contenant plus de 30 000 euros en espèces, déposée auprès des autorités fin 2025, n’a jamais été réclamée par son propriétaire. Malgré plusieurs mois d’attente et des procédures rigoureuses, la police de Dubaï a fini par classer l’affaire, révélée récemment à la faveur de la publication de données officielles.
Un oubli hors norme dans l’un des hubs les plus fréquentés au monde
Les faits remontent au 31 décembre 2025. Vers 17h56, un agent de sécurité remet au poste de police de l’aéroport une veste abandonnée contenant précisément 30 570 euros, sous forme de billets et de monnaie, selon les informations publiées par le site spécialisé PYOK. L’objet est enregistré dans le système officiel des biens trouvés des Émirats arabes unis. Mais, fait remarquable, personne ne se manifeste dans les mois qui suivent pour récupérer ni la veste ni l’importante somme d’argent. Les autorités finissent donc par clore le dossier, faute de réclamation. L’affaire n’a été rendue publique qu’après la diffusion, par le ministère de l’Intérieur des Émirats arabes unis, d’une vaste base de données recensant l’ensemble des objets perdus et trouvés en 2025 dans le cadre de sa politique d’open data.
DXB, une machine à flux… et aux objets égarés
Ce type d’incident, bien que rare par son montant, s’inscrit dans un contexte opérationnel hors norme. L’aéroport de Dubaï, longtemps premier hub mondial pour le trafic international, a accueilli plus de 95 millions de passagers en 2025. Le seul mois de décembre a vu transiter environ 8,7 millions de voyageurs. Dans un tel environnement, les services de sûreté et les autorités aéroportuaires gèrent quotidiennement des milliers d’objets oubliés : bagages, appareils électroniques, documents d’identité, objets de luxe et parfois d’importantes sommes d’argent.
Selon les données officielles, 22 467 signalements d’objets perdus ont été enregistrés aux Émirats en 2025, tandis que 36 403 objets trouvés ont été remis aux postes de police, une large part provenant de DXB.
Un cadre légal renforcé pour encadrer les objets trouvés
Face à ces volumes, les autorités émiriennes ont récemment durci leur législation. Une loi approuvée par le cheikh Mohammed ben Rachid Al Maktoum impose désormais aux personnes trouvant un objet de le déclarer en ligne sous 24 heures et de le remettre à la police sous 48 heures. Les contrevenants s’exposent à des amendes pouvant atteindre 200 000 dirhams (environ 54 000 dollars). Le texte prévoit également qu’un objet non réclamé pendant un an peut être attribué à son découvreur, une disposition destinée à encourager les déclarations tout en renforçant la transparence.
Des précédents… mais rarement sans issue
Si les pertes de bagages sont fréquentes dans les grands hubs, elles trouvent généralement une résolution rapide grâce aux systèmes de vidéosurveillance et de traçabilité. Ainsi, en février 2025, un passager égyptien ayant récupéré par erreur une valise contenant environ 6 800 dollars à son arrivée à Dubaï avait pu restituer le bagage après intervention rapide de la police. Les enquêteurs, en exploitant les caméras de l’aéroport, avaient identifié une passagère ayant pris la mauvaise valise, permettant un échange avant même la sortie des passagers de la zone aéroportuaire.
Dans le cas de la veste aux 30 570 euros, l’absence totale de réclamation intrigue. Ni erreur rapidement corrigée, ni tentative tardive de récupération : le propriétaire reste à ce jour inconnu.

Parceque a commenté :
14 mai 2026 - 16 h 06 min
DZ mafia??? Qui se balade avec 30K€?
Perdu a commenté :
15 mai 2026 - 8 h 08 min
Ah, je me disais bien qu’il me manquait un sac ..
Gérard Dubois de la Patelière a commenté :
15 mai 2026 - 10 h 20 min
30000 euros en espèces… Ça sent l’argent sale à plein nez.
Pas vraiment étonnant que le “propriétaire” étourdi ait préféré rester anonyme. Il risquait sans doute bien plus gros en se manifestant auprès des autorités locales.
Immobilier a commenté :
15 mai 2026 - 12 h 31 min
C’est très souvent la “com” que se prend la personne de la société qui vent l’appartment qui reserve un appartement que l’on veut. Si l’affaire ne se fait pas, il doit rendre l’argent. C’est toujours en espèces et c’est souvent à l’aéroport que ce retour à l’acheteur se fait… Plus de régulation dans ces “pots de vin” d’attribution d’appartements devrait être fait.
(On n’achète pas un appartement dans tel etage et avec tel ensoleillement, on achète juste un type d’appartment …. Le “pot de vin” doit permettre en théorie d’avoir celui que l’on veut… en théorie…)