Un Airbus A320 d’Air Serbia a été endommagé vendredi 2 octobre 2026 à l’aéroport Paris-Charles-de-Gaulle, après un accrochage au sol avec un appareil d’easyJet. Aucun blessé n’a été signalé, mais l’avion serbe a été momentanément retiré du service pour une inspection technique approfondie, tandis que les circonstances de l’événement font l’objet d’une enquête.
Un incident de circulation au sol s’est produit vendredi soir sur les aires de trafic de Paris-Charles-de-Gaulle. L’Airbus A320-232 immatriculé YU-APS d’Air Serbia, arrivé de Belgrade, a été touché à l’extrémité de son aile droite par le sharklet — la dérive verticale installée au bout de l’aile — d’un appareil easyJet en circulation sur le tarmac. Selon la compagnie serbe, son avion se trouvait alors immobilisé, dans l’attente de nouvelles instructions du contrôle aérien. « Aucune blessure n’a été signalée lors de l’incident. Tous les passagers et membres d’équipage d’Air Serbia sont en sécurité », a déclaré le transporteur.
Les dégâts relevés concernent le bout de l’aile droite de l’A320 d’Air Serbia. L’appareil était à l’arrêt lorsqu’il a été heurté par le sharklet de l’avion easyJet, alors que ce dernier manœuvrait sur l’aire de trafic, selon les éléments communiqués par Air Serbia.
Près de deux heures d’attente à bord
L’accrochage n’aurait pas été ressenti par les passagers, d’après le témoignage cité par EX-YU Aviation News. Les voyageurs sont toutefois restés près de deux heures à bord avant de pouvoir débarquer, le temps que la situation soit évaluée sur place. Les secours aéroportuaires et la police se seraient également rendus sur les lieux.
L’A320 a ensuite été retiré de l’exploitation pour un « examen technique détaillé ». Air Serbia a précisé coopérer avec les autorités aéroportuaires et les autres parties concernées afin d’établir précisément la séquence de l’événement. À ce stade, aucune conclusion officielle sur les responsabilités ni sur les facteurs ayant conduit au contact n’a été rendue publique. Il semble que l’immobilisation a été de courte durée. Des données de suivi de vols citées par la presse spécialisée indiquent que le YU-APS a pu quitter Paris-CDG pour Belgrade le 3 octobre, après les contrôles techniques.
Des incidents au sol rarement graves, mais coûteux
Les contacts entre avions sur les aires de trafic et les voies de circulation restent en principe des événements de faible énergie, très différents d’une collision en vol ou d’une sortie de piste. Ils n’en sont pas moins pris au sérieux : l’immobilisation d’un avion, même pour un dommage localisé, entraîne des inspections, une organisation de maintenance, parfois des retards ou des changements d’appareil, ainsi qu’un examen des procédures de sécurité.
À Paris-Charles-de-Gaulle, l’un des aéroports les plus fréquentés d’Europe, les opérations au sol reposent sur une coordination constante entre les équipages, les contrôleurs, les services d’assistance et, selon les zones, les agents de guidage. Cet épisode rappelle que les manœuvres à très basse vitesse, souvent invisibles pour les passagers, constituent une phase exigeante de l’exploitation aérienne.

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