L’exploitant VINCI Airports a lancé hier la transformation du Terminal 2 de l’aéroport Lyon-Saint Exupéry. Le chantier prévoit une extension de 9 500 m² et la modernisation de 12 000 m² d’espaces existants, avec une mise en service annoncée d’ici 2029. Cette opération doit améliorer l’accueil des passagers et préparer la plateforme aux Jeux olympiques et paralympiques d’hiver 2030 dans les Alpes françaises.

Un terminal agrandi et un parcours passager repensé
Le projet porte à la fois sur les capacités d’accueil du Terminal 2, son fonctionnement et sa performance énergétique. VINCI Airports indique vouloir améliorer « l’expérience des passagers, l’efficacité opérationnelle et la performance énergétique ». Le Terminal 2 accueillera une nouvelle zone de contrôle de sûreté, ainsi que des espaces commerciaux et de loisirs. Des équipements de sûreté de nouvelle génération doivent également être déployés au Terminal 1 pour l’été 2027.

Le traitement des bagages hors format, notamment les skis et les vélos, sera amélioré. Le projet prévoit aussi une utilisation plus souple des postes de stationnement des avions et une rénovation thermique du bâtiment. La gare routière sera agrandie pour faciliter les correspondances, en particulier vers les stations alpines.

Un chantier de 75 millions d’euros dans un programme plus large
Les travaux du Terminal 2 représentent environ 75 millions d’euros. Cette enveloppe doit être distinguée du programme prévisionnel de plus de 380 millions d’euros envisagé sur sept ans par VINCI Airports et les actionnaires d’Aéroports de Lyon.

La réalisation de l’ensemble de ce programme reste conditionnée à la signature d’un contrat de régulation économique avec l’État, attendue d’ici au printemps 2027. Ce cadre doit notamment donner de la visibilité sur les investissements et les redevances aéroportuaires.

Faire de Lyon une porte d’entrée des Alpes
L’échéance de 2029 doit permettre à l’aéroport lyonnais de disposer des nouveaux équipements avant les Jeux d’hiver 2030. Les responsables politiques et économiques régionaux veulent positionner Lyon-Saint Exupéry comme une porte d’entrée majeure vers les sites de compétition et les stations de montagne. « L’aéroport des Jeux des Alpes françaises sera Lyon-Saint-Exupéry », a affirmé le ministre des Transports, Philippe Tabarot. Les acteurs régionaux entendent notamment renforcer son rôle face à Genève, autre point d’accès aérien aux Alpes.

Cette ambition dépasse toutefois les seules semaines de compétition. L’amélioration des correspondances routières et de la prise en charge des équipements sportifs doit aussi accompagner le tourisme alpin tout au long de l’année.

Un trafic de 10,7 millions de passagers en 2025
Lyon-Saint Exupéry a accueilli environ 10,7 millions de passagers en 2025. Ce volume en fait la cinquième plateforme aéroportuaire française en nombre de voyageurs, selon les données rappelées lors du lancement du chantier. La modernisation du Terminal 2 intervient donc sur une infrastructure déjà importante pour les déplacements internationaux d’Auvergne-Rhône-Alpes. Pour l’exploitant, elle doit améliorer les conditions d’exploitation autant que l’accueil des voyageurs.

Un développement contesté sur le plan environnemental
Le développement de la plateforme suscite néanmoins des oppositions. Le média écologiste Reporterre conteste le recours à l’argument olympique pour accompagner la croissance aéroportuaire. Dans un article publié hier, il évoque une perspective d’augmentation de 7% du nombre de vols en huit ans.

VINCI Airports met, de son côté, en avant la réduction des émissions liées au fonctionnement de la plateforme. Rémi Maumon de Longevialle, directeur général de VINCI Airports, a notamment cité « la suppression des énergies fossiles au sol et l’électrification complète de nos postes avion ».

Lyon-Saint Exupéry lance la transformation du Terminal 2 avant les JO d’hiver 2030 1 Air Journal

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