Les difficultés de flotte de KLM se traduisent par une multiplication des annulations. La compagnie néerlandaise a supprimé plus d’une centaine de vols en une semaine, y compris chez KLM Cityhopper. Une cellule de crise a été mise en place, tandis que le personnel de cabine réclame une compensation pour les bouleversements de planning. D’autres suppressions sont déjà prévues cet hiver.

Plus de 100 vols supprimés en une semaine
Les problèmes de disponibilité des avions pèsent sur le programme de KLM. Dans un article publié jeudi, le quotidien De Telegraaf fait état de plus de 100 vols annulés au cours de la semaine écoulée. Ce décompte repose sur une analyse de données de vols et de suivi radar. Il concerne également les opérations de KLM Cityhopper, la filiale régionale de la compagnie néerlandaise.

Les difficultés ne se limitent pas au réseau européen. Selon le site néerlandais Up in the Sky, des problèmes techniques touchant plusieurs Boeing 737 s’ajoutent à des perturbations sur le réseau intercontinental. KLM supprime des vols pour stabiliser son exploitation, mais ces ajustements désorganisent aussi les rotations des équipages. Elle fait appel également à des avions de location pour soutenir son programme de vols, une solution qui entraîne des coûts supplémentaires. Face à cette situation, une cellule de crise a été constituée.

Des plannings bouleversés pour le personnel de cabine
Les annulations ont des conséquences directes sur le quotidien des personnels navigants commerciaux. Des vols disparaissent de leurs plannings, des services sont réaffectés et des jours de repos déplacés. Une panne du système de demandes de planning complique encore la situation : les salariés ne peuvent temporairement plus déposer de nouvelles demandes ni consulter correctement leur programme actualisé, selon Up in the Sky.

Le syndicat du personnel de cabine VNC a demandé une réunion d’urgence avec la direction. À l’issue de cet échange, il a exprimé son insatisfaction : « Nous sommes déçus du déroulement de la réunion », indique-t-il, dans des propos rapportés par Up in the Sky. Selon le syndicat, KLM reconnaît les difficultés rencontrées par les équipages, mais n’a pas apporté de solution concrète à ce stade.

VNC réclame une compensation pour les salariés concernés. Il rappelle que des accords avaient déjà été conclus lors de précédentes perturbations importantes du réseau intercontinental. « Une compensation ne rattrape pas un anniversaire ou un rendez-vous manqué, mais c’est une façon pour KLM de montrer qu’elle prend au sérieux les conséquences pour le personnel de cabine », souligne le syndicat.

Des annulations anticipées jusqu’au début mars
La pression sur la flotte devrait se prolonger pendant toute la saison hivernale 2026/2027. KLM a annoncé des suppressions préventives de vols pour la période allant du 26 octobre au début mars. L’objectif est de disposer de davantage d’appareils intercontinentaux en réserve et de rendre le programme plus fiable. Le nombre de vols concernés et les destinations touchées n’étaient pas précisés lors de cette annonce.

La compagnie néerlandaise invoque une combinaison de facteurs : des opérations de maintenance imprévues, des réparations après dommages et des interventions plus longues que prévu. Les délais de livraison de certaines pièces détachées retardent également la remise en service des appareils.

« Il y a actuellement davantage d’avions temporairement indisponibles que d’habitude », reconnaît un porte-parole de KLM, cité par NU.nl. La compagnie néerlandaise adapte donc les appareils affectés à certains vols ou annule des départs en amont, plutôt que de maintenir un programme qu’elle risque de ne pas pouvoir assurer.

Pour KLM, l’enjeu est désormais de limiter les annulations de dernière minute sans aggraver les contraintes imposées aux équipages. La réduction anticipée du programme hivernal doit lui donner davantage de marge opérationnelle, alors que les immobilisations pour maintenance et réparations continuent de peser sur la disponibilité de sa flotte.