Brussels Airport se prépare à une journée noire le jeudi 12 mars 2026 : en raison d’une grève générale annoncée dans tout le pays, l’aéroport de Zaventem estime « probable » de devoir annuler la totalité des vols au départ sur 24 heures.

Un préavis de grève de 24 heures a été formellement déposé, ce qui permet une participation massive des travailleurs dans tous les secteurs, y compris le transport aérien et les services aéroportuaires. Les trois grandes confédérations syndicales – FGTB/ABVV, CSC/ACV et CGSLB/ACLVB – coordonnent ce mouvement interprofessionnel, assorti d’une grande manifestation nationale à Bruxelles, pour dénoncer des réformes fédérales jugées défavorables en matière de travail, de pensions et de budget.

Motifs de la mobilisation : réformes sociales et pouvoir d’achat

Le 12 mars s’inscrit dans une séquence de mobilisations syndicales contre les réformes du gouvernement fédéral, notamment en matière de pensions, de budget et d’indexation des salaires. Les syndicats dénoncent des coupes dans les pensions, le « malus Jambon » et une « indexation allégée » assimilée à une attaque directe contre le pouvoir d’achat des ménages. Ils réclament au contraire « de bonnes conditions de travail, un pouvoir d’achat renforcé, des pensions décentes et une fiscalité plus équitable ».

Cette grève est conçue comme un arrêt de travail couvrant l’ensemble des secteurs, du public au privé, avec une concentration des manifestations dans la capitale. Dans ce contexte, les infrastructures de transport – chemins de fer, réseaux urbains, mais aussi aéroports – figurent au cœur de la stratégie syndicale pour rendre le mouvement visible et peser sur le débat politique.

Pourquoi les départs de Brussels Airport sont particulièrement menacés

Lors de précédentes grèves générales, Brussels Airport a déjà suspendu l’ensemble de ses vols au départ, la plupart des agents de sûreté, bagagistes et équipes de handling rejoignant le mouvement. Les arrivées ont parfois été maintenues, mais avec un programme fortement réduit et des ressources limitées en escale.

Pour le 12 mars 2026, la direction de l’aéroport prévient que la fermeture quasi complète des départs constitue le scénario « le plus réaliste ». Le préavis couvre notamment des fonctions critiques comme le contrôle de sûreté, la manutention bagages, le personnel au sol et, potentiellement, certains services liés au contrôle aérien.

Brussels Airport rappelle qu’un mardi comparable a accueilli environ 65 000 passagers l’an dernier, ce qui donne une idée de l’ampleur des perturbations possibles en cas d’arrêt total des départs. L’aéroport de Charleroi (Brussels South Charleroi Airport) a, lui aussi, déjà été fortement touché lors de précédentes grèves nationales, avec de nombreuses annulations de vols en 2025.

Réactions des compagnies aériennes et politiques de report

Plusieurs compagnies ont d’ores et déjà assoupli leurs conditions commerciales pour les voyageurs au départ de Bruxelles le 12 mars, anticipant des perturbations majeures. Air Canada, par exemple, a activé une politique de rebooking flexible pour les passagers au départ de Bruxelles ce jour-là, permettant de modifier sans frais leur date de voyage dans une certaine fenêtre autour de la grève.

Les réservations annulées peuvent, dans certains cas, être transformées en avoirs pour voyage futurs, selon les règles propres à chaque transporteur. D’autres compagnies devraient publier dans les prochains jours des dispositifs similaires, invitant les passagers à avancer ou reporter leur déplacement afin de lisser la demande autour de la date de la grève.

Grève générale du 12 mars : Brussels Airport se prépare à clouer au sol tous les vols au départ 1 Air Journal

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