La compagnie turque Pegasus Airlines a annoncé, le 1er octobre, avoir achevé l’acquisition de Czech Airlines et du groupe Smartwings, après obtention des autorisations réglementaires nécessaires. Présentée lors de sa signature, en décembre 2025, comme une opération de 154 millions d’euros, la transaction donne à Pegasus une implantation renforcée en Europe centrale. Smartwings doit poursuivre ses activités sous sa propre marque.
Un groupe de plus de 175 avions
Pegasus change d’échelle sur le marché européen. Le rapprochement réunit son réseau à bas coûts, largement articulé autour de l’aéroport d’Istanbul-Sabiha Gökçen, et les activités de Smartwings, tournées notamment vers les voyages de loisirs et les partenariats avec les voyagistes. Selon les chiffres communiqués à l’occasion de la clôture, les deux groupes disposent ensemble de plus de 175 appareils et d’un carnet de commandes totalisant 140 avions supplémentaires.
La flotte de Smartwings comptait 41 avions en juillet 2026. Elle repose principalement sur le Boeing 737, avec 19 exemplaires du 737-800, 14 du 737 MAX 8 et deux du 737-900ER. La compagnie exploite également deux Airbus A320-200 et quatre A220-300.
De son côté, Pegasus indique desservir 161 destinations dans 57 pays ; le réseau de Smartwings en compte 80 dans 20 pays. Smartwings possède également des compagnies en République tchèque, en Pologne, en Slovaquie et en Hongrie. Aucun changement précis de lignes ou de programme de vols n’a été annoncé lors de la finalisation du rachat.
Smartwings conserve sa marque
Le changement d’actionnaire ne signifie pas, à ce stade, une fusion commerciale des compagnies. Pegasus affirme que Smartwings conservera sa marque et poursuivra ses opérations quotidiennes, ses relations avec ses clients et ses services. Pour les passagers, l’annonce porte donc d’abord sur la propriété du groupe, non sur une refonte immédiate de son offre.
La situation de Czech Airlines (CSA), mérite une distinction. Acquise juridiquement par Pegasus avec sa filiale Smartwings, l’ancienne compagnie nationale tchèque n’exploite plus ses vols de façon indépendante depuis la réorganisation d’octobre 2024 : elle est devenue la société holding du groupe, tandis que ses opérations aériennes ont été reprises par Smartwings. Son nom subsiste comme marque ; l’annonce ne doit pas être interprétée comme la relance d’un transporteur autonome.
Prague–Antalya, une condition du feu vert tchèque
Le rachat a nécessité un examen de concurrence en République tchèque. Dans un communiqué du 11 septembre, l’autorité tchèque ÚOHS expliquait avoir relevé un risque de concentration sur les vols réguliers directs entre Prague et Antalya pendant la saison estivale. Elle a subordonné son feu vert à la cession d’un certain nombre de créneaux horaires à un autre transporteur, afin de faciliter l’entrée d’un concurrent sur cette liaison. À la date du communiqué, la décision n’était pas encore définitive ; Pegasus annonce désormais que les autorisations requises et les conditions de clôture ont été obtenues ou remplies.
Pour Pegasus, l’enjeu est de compléter son modèle low cost par l’ancrage régional et les relations avec les voyagistes de Smartwings. Pour le groupe tchèque, l’arrivée d’un nouvel actionnaire ouvre une phase de développement dont les effets concrets sur la flotte et les lignes restent à détailler.

?????Comment est ce possible??? a commenté :
2 octobre 2026 - 9 h 12 min
Pegasus est turque, donc d’un pays hors UE.
Smartwings est tchèque donc d’un pays de l’UE.
Il me semblait qu’une compagnie de l’UE ne pouvait pas être détenue à plus de 49,9% par des intérêts hors UE.
Alors: comment est ce possible?
Mylène Farmer a commenté :
2 octobre 2026 - 11 h 09 min
Parce que Pegasus Turquie a créé une holding Pegasus Europe basée aux Pays-Bas pour racheter toutes les parts de Smartwings.