Atlanta conserve en 2025 sa couronne de premier aéroport mondial en nombre de sièges offerts, mais l’écart avec Dubaï n’a jamais été aussi faible, selon les dernières données de l’analyste OAG.

Atlanta toujours en tête, dopée par le marché intérieur américain

D’après le classement annuel des « World’s Busiest Airports 2025 » publié par OAG, Atlanta-Hartsfield Jackson (ATL) reste numéro un mondial avec 63,1 millions de sièges programmés sur l’année, toutes compagnies et tous vols confondus. La capacité progresse d’environ 1% par rapport à 2024 et revient quasiment à son niveau d’avant la crise sanitaire, ce qui illustre la robustesse du marché intérieur américain sur lequel s’appuie notamment Delta Air Lines, principale utilisatrice de la plateforme.

Pour les voyageurs, cette domination d’Atlanta se traduit par une offre dense de correspondances domestiques et régionales, en particulier vers le sud-est et le centre des États-Unis. L’aéroport reste ainsi un « super hub » structurant du réseau nord-américain, où la croissance se fait davantage par l’optimisation des fréquences que par l’ouverture de nouvelles destinations lointaines.

Dubaï, premier hub international et challenger numéro un

Dubaï International (DXB) se classe une nouvelle fois au deuxième rang mondial avec 62,4 millions de sièges en 2025, soit seulement 700 000 de moins qu’Atlanta. Sa capacité augmente de 4% sur un an et se situe désormais 16% au-dessus de 2019, confirmant sa place de premier hub international de la planète pour les vols long-courriers et les correspondances entre Europe, Asie et Afrique.

OAG relève que, sur certains mois, Dubaï dépasse déjà Atlanta en capacité, avec par exemple environ 5,5 millions de sièges programmés contre 4,9 millions pour ATL sur une période récente, avant même janvier 2026 où DXB a officiellement pris la tête du classement mensuel. Ces données reflètent des effets saisonniers, mais elles illustrent une tendance lourde : « la trajectoire de croissance de Dubaï remet de plus en plus en question le leadership historique d’Atlanta », souligne le cabinet d’analyses.

Tokyo Haneda, Chicago et Istanbul confirment la recomposition des hubs

Tokyo-Haneda (HND) conserve sa troisième place, avec 55,4 millions de sièges offerts en 2025, un niveau légèrement supérieur à celui d’avant pandémie. L’aéroport, très tourné vers le marché intérieur japonais mais relié aux principaux hubs asiatiques, bénéficie du rebond progressif des flux en Asie-Pacifique et du repositionnement de certaines liaisons internationales au détriment de Narita. Parmi les dix premiers, Chicago O’Hare (ORD) et l’aéroport d’Istanbul (IST) affichent les plus fortes croissances annuelles, respectivement +8% et +6% de capacité en sièges en 2025. Istanbul se distingue particulièrement : la capacité y est désormais 22% supérieure à 2019, ce qui en fait l’un des hubs à la croissance la plus rapide, porté par l’expansion de Turkish Airlines et sa stratégie de correspondances entre Europe, Moyen-Orient, Afrique et Asie centrale.

Un nouvel équilibre entre marchés domestiques et grands hubs internationaux

Pour OAG, ces résultats confirment qu’« un nouveau cycle de croissance » s’est ouvert pour le transport aérien mondial, dans lequel les grands hubs internationaux comme Dubaï et Istanbul redessinent les réseaux, tandis que les puissants marchés intérieurs, au premier rang desquels les États-Unis, continuent de soutenir la capacité globale. Quatre des dix aéroports les plus fréquentés au monde se situent ainsi en Amérique du Nord, tandis que trois se trouvent en Asie, illustrant la montée en puissance des flux régionaux et des liaisons intra-asiatiques

Pour les passagers, cette recomposition a plusieurs conséquences concrètes : davantage d’options de correspondances via les grands hubs du Golfe ou d’Istanbul sur les axes Europe–Asie et Europe–Afrique, mais aussi un maintien d’un très large choix de vols point-à-point sur les marchés domestiques matures comme les États-Unis. Elle alimente également une concurrence accrue entre aéroports pour attirer compagnies et fréquences, ce qui peut se traduire, à terme, par plus de capacité et un meilleur maillage du réseau sur certaines destinations secondaires.
Pour un passager européen ou français, ces chiffres confirment plusieurs tendances à garder en tête au moment de choisir son itinéraire. Dubaï, Istanbul ou encore Doha concentrent de plus en plus de liaisons long-courriers avec des temps de correspondance optimisés, quand les grands hubs américains comme Atlanta ou Chicago restent incontournables pour les voyages multi-segments en Amérique du Nord.

Les cinq premiers du classement OAG 2025 par capacité totale (vols domestiques + internationaux) sont  :

  1. Atlanta Hartsfield-Jackson (ATL)– 63,1 millions de sièges
  2. Dubai International (DXB)– 62,4 millions de sièges
  3. Tokyo Haneda (HND)– 55,4 millions de sièges
  4. Chicago O’Hare (ORD)– 54,4 millions de sièges
  5. Istanbul Airport (IST)– 52,9 millions de sièges

Suivent :

  1. Dallas/Fort Worth (DFW)– 51,7 millions de sièges
  2. London Heathrow (LHR)– 52,1 millions de sièges
  3. Los Angeles (LAX)– 48,1 millions de sièges
  4. Guangzhou Baiyun (CAN)– 45,9 millions de sièges
  5. Denver International (DEN)– 45,0 millions de sièges
Atlanta demeure l’aéroport le plus fréquenté au monde, talonné par Dubaï  1 Air Journal

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