Plusieurs grandes compagnies aériennes ont suspendu ou réduit leurs liaisons avec la République islamique d’Iran, invoquant un climat sécuritaire jugé trop volatile sur fond de manifestations massives et de menaces d’intervention militaire américaine.
Hier, Turkish Airlines a annoncé l’annulation de ses liaisons vers Téhéran, Tabriz et Mashhad, évoquant des « développements régionaux » et un environnement sécuritaire trop incertain. Selon la compagnie aérienne turque, les vols concernés au départ d’Istanbul sont suspendus « jusqu’à nouvel ordre », les passagers étant invités à vérifier l’état de leur vol sur le site de Turkish Airlines ou via l’application mobile. Les low cost turques AJet et Pegasus ont pris des mesures similaires, en annulant tous leurs vols vers plusieurs villes iraniennes, dans un contexte de manifestations qui se sont étendues à plus de 150 localités. Ces suspensions devraient se prolonger tant que l’espace aérien iranien fera l’objet de restrictions et de fermetures ponctuelles, notamment autour de Téhéran et de certaines bases militaires.
Emirates, flydubai, Etihad et Qatar Airways réduisent la voilure
D’autres transporteurs internationaux maintiennent pour l’instant une approche prudente, avec des réductions de fréquence, des détournements de routes ou des restrictions temporaires, dans un contexte où le Département d’État américain et plusieurs chancelleries européennes recommandent d’éviter les voyages non essentiels vers l’Iran. Aux Émirats arabes unis, Emirates et flydubai ont fortement réduit leurs opérations vers l’Iran, entraînant l’annulation de plusieurs vols vers Téhéran ainsi que vers les villes de Bandar Abbas, Lar, Mashhad et Shiraz.
Hier, cinq vols Emirates et flydubai vers la capitale iranienne ont été suspendus, dont un vol Emirates d’abord retardé de plusieurs heures avant d’être finalement annulé, et ce samedi seuls deux vols restaient maintenus sur l’axe vers Téhéran. Flydubai a confirmé l’annulation de 17 vols programmés les 9 et 10 janvier vers Téhéran, Shiraz, Bandar Abbas et Mashhad, précisant qu’il s’agit d’une mesure de prudence face à une « incertitude régionale accrue » et à la nécessité de « garantir la sécurité des passagers et des équipages ». À Abou Dhabi, la compagnie nationale Etihad Airways a suspendu l’ensemble de ses vols vers l’Iran au moins jusqu’au 13 janvier, tandis qu’au Qatar, Qatar Airways a interrompu plusieurs rotations Doha–Téhéran sur deux jours, avec un retour progressif envisagé si la situation se stabilise.
En Europe, la principale (et quasiment la seule) compagnie européenne à desservir Téhéran, Austrian Airlines a également suspendu la liaison. Lufthansa avait déjà gelé sa desserte de Téhéran depuis plusieurs mois, en réaction aux tensions entre l’Iran et Israël et aux alertes émises par les autorités aéronautiques sur l’usage de l’espace aérien iranien. La compagnie aérienne allemande envisageait une reprise de ses vols à compter du 16 janvier, mais les nouvelles vagues de contestation et les fermetures ponctuelles d’aéroports rendent désormais cette reprise incertaine. Les autres compagnies européennes, Air France, KLM, British Airways, Iberia, etc., ne proposent pas de vols directs vers Téhéran depuis plusieurs années.
Les compagnies aériennes iraniennes continuent à voler
Contrairement aux transporteurs étrangers, les compagnies iraniennes Iran Air, Mahan Air et Qeshm Air poursuivent leurs opérations, y compris vers les hubs du Golfe comme Dubaï et Doha. D’après les données de Dubai Airports, les vols de ces compagnies aériennes iraniennes à destination et en provenance des Émirats restent globalement maintenus, même lorsque les liaisons assurées par Emirates ou flydubai sont suspendues sur les mêmes axes. Toutefois, des spécialistes de l’aviation cités par les médias régionaux soulignent que la combinaison de coupures d’internet, de manifestations et d’un renforcement de la posture militaire augmente les risques opérationnels, y compris pour les compagnies locales.
Une crise politique et un espace aérien sous haute tension
Depuis la fin du mois de décembre, l’Iran est secoué par une vague de protestations déclenchée par la dévaluation brutale du rial et l’explosion du coût de la vie, rapidement transformées en mouvement national de contestation du régime. Les autorités iraniennes ont répondu par une répression accrue, des coupures massives d’internet et un déploiement renforcé des forces de sécurité et des Gardiens de la révolution, tandis que des vidéos de manifestations violentes circulent malgré un blackout total de l’internet.
Sur le plan international, les tensions restent fortes entre Téhéran et Washington. Le Président américain Donald Trump a durci le ton, affirmant que « toutes les options, y compris militaires, restent sur la table » si l’Iran « franchit certaines lignes rouges » dans sa gestion des protestations ou dans ses activités régionales, laissant planer la menace d’une intervention directe. De telles déclarations, combinées à la fermeture ponctuelle de l’espace aérien iranien et à l’activation de systèmes de défense aérienne, alimentent les craintes d’incidents impliquant des avions civils, comme ceux déjà survenus par le passé dans la région (le 8 janvier 2020, le vol 752 d’Ukraine International Airlines a été abattu par erreur par la défense anti-aérienne iranienne quelques minutes après avoir décollé de Téhéran).

@Iran Tourism Center
Mamadou DIALLO a commenté :
10 janvier 2026 - 14 h 21 min
Total soutien au peuple iranien en lutte pour sa libération de l’abjecte dictature islamique des atroces vieillards tortionnaires à barbe pouilleuse !
Les théocraties islamiques sont les plus abominables régimes d’oppression de la planète.
Honte à la meute mélenchonnienne qui tente de faire passer cette Révolution contre le régime obscurantiste des mollahs pour un simple mouvement social “contre la vie chère” !
À bas la République Islamique, vive l’Iran libre et laïc !
NDR a commenté :
11 janvier 2026 - 10 h 16 min
Le terrorisme ça paie jamais : l’ Iran et bachar ont entraîné « les terroristes » du polisario en Algérie 🇩🇿, en Syrie 🇸🇾, au Liban 🇱🇧 par leurs « frères terroristes du hizba la » et en Iran 🇮🇷 pour tenter de diviser le Maroc 🇲🇦 ;
Mais malgré cela l’ iran et la syrie sont des nations ils vont sombrer vite et ils vont se relever vite ce sont les petites républiques sans histoire comme l’ Algérie 🇩🇿 et la Libye 🇱🇾 qui a mon avis vont tomber irreversiblement d’une manière inéluctable ce personne d’entre nous ne le leur souhaite.
La république iraniennes est née en 1979 elle aurait pu disparaître totalement en 1990 toute seule, ce sont 4 erreurs de Saddam qui ont aidé la dictature molatiste a survivre :
1- Sadam attaque une révolution erreur —> guerre iraq – iran ;
2- Sadam avait choisi l’hostilité active et massive contre Israel re-erreur l’ iran s’est allié a israel pour bombarder la centrale iranienne avec complicité des militaires chiites irakiens et israel a donné les munitions et les pieces a son allié iranien (iran guet) ;
3- Saddam a gazer ses kurdes et tout les autres kurdes ont aidé l’iran contre l’iraq ;
4- saddam a occupés le Koweït 🇰🇼 ce qui a donné une recharge de 15 ans de survie ;
Maintenant que va-t-il se passer ? Alors c’est soit comme la Yougoslavie (division en 5 sans aucun km de mer car peuplé par des ahwaz sunites arabes et des belouch sunnites pakpak) soit comme en France cad en Iran d’ici 2075 il y aura 4 restaurations et 4 républiques ;
L’accès a la mer 🌊 est très important dans ces cas de changements de l’histoire : la côte adriatique appâterait a l’ Autriche 🇦🇹 en 1845, ça appartenait a la Serbie 🇷🇸 en 1945 et ça appartient a la Croatie 🇭🇷 en 2025
Depuis 1415 toutes les puissances coloniales européennes ont tour a tour essayé d’arracher toutes les côtes atlantiques au Maroc sans succès c’est là qu’on connait la force d’une nation affirmée.
11 janvier 2026 - 10 h 35 min
Vive l Iran comme le veulent le peuple iranien surtout!
Laïque ou pas, royal impérial ou républicain peu importe : c est leur envie!
Apres le tout étant qu ils respectent en retour le même avis sur les pays les entourant