Le Sri Lanka, île de l’océan Indien, ambitionne d’accueillir trois millions de touristes en 2026, soit 600 000 de plus que l’an dernier. En 2025, le pays a déjà battu un record avec 2,36 millions de visiteurs. Ce secteur essentiel a généré 3,2 milliards de dollars de recettes, devenant la deuxième source de revenus du pays.

Malgré le cyclone Ditwah, qui a frappé fin novembre 2025 et causé plus de 600 morts ainsi que 4,1 milliards de dollars de dégâts – touchant particulièrement les zones montagneuses et les infrastructures naturelles –, le gouvernement de Colombo veut relancer la croissance grâce au tourisme. Un investissement de 500 millions de dollars dans le secteur du tourisme est prévu cette année, notamment dans les infrastructures, après 329 millions déjà confirmés en 2025 via 126 projets. Ces fonds visent à réparer les dommages, renforcer la résilience climatique et moderniser les sites touristiques.

« Nous sommes fiers que le Sri Lanka ait encore réussi à enregistrer les chiffres touristiques les plus élevés jamais enregistrés. Nous espérons que les recettes touristiques continueront également à augmenter, ce qui aidera notre économie à un moment crucial », a déclaré Vijitha Herath, ministre srilankais des Affaires étrangères et du Tourisme.

Vacances organisées ou sur mesure

Le Sri Lanka reste une destination accessible. Un voyageur à petit budget peut vivre avec 20 à 30 euros par jour, couvrant hébergement simple, repas et transport local. Un séjour plus confortable coûte 40 à 50 euros par jour, excursions comprises. Les droits d’entrée aux sites majeurs, comme Sigiriya ou les parcs nationaux, s’élèvent à 30-35 euros. Pour un séjour de dix jours, hors vol, un visiteur dépensera entre 300 et 600 euros selon son style de voyage. Les amoureux de vacances culturelles ou d’aventure trouveront ici un excellent rapport qualité-prix.

Pour ne rien rater au Sri Lanka, il vaut mieux s’adresser à un spécialiste de la destination. Reconnu pour ses services et son site très complet, Comptoir des Voyages organisent des circuits organisés et sur mesure, idéals pour un premier séjour. Ce voyagiste propose une organisation complète : vols, hébergements et visites personnalisées. Des généralistes comme Carrefour Voyages ou Fram facilite également la découverte de l’île, proposant des visites classiques. Au Sri Lanka, les voyageurs indépendants optent souvent pour des itinéraires flexibles en bus ou en train, mais un séjour organisé offre une logistique fluide, surtout pour combiner culture, aventure et plages en un seul séjour.

Une île aux mille visages

La force du Sri Lanka réside dans sa diversité. En quelques heures de route, on passe des plages bordées de palmiers aux montagnes ponctuées de plantations de thé, des jungles sauvages aux cités royales anciennes. Ce contraste séduit les voyageurs en quête d’authenticité et d’expériences culturelles. Les habitants, réputés pour leur accueil chaleureux, ajoutent une dimension humaine inoubliable aux séjours. Le pays promet un cadre idéal pour les vacances, entre culture, nature et aventure. En 2026, le Sri Lanka figure d’ailleurs parmi les destinations les plus recommandées en Asie par des publications internationales comme Travel + Leisure ou U.S. News & World Report, salué pour ses paysages variés, ses sites UNESCO et son absence relative de surfréquentation par rapport à d’autres pays asiatiques.

Parmi les joyaux du pays, Sigiriya, la forteresse du Lion inscrite à l’Unesco, offre des panoramas spectaculaires après une ascension mémorable. À Kandy, le Temple de la Dent sacrée attire les pèlerins bouddhistes et les curieux du monde entier. Plus au sud, Galle et son fort colonial fascinent par leur architecture préservée et leur ambiance maritime. Les amateurs de nature privilégient les safaris dans les parcs d’Yala et d’Udawalawe, où éléphants, léopards et oiseaux exotiques vivent en liberté. Nuwara Eliya, avec ses collines embrumées et ses jardins de thé, Dambulla et ses grottes ornées de fresques, ou encore Mirissa pour l’observation des baleines, complètent le voyage. Les régions du nord, comme Jaffna, gagnent en popularité pour leur patrimoine culturel tamoul et leurs plages préservées, tandis que les trains emblématiques traversant les highlands offrent des vues époustouflantes sur les paysages verdoyants.

SriLankan Airlines, vecteur de relance 

Compagnie aérienne nationale, SriLankan Airlines joue un rôle clé dans la connectivité du pays. Malgré la concurrence, elle modernise sa flotte d’Airbus et étend son réseau, reliant Colombo à plus de 35 villes dans le monde, notamment en Asie, en Europe et au Moyen-Orient.

Pour la France, deux vols directs hebdomadaires relient Colombo à Paris-Charles de Gaulle, en complément de cinq vols avec escale à Doha. D’autres transporteurs – Emirates, Qatar Airways, Etihad Airways, Turkish Airlines ou Lufthansa – desservent aussi la destination. Air France propose la route via Bangalore, en partage de codes avec SriLankan Airlines. Les voyageurs peuvent comparer les tarifs des billets d’avion sur des comparateurs de voyages, où un aller-retour Paris–Colombo oscille entre 590 euros en promotion et 1 500 euros en haute saison.

Relancer la fréquentation et la dépense des visiteurs

Les campagnes de marketing ont souffert de retards à cause de contraintes politiques, mais les autorités ciblent désormais Colombo, Kandy et les côtes du sud pour attirer les voyageurs. L’objectif : faire grimper les arrivées de 27 % et encourager des séjours plus dépensiers. La dépense moyenne, tombée à 148 dollars par jour contre 170 à 180 auparavant, devrait remonter grâce à la promotion de produits locaux.

Cependant, certains experts jugent les objectifs ambitieux, mais tous reconnaissent l’importance du tourisme durable pour restaurer la confiance après la catastrophe naturelle. Le début d’année 2026 confirme cette dynamique positive : plus de 277 000 visiteurs ont été enregistrés en janvier, et le cumul dépasse déjà 400 000 arrivées mi-février, avec un rythme quotidien souvent supérieur à 10 000 touristes.

Tourisme durable et avenir serein

L’essor du tourisme n’est pas sans défis. La gestion des déchets, la préservation des sites et la surfréquentation à Galle figurent parmi les priorités. De nouvelles mesures – hébergement chez l’habitant, infrastructures améliorées, sécurité accrue – visent à un développement plus durable. Le pays explore aussi de nouveaux segments, comme le tourisme numérique avec un visa « digital nomad » tout juste lancé en 2026, pour attirer des profils variés tout en préservant son authenticité. Avec ses paysages variés, sa culture vivante et sa population accueillante, le Sri Lanka espère atteindre ses objectifs et offrir aux voyageurs des expériences authentiques et durables.

Voyage au Sri Lanka : cap sur 3 millions de visiteurs en 2026 malgré les stigmates du cyclone 1 Air Journal

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