À partir de 2028, les passagers de Brussels Airport ne devront plus sortir leurs liquides ni leurs appareils électroniques de leur bagage cabine lors du contrôle de sûreté, grâce à l’installation progressive de scanners corporels et de scanners CT de dernière génération. L’aéroport bruxellois engage ainsi un vaste chantier de modernisation de son infrastructure de contrôle, dans le cadre de son programme Hub 3.0, afin de concilier exigence de sûreté, confort passager et capacité accrue.
Un chantier majeur pour le contrôle de sûreté
Brussels Airport annonce une refonte complète de son dispositif de contrôle de sûreté passagers au départ, avec l’installation, « dans les prochaines années », de scanners corporels et de scanners CT (tomographie volumique) pour les bagages cabine. Les travaux de préparation débuteront dès l’an prochain, avant la mise en place en 2027 d’une plateforme temporaire de contrôle intégrant cette nouvelle technologie. Les premiers nouveaux scanners devraient être opérationnels en 2028, puis déployés progressivement sur toutes les lignes de contrôle départ jusqu’à l’été 2029, soit 19 lignes entièrement modernisées.
Aujourd’hui, les passagers au départ de Brussels Airport passent encore sous un portique détecteur de métaux, tandis que leurs bagages cabine sont contrôlés par des scanners à rayons X classiques. Les appareils électroniques doivent être sortis des sacs, et les liquides sont limités à un litre au total, dans des contenants de 100 ml maximum, comme dans la plupart des aéroports européens. La bascule vers les scanners CT doit permettre de « simplifier et fluidifier » cette étape, tout en offrant des capacités de détection supérieures, selon l’aéroport.
Un gain de confort pour les passagers
Avec les nouveaux scanners CT, Brussels Airport promet une expérience de contrôle sensiblement plus confortable pour les voyageurs. Les liquides et les appareils électroniques (ordinateurs portables, tablettes) pourront rester dans les bagages cabine, ce qui réduit les manipulations, les bacs à remplir et les files ralenties par les préparatifs de dernière minute.
L’aéroport souligne également que ces équipements de nouvelle génération doivent lui permettre d’augmenter sa capacité de traitement, afin d’accompagner la croissance attendue du trafic dans les années à venir. « La sécurité de nos passagers et de nos collaborateurs a toujours été notre priorité absolue. Grâce à cette nouvelle technologie, nous continuons à garantir la sécurité tout en rendant le passage au contrôle de sécurité encore plus simple et plus fluide pour les voyageurs. Ces nouveaux scanners nous permettront également d’augmenter notre capacité afin de suivre la croissance du nombre de passagers dans les années à venir », déclare Arnaud Feist, CEO de Brussels Airport.
Des scanners CT au service de la sûreté
Les scanners CT (souvent qualifiés C3 dans la terminologie européenne) utilisent une technologie proche de celle des scanners médicaux, produisant des images 3D du contenu des bagages qui peuvent être examinées sous tous les angles par les opérateurs. Ces systèmes permettent une détection fine des explosifs solides ou liquides, et autorisent, sous certaines conditions réglementaires, le maintien des objets et liquides à l’intérieur des valises cabine.
Dans le cadre de la réglementation européenne actuellement en vigueur, Brussels Airport rappelle que les liquides pourront être transportés sans limitation de quantité totale, à condition d’être contenus dans des récipients allant jusqu’à 2 litres. Plusieurs aéroports européens qui ont déjà déployé les scanners CT, notamment au Royaume-Uni, en Irlande ou en Italie, ont commencé à assouplir les règles sur les liquides, permettant des contenants jusqu’à 2 litres et sans obligation de sortir les appareils électroniques. Toutefois, ces assouplissements restent dépendants des textes européens, qui ont par ailleurs réintroduit à partir du 1er septembre 2024 une limite de 100 ml par contenant pour certains usages des scanners de nouvelle génération, ce qu’a dénoncé la fédération aéroportuaire ACI Europe.
Un déploiement progressif jusqu’en 2029
Le projet bruxellois repose sur un déploiement par étapes, conçu pour limiter l’impact sur l’exploitation quotidienne. Un premier test de scanner corporel est prévu dès juin, avant l’aménagement en 2027 d’une plateforme de contrôle de sécurité temporaire intégrant les nouveaux équipements. Cette capacité additionnelle doit permettre de maintenir un niveau de service suffisant pendant que les lignes existantes seront modernisées, zone par zone, sans fermeture massive des points de contrôle.
D’ici l’été 2029, l’ensemble du contrôle de sécurité des départs sera équipé des nouveaux scanners, soit 19 lignes modernisées. Dans une seconde phase, les passagers en correspondance bénéficieront à leur tour de cette infrastructure, ce qui est stratégique pour un hub comme Brussels Airport qui traite un volume important de passagers en transit. L’aéroport communique déjà sur cette échéance en promettant qu’« d’ici l’été 2029, vous n’aurez plus à sortir vos liquides et appareils électroniques de votre bagage cabine lors du contrôle de sûreté à Brussels Airport ».
Un jalon du programme Hub 3.0
Cette modernisation des contrôles de sûreté s’inscrit dans le programme Hub 3.0 de Brussels Airport, qui regroupe plusieurs investissements destinés à « préparer l’aéroport du futur ». Ce programme vise à renforcer le positionnement de Zaventem comme hub européen efficace et confortable, dans un contexte de concurrence accrue avec d’autres plateformes comme Amsterdam-Schiphol, Paris-CDG ou Francfort, elles aussi engagées dans le déploiement de scanners CT.

flyer2 a commenté :
1 juin 2026 - 10 h 23 min
Franchement, c’est vraiment long, très long pour une mise a jours.
Brussels airport c’est environ 24M de pax par an, et il faut compter 2028 à 2029 pour finaliser les nouveaux équipements?
OTP c’est environ 17M de pax par an, et l’aéroport est a jours avec les dernières normes et les C£ sont opérationnels depuis des mois.
Pas vraiment une revolution, sans compter les gréves qui plombent l’aéroport de Bruxelles. (pour une ville en travaux constant, qui ne donne pas envie pour les voyageurs ou curieux de tout genre)