Le transport aérien a signé en 2025 une année de records, marquée par une capacité mondiale en hausse, la domination renforcée des grands groupes américains et le retour en force de certains hubs asiatiques, selon les données d’OAG. Le trafic mondial dépasse désormais les niveaux d’avant‑Covid et prépare un nouveau palier de croissance pour 2026, d’après OAG et les prévisions de l’Association du transport aérien international (IATA).
2025, une année record pour la capacité
Pour le fournisseur de données aériennes OAG, 2025 restera comme « l’année où l’aviation a tourné la page de la pandémie », avec un pic de 19,83 millions de sièges offerts le vendredi 1er août 2025, soit plus de 555 000 sièges de plus que le jour le plus chargé de 2024. À l’inverse, le jour le plus calme a été enregistré le 28 janvier 2025, avec 15,2 millions de sièges programmés, confirmant une saisonnalité toujours marquée entre hiver et haute saison estivale.
Sur l’ensemble de l’année, OAG met en avant une progression régulière des capacités en sièges, désormais 4% au‑dessus des niveaux de 2019, avec une reprise particulièrement vigoureuse sur les marchés Asie‑Pacifique et Moyen‑Orient, tandis que certains segments long‑courriers européens restent plus lents à se normaliser. « La croissance est réelle mais inégale, tirée par quelques régions très dynamiques alors que d’autres restent contraintes par les flottes et les infrastructures », résume l’analyse annuelle d’OAG.
Les compagnies aériennes américaines en tête
En 2025, American Airlines demeure la première compagnie mondiale en nombre de sièges, avec 279,6 millions de sièges offerts, devant Delta (246,9 millions), Southwest (229,2 millions), United (225,5 millions) et Ryanair (213,1 millions), selon OAG. En nombre de vols, le classement reste dominé par les mêmes acteurs, American dépassant 2,3 millions de vols annuels, tandis que les autres majors américaines se situent entre 1,4 et 1,8 million de vols.
Mesurée en nombre de sièges‑kilomètres offerts (Available Seat Kilometres, ASK), la hiérarchie change légèrement, avec United Airlines qui prend la tête avec 536,5 milliards d’ASK, devant American Airlines (487,9 milliards), Delta Air Lines (483,7 milliards), Emirates (380,6 milliards) et Southwest Airlines (290,8 milliards). « Les grandes compagnies aériennes américaines restent au centre de l’échiquier mondial, mais l’écart se réduit avec certains transporteurs du Golfe et des low cost paneuropéennes », note OAG.
Routes saturées et hubs en plein essor en Asie
Les données d’OAG montrent qu’en 2025, huit routes dépassent la barre symbolique des 100 vols par jour, principalement sur des liaisons domestiques très denses. En tête figure le tronçon sud‑coréen Jeju–Séoul Gimpo (CJU–GMP) avec 194 vols quotidiens en moyenne, devant Melbourne–Sydney (134), Djeddah–Riyad (130), Hanoï–Ho Chi Minh‑Ville (123), Fukuoka–Tokyo Haneda (113), Sapporo–Haneda (109), Bombay–Delhi (107) et São Paulo Congonhas–Santos Dumont (103).
Du côté des aéroports, Hong Kong (HKG) réalise le bond le plus spectaculaire en 2025, avec 24 nouvelles routes par rapport à 2024 et la plus forte croissance de sièges, rendue possible par la mise en service simultanée de ses trois pistes. OAG souligne que « l’aéroport de Hong Kong est redevenu un hub majeur en Asie, tiré par la montée en puissance de Cathay Pacific et de HK Express, ainsi que par le retour des grandes liaisons long‑courriers ».
Une demande mondiale au‑delà des niveaux de 2019
Les chiffres d’OAG s’inscrivent dans une tendance plus large : l’IATA estime que le nombre de passagers aériens atteint environ 5 milliards en 2025, un record, avec une demande en RPK en hausse de 6,6% en octobre par rapport à l’année précédente. L’association prévoit une poursuite de la croissance en 2026, avec plus de 5,2 milliards de voyageurs attendus et un trafic passagers appelé à progresser d’environ 5% par an.
« La connectivité aérienne crée et soutient des millions d’emplois dans le monde entier », rappelle le directeur général de l’IATA, Willie Walsh, tout en avertissant que les goulots d’étranglement industriels et les coûts non carburant continueront de peser sur les marges des compagnies. De son côté, l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) souligne de son côté que les kilomètres‑passagers payants (Revenue Passenger Kilometres, RPK) devraient atteindre 9,4 trillions en 2025, soit 108% du niveau de 2019, confirmant un rebond quasi complet du secteur.

Hong Kong @HKIA
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