La filiale low cost du groupe Lufthansa prolonge sa ligne Berlin–Dubaï au‑delà de l’hiver 2025‑2026, densifie son réseau européen depuis l’aéroport de Berlin‑Brandebourg (BER) et prépare une nouvelle phase de croissance portée par l’arrivée de Boeing 737‑8 MAX à partir de 2027.

Pour la première fois, Eurowings exploitera la liaison Berlin–Dubaï au‑delà de la saison hivernale classique. La desserte sera proposée jusqu’à onze fois par semaine depuis BER jusqu’à la fin avril 2026, puis à raison de six fréquences hebdomadaires en mai et juin. L’aéroport BER souligne que ces vols supplémentaires jusqu’en juin permettent de découvrir l’émirat « en dehors de la haute saison traditionnelle ». L’extension ne se limite pas à Berlin. La compagnie prolonge également la saison de Dubaï depuis Stuttgart (six vols par semaine), Cologne/Bonn (quatre) et Hanovre (trois) jusqu’à la mi‑mai. Au total, Eurowings proposera ainsi 31 vols hebdomadaires vers Dubaï au départ de ses bases allemandes, un record de capacité vers le Golfe pour le transporteur loisirs.

Cette montée en puissance s’appuie sur le succès commercial des liaisons moyen‑courrier vers le Golfe – incluant Dubaï et Abu Dhabi – durant le programme hiver 2025‑2026, classées parmi les routes les plus performantes du réseau Eurowings. L’extension au printemps répond à une demande de soleil garanti alors que « les températures à Berlin et dans le Brandebourg peuvent rester très variables ».

Capitale express : Rome, Londres, Lisbonne, Sarajevo

En parallèle de Dubaï, Eurowings poursuit sa stratégie de “Capital Express” depuis Berlin. Depuis la saison été 2026, la compagnie relie déjà Berlin à Londres (Heathrow), Lisbonne et Sarajevo, avec des fréquences pouvant atteindre jusqu’à 12 vols par semaine vers la capitale britannique et jusqu’à 3 vers la capitale portugaise. Sarajevo bénéficie de deux rotations hebdomadaires, marquant une première liaison directe depuis BER.

À cet éventail de métropoles s’ajoutera Rome : à compter du 2 novembre 2026, Eurowings lancera une liaison Berlin–Rome opérée quatre fois par semaine, les lundi, vendredi, samedi et dimanche. La nouvelle route renforcera encore la connectivité capitale‑à‑capitale entre l’Allemagne et l’Italie, sur un marché déjà porté par le trafic touristique et institutionnel. Max Kownatzki, directeur général d’Eurowings, inscrit clairement ces développements dans une logique d’ancrage durable à BER : « Nous assumons une responsabilité de long terme pour la place berlinoise » et voulons « établir Eurowings comme premier transporteur à Berlin‑Brandebourg » afin de renforcer la connectivité internationale de la capitale.

Vacances : 47 destinations et plus de fréquences

À l’été 2026, Eurowings mettra en ligne depuis Berlin un total de 47 destinations réparties dans 20 pays, pour plus de 230 vols hebdomadaires. Dans la logique de la compagnie, qui se présente comme « principal transporteur loisirs allemand », la croissance se concentre sur les routes point‑à‑point à forte demande vers les plages et les grandes villes européennes.

Palma de Majorque reste l’axe structurant du réseau loisirs de la base berlinoise : la fréquence y sera portée à environ 28 vols par semaine, soit six de plus qu’auparavant, pour un volume estimé à plus de 150 000 passagers par an sur cette seule destination. Les liaisons vers Stockholm, Zurich et Split seront également renforcées, avec respectivement quatre vols hebdomadaires supplémentaires vers la capitale suédoise et deux de plus vers chaque ville suisse et croate.

Le programme comprend par ailleurs des augmentations de capacité vers Bilbao, Faro, Göteborg, Helsinki et Larnaca, afin de « concentrer les ressources là où la demande est la plus forte ». Eurowings enrichit aussi son portefeuille de nouveautés loisirs au départ de BER avec Olbia (Sardaigne) et Naples, toutes deux desservies deux fois par semaine, ainsi qu’une desserte saisonnière de Kavala, en Grèce du Nord.

BER, base stratégique dans un marché concurrentiel

Selon Eurowings, l’offre de sièges au départ de Berlin atteindra plus de 2,3 millions de places en 2026, soit environ 700 000 de plus qu’il y a trois ans. Cette croissance intervient dans un environnement berlinois très concurrentiel, où low cost et transporteurs traditionnels – notamment easyJet, Ryanair et Lufthansa – se disputent le trafic point‑à‑point et de correspondance.

En se positionnant comme “compagnie de loisirs numéro un” de l’aéroport, Eurowings parie sur le potentiel touristique de la capitale, tout en ciblant les segments affaires et week‑end grâce aux liaisons vers les grandes métropoles. À l’échelle de BER, l’aéroport met en avant cette expansion comme un « signal fort de croissance pour la capitale » et un levier de diversification des destinations moyen‑courrier, notamment vers le Golfe.

Une flotte en mutation avec le Boeing 737‑8 MAX

En arrière‑plan de cette montée en puissance se dessine la plus importante modernisation de flotte de l’histoire d’Eurowings : l’allocation par Lufthansa Group de 40 Boeing 737‑8 MAX à la compagnie. Ces appareils, configurés pour environ 189 sièges, arriveront à partir de 2027 et jusqu’en 2032 et remplaceront progressivement les Airbus A319 ainsi que certains A320 plus anciens. Le 737‑8 MAX, à la fois plus capacitaire que l’A319 et doté d’un rayon d’action supérieur, est présenté par Eurowings comme « le choix idéal pour les destinations moyen‑courrier plus longues » que la compagnie développe dans son portefeuille, à l’image de Dubaï ou d’autres marchés loisirs à distance intermédiaire.

Dubaï, Rome, Palma : Eurowings fait de Berlin son moteur de croissance 1 Air Journal

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