Deux incidents distincts ont récemment touché British Airways : un Airbus A350-1000 a perdu une roue de train principal au décollage de Las Vegas, tandis qu’un A380 en approche de San Francisco a dû déclarer une situation de « minimum fuel » après une attente prolongée liée au blocage d’une piste. Dans les deux cas, les appareils ont atterri sans dommage ni blessé.
Un A350 perd une roue au décollage de Las Vegas
Le 26 janvier, le vol BA274 de British Airways, un Airbus A350‑1000 reliant Harry Reid International (Las Vegas) à Londres‑Heathrow, a perdu une roue du train d’atterrissage principal peu après la rotation. Des images issues d’un flux vidéo automatisé montrent des étincelles au niveau du train droit, puis la chute d’un élément lors de la rentrée du train.
Selon Flightradar24 et plusieurs médias spécialisés, il s’agissait de la roue arrière extérieure du bogie principal droit, l’A350‑1000 disposant de deux trains principaux à six roues chacun, soit 12 roues principales et 14 au total avec le train avant. La roue est tombée à l’intérieur du périmètre de l’aéroport de Las Vegas, où elle a été récupérée par les services aéroportuaires, sans blessure ni dommage signalés au sol.
L’appareil a poursuivi son vol transatlantique vers Heathrow, où il s’est posé après environ 9 h 15 de vol, sans incident particulier à l’atterrissage. La Federal Aviation Administration (FAA) a confirmé qu’un pneu avait été perdu au décollage et qu’une enquête était ouverte, tandis que les autorités britanniques, dont l’Air Accidents Investigation Branch (AAIB), se sont également saisies du dossier. Les enquêteurs s’intéresseront notamment à l’état de l’assemblage roue/roulement/axe et aux éventuelles contraintes subies lors des cycles précédents, l’appareil étant relativement récent.
Dans un communiqué, la compagnie a rappelé sa ligne de conduite : « La sécurité et la sûreté sont au cœur de tout ce que nous faisons et nous apportons notre soutien aux autorités dans le cadre de leurs investigations », a indiqué un porte‑parole. L’A350‑1000 concerné est, selon la presse spécialisée, immobilisé à Heathrow dans l’attente d’inspections techniques approfondies sur le train principal et l’axe concernés.
Il faut remarquer que l’architecture du train d’atterrissage des gros porteurs repose sur une redondance importante, précisément pour pallier la défaillance partielle d’un élément comme une roue ou un pneu. Sur l’A350‑1000, chaque train principal est constitué d’un bogie à six roues, avec des freins multi‑disques indépendants par roue. La perte d’une seule roue réduit de façon marginale la capacité de freinage et la répartition des charges à l’atterrissage, mais laisse encore 11 roues principales fonctionnelles, sous réserve du respect des limites de masse et de performance.
Eyes on the Right Main Landing Gear: In an incident of Parts Departing Aircraft (PDA), British Airways A350-1000 (G-XWBN) lost one of its Right main landing gear wheels while taking off from the Las Vegas Harry Reid International Airport yesterday (26 Jan. 2026).
— FL360aero (@fl360aero) January 28, 2026
The wheel… pic.twitter.com/eynQq6sCQC
A lot of talk of the @British_Airways A350 that lost a wheel leaving Vegas.
— Darren Hill (@DarrenJohnHill) January 28, 2026
Here it is. All was well. Well done to all the crew and engineers involved. pic.twitter.com/4KtctvcFl8
Un A380 en « minimum fuel » à l’approche de San Francisco
Quelques jours plus tôt, un Airbus A380‑800 de British Airways, immatriculé G‑XLEC et opérant le vol BA287 entre Londres‑Heathrow et San Francisco, a déclaré un « minimum fuel » en approche de la côte californienne. L’appareil, engagé sur une liaison long‑courrier très fréquentée, a été placé en circuit d’attente après une urgence ayant temporairement rendu indisponible la piste 28 d’un des axes parallèles de San Francisco.
Alors que l’A380 évoluait dans un schéma de holding au‑dessus de la région, l’équipage a informé NorCal Approach que le seuil de « minimum fuel » serait atteint vers 03 h 45 UTC, demandant à ne pas subir de délais supplémentaires au‑delà de cette limite. La déclaration, effectuée selon la phraséologie standard, signale que toute attente supplémentaire nécessiterait de traiter la situation comme une véritable urgence carburant, sans pour autant signifier que l’avion est déjà en situation critique.
Les contrôleurs ont alors réorganisé la séquence d’arrivée, en gérant finement les espacements et en demandant aux trafics précédant l’A380 de maintenir leur vitesse afin d’éviter tout nouveau temps d’attente. L’appareil a finalement été autorisé pour une approche, acceptant la piste 28L après que la 28R est restée indisponible, et a atterri en sécurité à environ 03 h 55 UTC avec un niveau de carburant correspondant à la déclaration de minimum fuel.
Après l’atterrissage, l’A380 a dégagé normalement la piste, puis a rejoint son poste de stationnement sans incident, aucune blessure ni dommage technique n’ayant été rapportés. L’aéroport a pu reprendre rapidement un fonctionnement nominal, en réintégrant progressivement la piste concernée dans le dispositif d’arrivées parallèles.
« Minimum fuel » : un signal d’alerte, pas une panique
En exploitation, la notion de « minimum fuel » s’inscrit dans un continuum de gestion du carburant, entre une situation confortable et la déclaration d’urgence « Mayday fuel » lorsque les réserves réglementaires risquent d’être entamées. En pratique, le message de minimum fuel indique aux contrôleurs que les marges se réduisent et qu’aucun délai supplémentaire ne peut être accepté sans compromettre ces réserves, tout en laissant le temps de prioriser l’avion avant que la situation ne devienne critique.
Les enquêtes de la FAA, de l’AAIB et des autorités américaines sur les deux épisodes devront déterminer les causes exactes de la perte de la roue à Las Vegas et analyser la gestion opérationnelle des flux d’arrivée à San Francisco, même si le vol BA287 s’est déroulé dans le respect des procédures.
Vidéo d’un A350 de British Airways perdant une roue au décollage :

La tour tourne a commenté :
29 janvier 2026 - 13 h 21 min
Le commandant de bord a décidé de poursuivre le vol.
C’est dire la confiance qu’il a en cet avion…
Ce qui est formidable : l’avion a atterri avec une roue en moins sans aucun dommage.
On verra si c’est un problème de défaillance de British ou de maintenance à Las Vegas…
On trouve cet info sur moult mediaS…. contrairement à ce qu’affirmait TILO…disant doit disant que c’était passé inaperçu…
Et maintenant même publié sur AJ…
Faut sortir le dimanche Mr TILO !
prudenceavanttout a commenté :
29 janvier 2026 - 15 h 02 min
heureusement pour lui que rien de grave n’est arrivé ! une catastrophe serait arrivée, les mêmes diront pourquoi il n’est pas revenu à las Vegas !!!