L’Islande continue d’attirer les voyageurs en arrière-saison. La compagnie aérienne Icelandair annonce une progression de 7% sur un an du nombre de passagers voyageant vers le pays en septembre 2026. Son coefficient de remplissage atteint 84,9%, un record pour ce mois, malgré une baisse de 3% de son trafic total, notamment liée au recul des correspondances vers les États-Unis.
L’attractivité de « l’île des volcans » s’accompagne d’un enjeu de préservation. Selon l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques), la politique touristique islandaise à l’horizon 2030 vise un secteur « rentable et compétitif, en harmonie avec la nature ». Il s’agit moins de fermer la destination que de mieux concilier accueil des visiteurs, activité économique et protection des paysages.
Quels vols entre la France et l’Islande ?
Outre Icelandair, d’autres compagnies aériennes proposent des vols directs de Paris vers Keflavík, l’aéroport international situé à une cinquantaine de kilomètres de Reykjavík. Depuis Paris-CDG, les voyageurs peuvent emprunter easyJet ; depuis Paris-Orly, Transavia dessert également la destination. En région, Icelandair relie Nice à l’Islande, tandis qu’easyJet a lancé une liaison estivale depuis Lyon. Il faut compter environ 3h30 de vol depuis Paris avec Icelandair et 4h20 depuis Nice.
Privilégier un itinéraire adapté à la durée du séjour
Pour un premier voyage d’une semaine, le sud de l’île permet de découvrir plusieurs sites emblématiques sans chercher à en faire le tour. Le Cercle d’Or réunit Þingvellir, la zone géothermique de Geysir et la cascade de Gullfoss. L’itinéraire peut ensuite se prolonger vers les chutes de Skógafoss, Vík et la lagune glaciaire de Jökulsárlón. Avec davantage de temps, les fjords de l’Est, la région de Mývatn et la péninsule de Snæfellsnes complètent le parcours.
La protection de ces paysages repose aussi sur les comportements. L’« Icelandic Pledge », l’engagement promu par les organismes touristiques islandais, invite notamment à rester sur les routes autorisées, à utiliser les emplacements de camping prévus et à laisser les lieux tels qu’on les a trouvés.
Des voyages sur mesure pour découvrir la nature islandaise
Basée à Reykjavík, l’agence locale Destination Islande, membre du réseau byNativ, organise des autotours, des séjours en chalet et des circuits accompagnés en famille. « Notre équipe, qui vit sur place, parcourt en permanence l’Islande », souligne-t-elle, adaptant les itinéraires sur mesure et les hébergements aux attentes des voyageurs.
Proposé de mai à octobre, son tour de l’île en van aménagé se déroule sur dix jours et neuf nuits. Il comprend la location du véhicule équipé, une nuit en hôtel avec petit-déjeuner, un carnet de route et une assistance téléphonique francophone. Les vols, les frais de camping, le carburant et les repas restent à la charge des voyageurs. L’agence locale organise également un autotour hivernal de huit jours et sept nuits à la recherche des aurores boréales, ainsi qu’un séjour en chalet de sept jours et six nuits.
D’autres voyagistes organisent aussi des séjours sur place : Scanditours propose par exemple l’autotour « Sur la route des glaciers, en été », de huit jours et sept nuits. Également, Terres d’Aventure offre des circuits accompagnés, notamment pour la découverte hivernale et la randonnée.
Un budget à comparer toutes prestations comprises
Aux billets d’avion et aux hébergements s’ajoutent plusieurs frais. La taxe d’hébergement s’élève à 800 couronnes islandaises (environ 5,84 euros) par unité et par nuit pour les hôtels et maisons d’hôtes concernés, contre 400 couronnes (environ 2,92 euros) pour les emplacements de camping et de véhicules aménagés.
Depuis le 1er janvier 2026, une redevance routière de 6,95 couronnes par kilomètre (environ 0,051 euro, soit 5,1 centimes) s’applique aux voitures et SUV jusqu’à 3,5 tonnes, quelle que soit leur motorisation. Sa facturation doit être vérifiée auprès du loueur. Comparer les assurances, les repas, les activités et les frais annexes reste indispensable avant de réserver un séjour organisé.
En autotour ou en circuit accompagné, un voyage en Islande se prépare en tenant compte de la saison, du budget et du temps disponible. Plutôt que de multiplier les étapes, privilégier un parcours resserré permet de profiter davantage des paysages. Une façon de concilier découverte et respect des sites naturels, au cœur de l’expérience islandaise.

@Visit Island
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