Un Boeing 737-300 de la compagnie iranienne Sepehran Airlines a subi de très fortes vibrations lors de son départ de Machhad, le 14 septembre. Des panneaux du plafond et des coffres à bagages se sont décrochés dans la cabine, sans faire de blessé. Contrairement aux premières informations évoquant un incident en vol, le décollage aurait été interrompu sur la piste.
Un décollage interrompu à Machhad
La scène, spectaculaire et anxiogène, a été filmée par un passager : dans la cabine d’un Boeing 737 de Sepehran Airlines, des éléments du plafond se disloquent, des coffres à bagages se détachent et des voyageurs tentent de retenir les panneaux au-dessus de leurs sièges.
L’incident s’est produit lundi 14 septembre à l’aéroport de Machhad, dans le nord-est de l’Iran. Le Boeing 737-300 immatriculé EP-FSU devait assurer le vol SHI4358 à destination de Kermanshah. Alors que l’appareil accélérait sur la piste 31L, il a été affecté par de violentes vibrations de l’ensemble de la cellule. L’équipage a interrompu le décollage et immobilisé l’avion sur la piste. Aucun passager ni membre d’équipage n’a été blessé.
Les images diffusées sur les réseaux sociaux, reprises par des médias iraniens, montrent des panneaux de garnissage cabine arrachés ou pendants au-dessus des passagers. Le spectacle a logiquement provoqué un mouvement de panique, mais il ne s’agit pas de l’effondrement de la structure pressurisée de l’avion : ce sont les habillages intérieurs et, selon les sources, des éléments de coffres qui ont cédé sous l’effet des secousses.
Premières versions : pneu, moteur… puis train d’atterrissage
Dans un premier temps, plusieurs médias locaux ont évoqué l’éclatement d’un pneumatique au départ, suivi d’un signalement de problème moteur et d’un retour d’urgence à Machhad. Hassan Jafari, responsable des relations publiques des aéroports de la province du Khorasan-e Razavi, a notamment indiqué que la couche extérieure d’un pneu du train d’atterrissage s’était séparée durant la phase de décollage et que le pilote avait signalé une urgence moteur.
Mais les éléments techniques rapportés ensuite par l’Organisation de l’aviation civile iranienne nuancent fortement ce récit initial. Selon cette version, l’événement serait lié à un phénomène de shimmy, c’est-à-dire une oscillation anormale et très rapide du train principal. La défaillance d’un amortisseur de shimmy, affecté par des fuites, de l’usure et de la corrosion, aurait endommagé des composants du train — notamment une biellette de torsion inférieure — puis les pneumatiques. L’état des pneus et l’action des pilotes ne seraient donc pas à l’origine de l’accident, d’après cette première analyse.
Une piste temporairement fermée
L’appareil immobilisé a entraîné la fermeture temporaire de la piste 13R/31L de Machhad, de 15 h 11 à 18 heures locales selon un NOTAM publié pour l’événement. Les passagers ont été débarqués en sécurité puis transférés sur un autre vol à destination de Kermanshah. « Les passagers ont quitté l’avion sans encombre et ont été envoyés à Kermanshah sur un vol de remplacement », a déclaré Hassan Jafari à l’agence officielle IRNA, cité par Newsweek.
Le vol a finalement été assuré avec le Boeing 737-300 initialement prévu, l’EP-FST, avec environ neuf heures de retard à l’arrivée à Kermanshah.
Un rappel sur le risque du shimmy
Le shimmy du train d’atterrissage est un phénomène connu des exploitants : il peut se manifester pendant le roulage, au décollage ou à l’atterrissage par des vibrations violentes, potentiellement destructrices si elles ne sont pas rapidement maîtrisées. Les amortisseurs dédiés ont précisément pour fonction de limiter ces oscillations. Dans le cas de Machhad, l’intensité des secousses semble avoir été suffisante pour endommager les fixations des aménagements cabine — un événement rare, mais qui ne doit pas être confondu avec une rupture du fuselage ou une dépressurisation.
Iran: A Sepehran Airlines Boeing 737 flying Mashhad to Kermanshah declared an emergency after takeoff and returned to Mashhad, landing safely. A tire problem on departure is the reported cause, with possible engine damage. pic.twitter.com/VlSf9imvJ1
— Open Source Intel (@Osint613) September 15, 2026
Déjà du temps des Gaulois… a commenté :
17 septembre 2026 - 13 h 43 min
…ceux-ci craignaient toujours que le ciel ne leur tombe sur la tête !
Fcb1962 a commenté :
18 septembre 2026 - 7 h 23 min
Pourquoi gueuler comme des putois en levant les bras en l’air???? 😂
Mamadou DIALLO a commenté :
18 septembre 2026 - 10 h 13 min
Les ahuris terrorisés qui hurlent comme des moutons qu’on ég0rge, en invoquant Ali, Allah et Mohammed, comme si ceux-ci avaient la moindre compétence en aéronautique et allaient leur venir en aide alors qu’ils sont morts il y a quatorze siècles ou n’ont jamais existé…
Si vous voulez voler en sécurité, entretenez correctement vos vieux avions, ce sera plus efficace que d’appeler des personnages mythologiques à votre secours !
colibris a commenté :
18 septembre 2026 - 19 h 51 min
Les comportements absurdes ne sont pas la specifité des Iraniens. Pretendre qu’on ne vas pas se laisser faire et aller boire des verres en terrasse pour montrer notre determination à la liberté face à des terroristes, ne vos pas mieux…. Aussi absurde, pourtant bien médiatisé.
HJDB a commenté :
19 septembre 2026 - 19 h 10 min
l’OPL ou le CDB doit faire le tour de l’avion avant chaque départ. C’est une obligation légale incontournable.
Or si l’inspection visuelle à été correctement effectuée il aurait du constater un écoulement gras le long du train roulette de nez. Sauf si la fuite est ancienne et jamais signalée à l’ ATL. Mais à ce moment là il y aurait eu des signes physiques.
Au décollage : Dès que l’avion atteindrait une vitesse élevée sur la piste autour de 60–80 nœuds, la roulette de nez entrerait en résonance violente. C’est ce qui est arrivé.
Si fuite détectée c’est un “no go”.
Ce type de panne n’est pas répertorié dans la MEL par BOEING.
Il n’y a pas sur cette machine d’alarme en rapport avec ce type de panne. (avion ancienne génération)
Or il suffit que quelques gouttes de liquide en moins et donc que l’air soit entré pour rendre l’amortisseur INOP. De plus cela se ressent Seule la visite prévol effectuée par un des deux PNT aurait empêcher l’incident.
Il y a comme toujours face un un incident ou un accident aérien plusieurs facteurs. Les PNT ont ils été formés à détecter ce type de panne?
MANEX de la compagnie. S’il y a une enquête il sera vérifié en autre points.
En l’espèce une fuite qui empêche l’amortisseur anti shimmy de fonctionner, et une inspection visuelle qui n’a rien détecter. Donc pas uniquement un problème d’entretien mais aussi un facteur humain, qui à conduit à cet incident.