L’Association du transport aérien international (IATA) signale qu’à fin 2025, un total de 1,2 milliard de dollars de fonds appartenant aux compagnies aériennes internationales était bloqué par des gouvernements et ne pouvait être rapatrié. Dix pays d’Afrique, du Moyen-Orient et d’Asie du Sud sont responsables de 89 % des fonds immobilisés, pour un total de 1,08 milliard.
Pour la première fois, l’Algérie se hisse en tête de la liste des pays qui bloquent les fonds, avec un montant total de 307 millions de dollars non rapatriés. L’IATA attribue cette hausse à « une nouvelle exigence d’approbation par le ministre du Commerce », qui s’ajoute à des procédures déjà jugées fastidieuses, et presse Alger « d’éliminer ces processus et exigences inutiles imposés aux compagnies aériennes ».
Des pays d’Afrique, du Moyen-Orient et d’Asie du Sud concentrent 89% des montants immobilisés, soit un total de 1,08 milliard de dollars. La liste publiée par l’IATA comprend l’Algérie (307 millions de dollars), la zone XAF des pays du franc CFA (179), le Liban (138), le Mozambique (91), l’Angola (81), l’Érythrée (78), le Zimbabwe (67), l’Éthiopie (54), le Pakistan (54) et le Bangladesh (32).
Dans la zone XAF – qui regroupe le Cameroun, la République centrafricaine, le Tchad, la République du Congo, la Guinée équatoriale et le Gabon – les montants bloqués ont légèrement diminué, passant de 191 à 179 millions de dollars depuis avril. Mais les compagnies aériennes étrangères subissent toujours « des problèmes de rapatriement malgré le dépôt de la documentation exigée », l’IATA demandant à la Banque des États de l’Afrique Centrale (BEAC) de « simplifier le processus interne de validation en trois étapes et d’améliorer les délais de traitement » pour résorber les arriérés.
Un risque direct pour la connectivité aérienne
Les fonds bloqués concernent les recettes en devises issues des ventes de billets, du fret et d’autres activités, que les compagnies aériennes ne peuvent pas récupérer dans les délais prévus. « Les compagnies aériennes ont besoin d’accéder à leurs recettes en dollars US pour maintenir leurs opérations, payer leurs factures et préserver la connectivité aérienne essentielle », rappelle Willie Walsh, directeur général de l’IATA.
L’association souligne que les gouvernements se sont engagés, dans le cadre des accords bilatéraux de services aériens et des traités, à permettre le libre rapatriement des fonds. « Avec les faibles marges et les coûts importants libellés en dollars, les compagnies aériennes ont besoin que les gouvernements respectent cet engagement », insiste Willie Walsh, qui appelle à faire du rapatriement « une priorité dans les allocations de devises, même quand ces dernières sont peu abondantes ».
« Nous reconnaissons que l’allocation des devises représente une décision politique difficile, mais les avantages à long terme pour l’économie et l’emploi surpassent le soulagement financier à court terme », prévient Willie Walsh. Pour renforcer la transparence, l’IATA a mis en ligne une page dédiée au suivi trimestriel de ces fonds bloqués, afin de documenter les progrès et de mettre en lumière les évolutions pays par pays.

@Aéroport d’Alger
Anna Stazzi a commenté :
1 janvier 2026 - 11 h 36 min
L’Algérie toujours en pointe🥳
Il y a peu de bonnes nouvelles émanant de ce pays, aucune en fait, englué, enkysté dans une imagerie socialisante échue promue par une clique corrompue depuis 62.
Rien de nouveau.
Hélas !