Sous réserve qu’elle obtienne les autorisations réglementaires, Tahiti Seaplanes sera une nouvelle compagnie aérienne basée à Papeete.
Arthur Cottrel et Pascal Gabriel, deux Polynésiens d’adoption, respectivement pilote de ligne et ingénieur en aéronautique sont à l’initiative de cette création. Arthur Cottrel, a déclaré avoir déjà acquis un Cessna 206 Amphibie, pouvant accueillir cinq passagers, actuellement loué au Canada. Les opérations initiales incluront des vols touristiques et panoramiques, et des transferts entre stations. Avec l'ajout de plus d’avions, Arthur Cottrel estime qu’il pourra compter à terme jusqu’à quatre bases à travers les îles Tuamotu. « Basé sur un modèle existant qui a démontré son adaptation parfaite au tourisme insulaire, en particulier en Nouvelle Calédonie, Fidji, Maldives, Australie ... ce projet répond à la Stratégie de Développement Touristique de la Polynésie Française 2015-2020 et contribuera à l'enrichissement touristique de le pays », a déclaré la présentation de Tahiti Seaplanes. « Elle offrira de nouvelles opportunités touristiques sur des zones jusqu'ici inaccessibles ».
Cottrel ne vise pas à rivaliser avec Air Tahiti mais espère au contraire que ses opérations en hydravion fourniront des services de ravitaillement à cette compagnie aérienne, en connectant les grands aéroports à des zones plus régionales qui ne sont pas encore desservies.
L’obstacle majeur de Tahiti Seaplanes sera la réglementation française qui exige que toutes les hydro-surfaces soient approuvées individuellement. Une seule de ces surfaces est actuellement approuvée, à la pointe sud de Moorea, mais plusieurs autres sont en cours d'application. La nouvelle start-up sera en concurrence directe avec Tahiti Air Charter (depuis Papeete), qui exploite depuis 2013 des vols charters, amphibies et non amphibies - dans la région.
J'aime les navions ! a commenté :
14 octobre 2017 - 18 h 50 min
Ils ne pourront malheureusement pas amerrir dans le lagon de Moorea (7 minutes de vol de Tahiti).
En effet le comité de révision du P.G.E.M (plan de gestion de l’espace maritime) vient de leur refuser la création des hydro-surfaces. Seul l’hydro-ULM déjà en activité peut continuer son exploitation.
Ici les choses ne sont pas simple….
toanui a commenté :
17 octobre 2017 - 21 h 33 min
Encore une belle initiative qui est bloqué par une règlementation non adapté et des politiques qui ne fond rien pour aider alors qu’il y a des emplois à la clé pour les polynésiens
ronan a commenté :
19 octobre 2017 - 3 h 15 min
Bonne idée, je souhaite que cela marche ! La Polynésie a besoin de ce genre d’initiative ( bon pour l’emploi et le tourisme) et je leur souhaite beaucoup de courage et de patience en face de la réglementation en vigueur !