Deux Boeing 737 de KLM sont entrés en collision au sol samedi matin sur le tarmac de l’aéroport d’Amsterdam-Schiphol, sans faire de blessés parmi les passagers ni les membres d’équipage. L’incident, qualifié de « très exceptionnel » par la compagnie néerlandaise, fait l’objet d’une enquête conjointe avec les autorités compétentes.
L’incident s’est produit vers 8 h 30 sur le plateau de Schiphol, à proximité de la jetée D, l’une des zones les plus denses en trafic moyen-courrier du hub néerlandais. Deux Boeing 737-800 de KLM se sont alors touchés lors d’une manœuvre de pushback et de roulage. Selon les premières informations, l’un des appareils, immatriculé PH-BCL, était en préparation au départ depuis la porte D54 pour assurer le vol KL1953 à destination d’Athènes, tandis que l’autre, immatriculé PH-BGC, venait d’arriver de Birmingham comme vol KL1040 et roulait vers sa position de stationnement, vraisemblablement autour de la porte D29. KLM confirme qu’« un avion était à l’arrêt tandis que l’autre était en mouvement » au moment du contact.
Les passagers et les équipages des deux vols ont été débarqués et escortés en sécurité vers le terminal, conformément aux procédures de sûreté et de sécurité au sol. La compagnie indique qu’aucune blessure n’a été rapportée.
Deux 737-800 immobilisés, un vol retardé de 3 h 30
Les premières constatations font état de « dommages limités » mais bien réels sur les deux appareils. Le PH-BCL, prévu pour Athènes, a subi une fissure et des dégâts au niveau du gouvernail de direction, la partie mobile de la dérive. Le PH-BGC, qui venait de Birmingham, a également été déclaré hors ligne pour inspection technique, même si l’ampleur de ses dommages reste décrite comme mineure dans les premiers rapports.
Le vol KL1953 vers Athènes a finalement pu être assuré par un autre Boeing 737-800 de KLM, immatriculé PH-BCE, avec un retard d’environ trois heures et demie sur l’horaire prévu. KLM a indiqué que les passagers concernés avaient été rebookés ou pris en charge pour poursuivre leur voyage, comme c’est l’usage en cas d’immobilisation imprévue d’appareil.
Les deux 737-800 impliqués doivent être remorqués vers un hangar pour des inspections approfondies et les réparations nécessaires avant tout retour en service commercial. « Les appareils seront minutieusement contrôlés avant de reprendre leurs opérations », assure la compagnie.
Un « incident très exceptionnel » pour KLM
La compagnie néerlandaise qualifie l’événement de « très exceptionnel » et précise qu’elle coopère avec les autorités, notamment les services de l’aéroport et les instances d’enquête nationales, pour déterminer la chaîne exacte des événements. La Dutch Safety Board (Onderzoeksraad voor Veiligheid) est habituellement saisie de ce type d’incident sérieux au sol, même en l’absence de blessés, afin d’identifier d’éventuels facteurs systémiques dans les procédures de roulage, de pushback et de coordination sol–cockpit.
Selon les médias néerlandais, la collision s’est produite alors qu’un des appareils était repoussé en marche arrière par un tracteur, opération délicate qui suppose une coordination fine entre l’équipage, le personnel de piste et le contrôle au sol.
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