Neige et verglas ont fortement perturbé le trafic aérien en ce début de semaine, contraignant les aéroports français – en particulier Paris-Charles-de-Gaulle et Orly – mais aussi plusieurs grands hubs européens comme Amsterdam-Schiphol et Bruxelles-Zaventem à réduire leur programme de vols et à gérer une succession de retards et d’annulations. 

En Île-de-France, les chutes de neige ont conduit les autorités à activer le Plan Neige-Verglas et à imposer une réduction du programme de vols dans les aéroports parisiens. La Direction générale de l’aviation civile a demandé aux compagnies de diminuer d’environ 15% leurs mouvements à Paris-Charles-de-Gaulle, Orly et, dans une moindre mesure, au Bourget, pour tenir compte des temps de dégivrage allongés et du déneigement des pistes.

Selon le ministre des transports, Philippe Tabarot, « la neige a également eu des conséquences sur le transport aérien, les compagnies devant réduire de 15% le nombre de leurs vols dans les aéroports parisiens de Paris-Charles-de-Gaulle et d’Orly ». Ces mesures, jugées « nécessaires pour le dégivrage des avions et le déneigement des pistes », ont entraîné des retards moyens d’environ 50 minutes à Roissy et de 37 minutes à Orly, des chiffres confirmés par les services de l’État.

Dégivrage et pistes : pourquoi l’aérien ralentit

Face aux précipitations neigeuses et au verglas, les opérateurs aéroportuaires ont dû déployer massivement leurs moyens hivernaux, ce qui réduit mécaniquement la capacité horaire des plateformes. Chaque avion doit passer par une zone de dégivrage, avec application de fluides glycolés sur les ailes et les empennages, une opération qui rallonge le temps d’escale et limite le nombre de mouvements acceptables par heure.

Les pistes, voies de circulation et parkings avions doivent être régulièrement déneigés pour garantir l’adhérence et la sécurité au décollage comme à l’atterrissage. À Paris comme à Bruxelles ou Amsterdam, les gestionnaires d’aéroports insistent sur le fait qu’« il n’est pas possible de faire tourner les avions au même rythme qu’en temps normal lorsque la priorité est de sécuriser les opérations », ce qui conduit à des réductions préventives de programme pour éviter un engorgement complet.

Amsterdam Schiphol paralysé plusieurs jours

Aux Pays-Bas, l’épisode hivernal a frappé de plein fouet Amsterdam-Schiphol, l’un des plus grands hubs européens. Sous l’effet d’une puissante dépression arctique, de fortes chutes de neige, de températures largement négatives et de vents soutenus ont provoqué l’annulation de plusieurs centaines de vols en quelques jours.

Selon des médias néerlandais et des sites spécialisés, Schiphol a compté près de 1 200 vols annulés sur trois journées, avec jusqu’à 40% du programme supprimé certains jours et une fermeture temporaire aux arrivées, obligeant au déroutement de nombreux appareils. KLM a de son côté annulé plus d’une centaine de vols supplémentaires, avertissant ses clients que « les perturbations se prolongeraient » et invitant les voyageurs à utiliser les outils de reprogrammation avant de se rendre à l’aéroport.

À Brussels Airport, les équipes de piste et de manutention ont signalé des cycles de dégivrage atteignant en moyenne 14 minutes par avion, soit environ le double de la durée habituelle, ce qui s’est traduit par des retards de 30 à 45 minutes sur une grande partie des départs. Brussels Airlines a demandé aux passagers d’arriver une heure plus tôt que d’ordinaire et a prévenu de possibles « perturbations et correspondances manquées » sur les liaisons long-courriers, notamment transatlantiques.

Neige et verglas : les aéroports parisiens, d’Amsterdam et Bruxelles... au ralenti 1 Air Journal

@Amsterdam-Schiphol Airport