South African Airways (SAA) a placé son directeur général par intérim, Matshela Seshibe, en « congé spécial » avec effet immédiat, dans l’attente d’une procédure interne. À peine quatre mois après sa prise de fonctions, cette mise à l’écart relance les interrogations sur la gouvernance de la compagnie publique sud-africaine, déjà fragilisée par les réserves de l’Auditeur général sur ses comptes.
Matshela Seshibe écarté avec effet immédiat
Le conseil d’administration de South African Airways a annoncé le 14 août avoir décidé de placer Matshela Seshibe, CEO depuis le 1er mai, en « congé spécial » dans l’attente de l’issue d’un processus interne. La compagnie n’a communiqué ni la nature exacte de la procédure ni d’éventuelles accusations à son encontre. Elle justifie sa décision par son attachement aux « normes les plus élevées de bonne gouvernance, de responsabilité, d’intégrité et de leadership ».
Pour maintenir la continuité opérationnelle, SAA a confié la direction générale par intérim à Koekie Mbeki, sa directrice juridique. Celle-ci occupait jusque-là les fonctions de directrice générale par intérim de SAA Technical, la filiale de maintenance du groupe.
Une enquête liée à Air Chefs ?
Matshela Seshibe a lui-même confirmé que l’examen interne portait sur des éléments liés à son passage à la tête d’Air Chefs, filiale de restauration aérienne de SAA. « Je suis conscient que SAA mène une procédure interne concernant des questions découlant de mon mandat en tant que CEO d’Air Chefs », a-t-il déclaré au Sunday Times. Selon le quotidien sud-africain, trois sources anonymes évoquent un signalement de lanceur d’alerte sur des achats et marchés passés chez Air Chefs. Cette information n’a toutefois pas été confirmée de manière indépendante par SAA.
Une instabilité préoccupante pour la compagnie
Cette nouvelle transition intervient après la démission surprise, en avril, du précédent directeur général John Lamola. SAA en est ainsi à son troisième dirigeant exécutif en quelques mois, alors même que la compagnie tente de consolider son réseau, ses partenariats internationaux et sa trajectoire financière après sa restructuration.
La nomination de Matshela Seshibe avait déjà suscité des interrogations, notamment en raison de son parcours davantage associé à Air Chefs qu’à l’exploitation d’une compagnie aérienne. Son passage chez Daybreak Farms, producteur avicole financé par le Public Investment Corporation, avait également été marqué par une suspension en 2022. SAA avait néanmoins affirmé, lors de sa désignation, que cette affaire avait été examinée et que les accusations étaient « sans fondement ».
Des comptes toujours contestés
Le contexte financier accroît la portée de cette crise de direction. SAA a revendiqué pour l’exercice 2024-2025 un bénéfice opérationnel de 336 millions de rands et un bénéfice net consolidé de 155 millions de rands. Mais l’Auditeur général d’Afrique du Sud a émis une opinion de non-certification (disclaimer), estimant ne pas disposer d’éléments suffisants et fiables pour se prononcer sur les états financiers.
Le contexte financier accroît la portée de cette crise de direction. SAA a revendiqué pour l’exercice 2024-2025 un bénéfice opérationnel de 336 millions de rands, soit environ 18 millions d’euros, et un bénéfice net consolidé de 155 millions de rands, soit environ 8,3 millions d’euros. Mais l’Auditeur général d’Afrique du Sud a émis une opinion de non-certification, estimant ne pas disposer d’éléments suffisants et fiables pour se prononcer sur les états financiers.

NDR a commenté :
18 août 2026 - 12 h 00 min
le polisario ça porte malheur, de A à Z les sud africains doivent expulser les ambassadeurs des groupes terroristes comme le hamas, le polisario, le kizbala et le farc pour avancer ⏭
Dans le ferroviaire c’est pire aucune filiale ferroviaire sud africaine n’est rentable et Alstom qui avait investi trop d’argent en Afrique du sud ils lui ont volé les vis et les boulons et aucun train nouveau n’est sorti d’usine !
Yoann a commenté :
18 août 2026 - 12 h 28 min
Décidément la descente aux enfers de SAA ne prend jamais fin… Il est grand temps d’en confier la gestion à un dirigeant étranger expérimenté et non corrompu !
Anna Stazzi a commenté :
18 août 2026 - 19 h 33 min
Quelle déconfiture !
Détruire pareil fleuron, c’est exposer l’abyssale bêtise des politiques SudAfricains depuis l’instauration de l’africanisation des cadres.
Non que cette réforme n’ait pas été nécessaire, mais les bras cassés ne pensent qu’à se remplir les poches.
Le pays avance à grand pas vers le sous développement.
Un dirigeant non corrompu et non corrupteur sera mis sur la touche et écarté.
L’Afrique du Sud est le pays le plus corrompu dans lequel j’ai eu à travailler. Blanc ou Noir, Xhosa, Zulu, descendant de Boer, c’est le même cirque.
Mamadou DIALLO a commenté :
19 août 2026 - 10 h 20 min
Et pourquoi pas plutôt un dirigeant sud-africain compétent et non-corrompu ?
Ah, la mentalité néo-coloniale !
Yoann a commenté :
19 août 2026 - 17 h 56 min
Vous ne connaissez visiblement rien de la descente aux enfers de SAA! Parce qu’il y a un ENORME problème RECURRENT de compétences et de corruption en AFS. Rien à voir avec du néo-colonialisme… Juste une réalité. La seule compagnie qui tourne en Afrique est ET et son succès est remarquable.
Ali Kanzatu a commenté :
19 août 2026 - 20 h 31 min
Mamadou, parce que ca n’existe pas, des qu’il y en a un qui sort du lot, il sera vite contamine par le fleau de la corruption et croyez moi, pour avoir aussi vecu la-bas, c’est presque sans espoir pour ce magnifique pays la
NDR a commenté :
20 août 2026 - 8 h 03 min
SA va bientôt sortir du top 10 africain.
Egyptair a vendu ses douze A220, voici à présent le Top Ten africain de l’aérien :
1- Ethiopian : 150 avions
2- RAM : 75 avions
3- Egyptair : 60 avions
4- Air Algérie : 50 avions*
5- Kenya Air : 40 avions
6- TAAG : 33 avions
7- Tunisair : 20 avions
8- SAA 🇿🇦 : 19 avions
9- cote Iv. : 15 avions
10- Rwandair : 14 avions
Sources :
https://www.planespotters.net/airlines/country#google_vignette
*Algerie : la Cie Domestic Airlines est de taille très faible mais inconnue.