L’aéroport Gago Coutinho de Faro, principale porte d’entrée aérienne de l’Algarve, a franchi en 2025 le seuil symbolique des 10 millions de passagers, soit une hausse d’environ 6 % sur un an, au‑delà de sa capacité théorique de 8 millions de voyageurs. Porté par six nouvelles liaisons internationales et un trafic hivernal en plein essor, le troisième aéroport portugais confirme son rôle stratégique pour le tourisme du sud du pays, tout en lançant de nouveaux investissements pour soulager une infrastructure désormais sous tension.
Pour la première fois de son histoire, l’aéroport de Faro, rebaptisé Gago Coutinho, a dépassé en 2025 la barre des 10 millions de passagers, un record qui intervient l’année de son 60ᵉ anniversaire. Selon les données compilées par le média professionnel portugais Publituris et confirmées par ANA – Aeroportos de Portugal, cette performance représente une progression d’environ 6 % par rapport à 2024 et la meilleure année jamais enregistrée pour cette plateforme qui dessert l’ensemble de la région de l’Algarve.
Ce trafic place Faro solidement au troisième rang des aéroports portugais, derrière Lisbonne et Porto, et consacre l’Algarve comme l’une des grandes destinations soleil d’Europe pour les marchés britannique, allemand, irlandais, français et néerlandais.
Réseau en expansion et nouvelles routes long‑courriers
En 2025, Faro était relié à 22 pays et 77 destinations, opérées par 33 compagnies aériennes régulières, après l’arrivée de plusieurs nouveaux transporteurs dans le giron d’ANA/VINCI Airports. Le réseau s’est enrichi de six liaisons emblématiques : Newark avec United Airlines, première ligne régulière vers les États‑Unis depuis l’Algarve, Helsinki avec Finnair, Reykjavik avec la low‑cost islandaise Play (aujourd’hui disparue), Funchal avec TAP Air Portugal, Riga avec airBaltic, et Cracovie avec Ryanair.
Au‑delà de ces ouvertures, de nombreuses compagnies ont densifié leur offre sur des routes existantes, notamment Eurowings vers Berlin, Jet2.com vers Bournemouth et Londres‑Luton, easyJet vers Zurich, Bordeaux et Londres‑Southend, Transavia France vers Bordeaux, Wizz Air vers Londres‑Gatwick, et TUI Netherlands vers Amsterdam. Cette montée en puissance s’inscrit dans un mouvement plus large de renforcement des liaisons loisirs en Europe, les low‑cost jouant un rôle central dans l’accessibilité de l’Algarve pour une clientèle de courts séjours et de séjours golfiques. Le Royaume‑Uni demeure de loin le premier marché de Faro, représentant environ 46 % du trafic total de l’aéroport, devant l’Allemagne, l’Irlande, la France et les Pays‑Bas.
Une infrastructure sous tension et un nouveau cycle d’investissements
Avec une capacité théorique annoncée autour de 8 millions de passagers pour son terminal actuel, Faro a accueilli plus de 10 millions de voyageurs en 2025, ce qui accentue la pression sur les installations et les processus au sol. ANA/VINCI Airports a lancé plusieurs chantiers : réfection complète de la toiture du terminal passagers, modernisation du système de climatisation, déploiement de procédures biométriques dans le cadre du programme « Biometrics » du groupe, et installation de bornes de dépose bagages en libre‑service pour fluidifier l’enregistrement des bagages enregistrés. Ces investissements s’ajoutent à un précédent agrandissement du terminal, mis en service en 2017, et préparent un nouveau plan d’extension afin d’absorber la croissance à moyen terme.
Pour Thierry Ligonnière, directeur général d’ANA/VINCI Airports, cette étape symbolique dans l’histoire de Faro « reflète la confiance des passagers, des partenaires, des communautés et des compagnies aériennes, ainsi que l’engagement de nos équipes ». Le dirigeant ajoute que le groupe entend « continuer à investir pour connecter l’Algarve au reste du monde, en s’appuyant sur une stratégie ambitieuse de durabilité afin que l’avenir soit aussi prometteur que le présent ».

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