« Isten hozott Magyarországon ! » Traduction : « Bienvenue au pays des Magyars », peuple ancestral venu d’Asie centrale conquérir l’Europe centrale il y a plus de mille ans, et qui s’y est durablement installé.
Depuis son adhésion à l’Union européenne en 2004, la Hongrie attire chaque année davantage de touristes venus de toute l’Europe. L’année 2025 a ainsi été exceptionnellement dynamique pour le secteur touristique hongrois : la croissance des arrivées y est 2,5 fois supérieure à la moyenne de l’Union européenne, dépassant même celle de ses voisines croate et tchèque, pourtant historiquement très performantes. Cette dynamique place la Hongrie au 7ᵉ rang au sein de l’UE en termes de croissance du nombre d’arrivées touristiques en 2025.
En 2025, la Hongrie a accueilli environ 9,9 millions de touristes internationaux (+12%). Parmi ces visiteurs, la capitale Budapest en a reçu plus de 8 millions, avec une hausse de +13% des arrivées et enregistré environ 18 à 18,5 millions de nuitées (+9 à 10%).
Budapest, capitale sur le Danube
Ville d’une grande beauté, Budapest fut longtemps divisée en trois entités (Óbuda, Buda et Pest), unifiées en 1873. Sa géographie singulière et son histoire multiculturelle, marquée par les influences magyares, germaniques, slaves et ottomanes, ont façonné son mythe autour du Danube, véritable emblème de la cité. Aujourd’hui, le fleuve est un haut lieu du dynamisme touristique, entre promenades sur les berges et croisières estivales au cœur du voyage urbain.
La nuit, une population jeune venue de toute l’Europe profite d’une vie nocturne parmi les plus réputées du continent. Dans une vidéo publiée sur X, le président Viktor Orbán présente Budapest comme « la ville la plus sûre d’Europe », une affirmation soutenant sa politique anti-immigration qui a fait polémique. En 2023, le média Time Out la classait déjà parmi les villes européennes où l’on se sent le plus en sécurité, un argument de poids pour les voyageurs hésitant à séjourner dans certaines grandes métropoles comme Londres ou Paris.
Conseils pratiques pour un séjour réussi
Afin d’organiser au mieux votre séjour à Budapest et ailleurs dans le pays, où l’anglais est peu pratiqué et où l’accès à certains sites peut s’avérer complexe sans une bonne connaissance du territoire, il est conseillé de faire appel à un organisateur local. Pour un premier voyage, cette assistance peut faire la différence entre un simple passage et un véritable séjour approfondi.
Proposant une large gamme de produits en Hongrie, l’agence en ligne Bourse des Voyages met en avant des circuits organisés à forfait, des city-breaks et weekends à Budapest (avec vols et hébergements 3* ou 4* au centre de la capitale), incluant bains thermaux, visites de monuments emblématiques et croisières sur le Danube. Ce voyagiste étend son offre à des séjours combinant Budapest et d’autres régions, comme le lac Balaton ou la région viticole de Tokaj. Parmi d’autres voyagistes reconnus, Selectour propose une large gamme de séjours et de circuits en Hongrie au départ de Paris, Bruxelles, Bâle, etc., incluant des escapades à Budapest avec hôtels et formules petit-déjeuner ou logement seul. De même, Havas Voyages offre des circuits organisés en Hongrie, combinant découverte de Budapest et extensions dans le pays, ainsi que des séjours et weekends thématiques.
Budapest, un aéroport en plein essor
Symbole des ambitions hongroises en matière d’attractivité touristique, l’aéroport international de Budapest cherche désormais à s’imposer comme l’un des principaux hubs d’Europe centrale. En 2025, 19 millions de passagers ont transité par cet aéroport, membre du réseau français VINCI Airports, un record dans son histoire récente. Il relie aujourd’hui plus de 150 destinations réparties dans une cinquantaine de pays, dont le Canada (Toronto), les États-Unis (Philadelphie) ou encore la Corée du Sud (Séoul).
La capitale hongroise est déjà bien reliée à la France, avec Air France (Paris-Charles de Gaulle), Wizz Air (Paris-Orly) et Ryanair (Paris-Beauvais), ainsi que des vols réguliers depuis Lyon, Bâle-Mulhouse, Nice, Marseille et Toulouse. De quoi attirer un nombre croissant de voyageurs français, pour un voyage d’affaires comme de loisirs. Et bonne nouvelle pour les Français de l’Ouest : easyJet ouvre deux lignes vers Budapest au départ de Bordeaux et de Nantes, à raison de deux vols par semaine.
Les revers d’un succès touristique
Tout n’est cependant pas idyllique sur la carte postale. L’essor d’Airbnb et des plateformes de location en ligne a entraîné une hausse significative des loyers et du coût de la vie pour les habitants, en particulier dans les quartiers populaires, contribuant à l’éviction des populations historiques. À l’instar de Barcelone, autre symbole des dérives du tourisme de masse dans les grandes villes européennes, certains quartiers de Budapest sont devenus de simples lieux de déambulation pour fêtards ivres, sans réelle activité économique en journée.
Loin de réguler ce phénomène, le pouvoir hongrois investit dans des projets immobiliers de réhabilitation destinés à accueillir toujours plus de touristes, sans pour autant offrir à la ville les moyens nécessaires à la préservation de son patrimoine culturel. Symbole de ce désenchantement, les bains publics – pourtant très populaires auprès des habitants – ferment ces derniers mois les uns après les autres, victimes de leur dégradation et du manque de moyens alloués par l’État pour soutenir ces établissements historiques, qui participent pourtant largement à la renommée internationale de Budapest et à son attractivité touristique. Pour un séjour en quête d’authenticité, cette évolution interroge.
Une autre Hongrie à découvrir
Cette saturation touristique peut paradoxalement offrir aux voyageurs français l’occasion de découvrir une autre Hongrie, plus rurale et très peu visitée. Le pays abrite une vaste région de steppes unique en Europe, notamment la Puszta, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, remarquable par sa biodiversité et ses paysages ouverts. Lacs et prés salés, forêts humides et pâturages parcourus par des troupeaux de chevaux et de bœufs semi-sauvages en font un haut lieu de l’écotourisme en Europe centrale. Facilement accessible en louant une voiture depuis Budapest, cette région constitue une destination idéale pour les amateurs de grand air, en quête d’un voyage nature loin de la foule et des grandes stations de vacances.
Autre alternative à la capitale : Debrecen. Surnommée la « Rome calviniste », la ville possède un patrimoine architectural remarquable et jouit d’une solide réputation pour ses soins thermaux et sa vie sociale animée, portée par ses quelque 30 000 étudiants, ce qui en fait l’une des villes les plus jeunes et dynamiques d’Europe centrale. Le coût de la vie y est environ 20% inférieur à celui de Budapest, avec des prix hôteliers parfois jusqu’à 30% moins élevés à gamme équivalente. Comptez environ 60 € pour deux personnes dans un restaurant de milieu de gamme à Budapest, contre 40 € à Debrecen. Le prix d’une bière pression peut atteindre 4 € dans les quartiers les plus touristiques de Budapest, contre environ 2 € à Debrecen. De quoi envisager des vacances hongroises plus abordables, autour d’un séjour combinant capitale et province pour un voyage complet.

@Visit Hungary
Yoann a commenté :
24 février 2026 - 12 h 27 min
La Hongrie est la gangrène de l’UE. Pays à boycotter.
Ah Bon ? a commenté :
24 février 2026 - 13 h 32 min
“Bienvenue chez les Magyars” … les magyars qui se barrent
Avec à une émigration qui bat des records au vu de l'”affection” des hongrois pour leur pays, cela soutien bien fort le trafic aérien local.
Si les touristes pouvaient donner illusion que tout va bien.
Ils pourront profiter de l’espace local puisque la population a baissé de plus d’1 million depuis 40 ans.
C’est manifestement “The place to be”