L’aéroport international de Dubaï, fermé quelques heures ce samedi matin en raison d’une interception aérienne liée aux frappes iraniennes, a repris une partie de ses opérations, mais le trafic reste très perturbé.
Samedi matin, les autorités de l’émirat ont annoncé la suspension temporaire de tous les vols au départ et à l’arrivée de Dubaï International Airport, l’aéroport le plus fréquenté au monde pour le trafic international en temps normal. La décision est intervenue après « l’interception aérienne d’un objet à proximité de l’aéroport », en lien avec des attaques menées par l’Iran dans la région.
« Pour la sécurité des passagers, du personnel de l’aéroport et des équipages, les opérations à Dubai International Airport ont été temporairement suspendues », a indiqué l’agence officielle Dubai Media Office sur les réseaux sociaux. Des témoins cités par l’AFP ont fait état d’une forte explosion suivie d’un nuage de fumée, tandis que les sites de suivi de vol montraient des avions en vol d’attente au‑dessus de l’aéroport.
Reprise partielle des vols à Dubaï
Quelques heures plus tard, le gestionnaire Dubai Airports a confirmé une reprise graduelle, mais limitée, des opérations. « Nous avons partiellement repris les opérations à compter d’aujourd’hui, 7 mars, avec certains vols opérés depuis Dubai International Airport (DXB) et Dubai World Central – Al Maktoum International (DWC) », a indiqué un porte‑parole.
Les autorités appellent toutefois les voyageurs à la prudence. « Ne vous rendez pas à l’aéroport, sauf si votre compagnie aérienne vous a confirmé que votre vol est maintenu, les horaires continuant d’évoluer », insiste l’exploitant. Sur les réseaux sociaux, des passagers signalent encore des annulations et des retards en chaîne sur les prochains jours.
Emirates et les compagnies du Golfe redémarrent prudemment
Emirates, principal utilisateur de DXB, prévoit d’abord un nombre limité de rotations, en priorité pour les passagers déjà bloqués lors des précédentes fermetures d’espace aérien. Les autres transporteurs des Émirats arabes unis, flydubai et Etihad Airways, ont également commencé à remettre en service quelques vols, notamment des liaisons de rapatriement et des vols cargo, en coordination avec l’Autorité générale de l’aviation civile émiratie.
La brève fermeture de Dubaï ce samedi matin s’inscrit dans une série de restrictions imposées aux grands hubs du Golfe depuis le début des frappes américaines et israéliennes contre l’Iran. Depuis fin février, de larges portions de l’espace aérien au‑dessus de l’Iran, d’Israël, de l’Irak, du Qatar, du Koweït et de la Syrie sont restées fermées ou fortement contraintes, entraînant l’annulation de milliers de vols et des itinéraires détournés à grande échelle. Selon le fournisseur de données aériennes Cirium, plus de 1 800 vols ont été annulés sur un seul week‑end dans la région, dont une grande partie à Dubaï, Abu Dhabi et Doha, les trois principaux hubs du Moyen‑Orient.
Un retour à la normale encore incertain
Si les autorités émiraties assurent que la situation est « sous contrôle » et que l’aéroport international de Dubaï demeure pleinement opérationnel sur le plan technique, les horaires restent instables et les compagnies aériennes ajustent leur programme au jour le jour. Dubai Airports insiste sur le fait que la priorité est de gérer les vols déjà programmés et de résorber le stock de passagers en attente, avant d’envisager un retour à un trafic normal.
Les experts du secteur jugent que, tant que les tensions régionales et des risques d’interceptions ou de nouveaux tirs iraniens persisteront dans la région, les grands hubs du Golfe devront composer avec des fermetures temporaires et des reprises partielles. En attendant, Dubaï, symbole de connectivité mondiale, fonctionne au ralenti et rappelle par à‑coups que les enjeux géopolitiques peuvent, du jour au lendemain, clouer des centaines d’avions au sol.

@Dubai International Airport
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