Le Brésil a accueilli 204 527 visiteurs français entre janvier et août 2026, en hausse de 3,2% sur un an. Pour Embratur, l’office du tourisme brésilien, cette progression confirme le caractère stratégique du marché français, soutenu par les liaisons aériennes et une demande qui s’oriente au-delà du binôme Rio de Janeiro–São Paulo.
Juillet 2026 a notamment constitué un record historique pour les arrivées françaises au Brésil sur ce mois, avec une progression de 3,29% par rapport à juillet 2025. En cumul entre janvier et juillet, la hausse s’établit à 5,77%, soit le deuxième meilleur résultat historique pour cette période. La France se classait alors au septième rang des marchés émetteurs vers le pays et représentait 15,6% des arrivées européennes.

Des séjours plus diversifiés
Le profil du visiteur français favorise les itinéraires longs et combinés. La durée moyenne de séjour atteint 10,6 nuitées, pour une dépense moyenne de 1 711,69 dollars par voyage, selon Embratur. La nature, l’écotourisme et l’aventure constituent la première motivation de séjour, citée par 37% des voyageurs, devant la culture (34%) et le soleil-plage (23%). Près de 37% des Français arrivés au Brésil de janvier à juillet 2026 ont débarqué hors de l’axe Rio de Janeiro–São Paulo. Le Nordeste profite directement de cette évolution, avec une hausse de 13,4% sur un an. Le Ceará progresse de 28% et le Pernambouc de 24%, tandis que Santa Catarina (+43%) et le Minas Gerais (+28%) confirment l’élargissement géographique des flux.
« Le touriste français est aujourd’hui celui qui connaît le mieux le Brésil dans sa globalité. Il arrive par Rio, par le Nordeste, par l’Amazonie, et chacune de ces portes d’entrée raconte une histoire différente du pays », a déclaré Bruno Reis, président d’Embratur.

Cinq liaisons directes depuis la France
La desserte aérienne contribue à cette dispersion des arrivées. Cinq liaisons directes relient la France au Brésil, exploitées par Air France, LATAM et Azul. Les voyageurs peuvent rejoindre São Paulo et Rio de Janeiro, mais aussi Fortaleza et Salvador au départ de Paris avec Air France ; Azul relie pour sa part Paris-Orly à Campinas, dans l’État de São Paulo.
TAP Air Portugal renforce également son rôle de passerelle entre la France et le Brésil via Lisbonne, son principal hub. La compagnie dessert la capitale portugaise au départ de Paris-Orly, Lyon, Marseille, Nice et Toulouse, permettant aux voyageurs français d’accéder en correspondance à un réseau brésilien particulièrement étendu. Après l’ouverture de Curitiba en juillet, TAP prévoit de lancer São Luís do Maranhão en octobre, renforçant l’accès au Nordeste et au Maranhão, notamment porte d’entrée vers les Lençóis Maranhenses. Exploitées avec des Airbus A330neo et, sur certaines liaisons, des A321LR, ces dessertes complètent les vols directs depuis la France et élargissent les possibilités d’itinéraires à travers le Brésil.
Embratur prévoit, sur l’ensemble de l’année, un peu plus de 2 000 vols et près de 630 000 sièges entre la France et le Brésil. À l’échelle internationale, le pays a accueilli 5,87 millions de visiteurs étrangers au cours des sept premiers mois de 2026 ; les arrivées aériennes, qui représentent 68% du flux international, ont progressé de 12%.

Carnaval de Rio : anticiper sa venue
Le Carnaval de Rio reste l’un des grands temps forts de la destination. Voyages d’exception recommande d’anticiper l’achat des billets pour le Sambadrome, en particulier pour les défilés les plus prisés et les catégories de places offrant le meilleur confort ou la meilleure proximité avec l’avenue du défilé. Les tribunes conviennent aux voyageurs recherchant une vue d’ensemble, tandis que les frisas permettent de s’approcher de la parade.
« Le Carnaval de Rio se prépare longtemps à l’avance : pour assister aux défilés les plus recherchés, nous conseillons de réserver son accès au Sambadrome plusieurs mois avant le départ. Le choix de la place conditionne aussi l’expérience », conseille Mathieu Ramus, directeur marketing de Voyages d’exception, agence qui propose des séjours au Brésil, dont des croisières d’exploration en Amazonie.
Attention toutefois à la délinquance de rue : les professionnels du voyage recommandent d’éviter de porter des objets de valeur lors des grands rassemblements, de conserver ses documents et moyens de paiement dans un rangement discret, et de vérifier en amont les conditions d’accès correspondant au lieu à visiter.

L’Amazonie, autre visage du Brésil
L’Amazonie s’inscrit dans l’intérêt croissant des voyageurs français pour les séjours tournés vers la nature. Les programmes fluviaux constituent une manière privilégiée d’approcher la forêt, la faune et les communautés riveraines, tout en limitant les changements d’hébergement. 
« Pour une immersion amazonienne réussie, il faut penser à des équipements simples mais essentiels : vêtements légers couvrants, protection contre les insectes et la pluie, chaussures adaptées et lampe frontale. Le recours à des guides expérimentés reste aussi déterminant dans une région aussi vaste », suggère Mathieu Ramus chez Voyages d’exception. Les voyageurs sont invités à choisir un encadrement local adapté à leur programme et à se rapprocher d’un professionnel de santé avant le départ afin de vérifier les recommandations sanitaires applicables à leur itinéraire.

Iguazú et les plages du Nordeste, autres visages du Brésil
Au sud du pays, les chutes d’Iguazú, situées dans l’État du Paraná, constituent l’un des grands pôles de tourisme de nature au Brésil. À la frontière avec l’Argentine, le site se découvre notamment depuis les passerelles du parc national d’Iguaçu, qui permettent d’approcher les différents ensembles de cascades au cœur de la forêt atlantique. Cette étape peut s’intégrer à un itinéraire combinant Rio de Janeiro, São Paulo et le Sud brésilien.
Le Nordeste complète cette offre avec neuf États, du Maranhão à Sergipe, associant plages, patrimoine et activités de pleine nature. Embratur met notamment en avant les lagunes et dunes des Lençóis Maranhenses, les plages de Jericoacoara dans le Ceará, Porto de Galinhas et Praia dos Carneiros dans le Pernambouc, ainsi que Praia do Forte et Morro de São Paulo, en Bahia. La région répond aussi à des attentes variées : sports de glisse à Barra Grande, dans le Piauí, plongée et découverte des récifs autour de Fernando de Noronha, ou séjours balnéaires à Maragogi, dans l’État d’Alagoas. Cette diversité conforte l’essor du Nordeste auprès de la clientèle française, dont les arrivées dans la région ont progressé de 13,4% entre janvier et juillet 2026.

Un pays-continent à parcourir par les airs
Du littoral du Nordeste aux chutes d’Iguazú, de l’Amazonie à Rio de Janeiro, le Brésil se découvre à l’échelle d’un pays-continent. Les distances entre ses principaux pôles touristiques sont considérables, ce qui rend l’avion souvent indispensable pour construire un itinéraire combinant plusieurs régions sur un même séjour. Le réseau intérieur est principalement assuré par LATAM Airlines Brasil, GOL Linhas Aéreas et Azul Linhas Aéreas, auxquelles s’ajoutent des transporteurs régionaux comme VOEPASS et les compagnies du groupe Azul pour certaines dessertes locales.
Les voyageurs peuvent ainsi associer une arrivée internationale à Rio, São Paulo, Salvador, Fortaleza ou Campinas à des vols domestiques vers Foz do Iguaçu, Manaus, Recife, São Luís, Belo Horizonte ou encore les villes du Sud. Cette connectivité intérieure accompagne l’ambition d’Embratur de répartir les flux au-delà des grandes portes d’entrée internationales et de favoriser des séjours plus longs à travers les différentes régions du pays.

Voyage au Brésil : les arrivées françaises progressent, de Rio à l’Amazonie et au Nordeste 1 Air Journal

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