Près de trois voyageurs internationaux expérimentés sur dix ont annulé, reporté ou modifié un séjour à l’étranger en 2026 en raison de préoccupations de sécurité. D’après le baromètre Traveler Sentiment and Safety Survey de Global Rescue, 29% des voyageurs internationaux interrogés ont déjà adapté leur programme en 2026 à cause de préoccupations liées à la sécurité de leur destination.
L’étude a été menée du 30 juin au 6 juillet 2026 auprès de voyageurs habitués aux déplacements internationaux. Global Rescue, qui commercialise des services de gestion des risques, d’assistance médicale et d’évacuation, ne précise pas dans son communiqué le nombre total de répondants. Ce point invite à lire les résultats comme un indicateur de tendance plutôt que comme une mesure représentative de l’ensemble des voyageurs mondiaux.
Des destinations remplacées, reportées ou annulées
Parmi les répondants ayant modifié leurs plans, 9% ont choisi une autre destination, 7% ont reporté leur voyage et 6% l’ont annulé. Dans le même temps, 71% ont maintenu leur programme initial malgré un environnement international plus incertain.
Les non-Américains semblent davantage enclins à remplacer leur destination qu’à renoncer au voyage. Près de 14% d’entre eux ont opté pour un autre pays, contre 8% des voyageurs basés aux États-Unis.
Dan Richards, directeur général de Global Rescue, estime que les voyageurs « ne renoncent pas aux voyages internationaux » mais prennent « des décisions plus éclairées sur les lieux et les périodes de départ ». Il cite notamment les conflits au Moyen-Orient et en Ukraine, les risques terroristes, les troubles civils et les enjeux de sécurité régionale.
La sécurité devient un critère de choix
La sécurité influence au moins modérément le choix de destination pour 72% des voyageurs interrogés. Parmi eux, 42% affirment que les tensions géopolitiques et les risques sécuritaires ont une influence forte ou très forte. Seuls 8% déclarent que ces facteurs ne jouent aucun rôle dans leurs décisions.
Le constat est similaire des deux côtés de l’Atlantique. Parmi les voyageurs basés aux États-Unis, 72% tiennent compte de ces enjeux et 28% ont déjà revu leurs plans. Chez les voyageurs vivant hors des États-Unis, les proportions atteignent respectivement 74% et près de 29%.
Les perturbations redoutées ne se limitent pas à l’annulation de vols. Une dégradation rapide du contexte local peut aussi affecter les transports, les franchissements de frontières, l’accès aux soins, les couvre-feux ou la tenue de manifestations.
Les conseils officiels privilégiés
Pour évaluer le niveau de risque, 49% des voyageurs interrogés indiquent s’appuyer d’abord sur les conseils aux voyageurs publiés par les autorités. Les reportages d’actualité arrivent ensuite, cités par 21% des répondants, devant les prestataires spécialisés dans la sécurité des voyages, avec 16%.
Dan Richards souligne que les voyageurs aguerris ne se fient pas uniquement aux titres d’actualité ou aux réseaux sociaux. « Ils comparent les avis gouvernementaux, suivent une information crédible et recherchent des renseignements professionnels sur la sécurité », a-t-il déclaré.
Pour les voyageurs français, le réflexe consiste notamment à consulter les Conseils aux voyageurs du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, puis à vérifier auprès de la compagnie aérienne, de l’aéroport de départ et, si nécessaire, de l’ambassade ou du consulat du pays de destination.

Dubaï @AJ/DR
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