L’Office National Marocain du Tourisme (ONMT) intensifie ses efforts pour positionner la région de l’Oriental, qui comprend les villes d’Oujda et de Nador, comme une destination attractive tout au long de l’année, notamment à travers le développement de voyages et de séjours organisés adaptés aux attentes des marchés internationaux.
Cette mobilisation s’inscrit dans une volonté claire de transformer le potentiel naturel, culturel et balnéaire de cette région située au nord-est du Maroc, en un moteur économique pérenne. L’objectif principal : développer un tourisme durable et régulier, capable de surmonter les défis persistants de la saisonnalité et de l’enclavement géographique, en s’appuyant notamment sur des circuits organisés et variés permettant de structurer l’offre touristique.
Une stratégie structurée sur plusieurs fronts
L’action de l’ONMT repose sur une approche diversifiée et concertée. Au cœur de la feuille de route : le renforcement de la connectivité aérienne. L’ONMT déploie une stratégie ambitieuse pour booster les liaisons internationales et nationales. Les marchés français, ibériques, du Benelux et allemand sont particulièrement ciblés via des vols directs, des programmes charters et une augmentation des capacités de sièges, facilitant ainsi l’accès à des voyages avec séjours/circuits accompagnés vers cette région du Maroc. Des vols spéciaux sont également lancés vers l’Europe de l’Est.
Ces efforts ont déjà porté leurs fruits : la capacité en sièges sur les aéroports d’Oujda et de Nador a augmenté de 50% ces trois dernières années. Les liaisons domestiques sont aussi renforcées pour encourager le tourisme interne, notamment à travers des circuits organisés reliant les différentes zones touristiques de la région.
Sur le plan marketing et promotion, l’ONMT prépare l’intégration pleine et entière de l’Oriental dans sa campagne internationale à partir de 2027. Des campagnes digitales permanentes viseront les diasporas marocaines et une audience internationale qualifiée, s’appuyant sur des études approfondies de leurs attentes. Partenariats avec les tour-opérateurs et plateformes de réservation en ligne visent à allonger la durée des séjours organisés et à des autotours, et à augmenter le panier moyen des visiteurs au Maroc.
L’animation culturelle et événementielle constitue un troisième pilier essentiel. L’ONMT prévoit de délocaliser des événements de renom dans la région et de soutenir le calendrier local pour garantir une activité touristique tout au long de l’année. Des visites de terrain ont été organisées aux stations balnéaires de Saïdia et Marchica pour identifier les leviers de développement spécifiques.
Que faut-il savoir avant d’aller au Maroc ?
Voici les réponses aux questions pratiques les plus fréquentes pour préparer votre voyage, selon l’agence Bourse des Voyages, spécialiste de la destination Maroc.
-Faut-il un passeport valide 6 mois après la date de retour ?
Non, le passeport doit simplement être valide jusqu’à la fin du séjour. Cependant, de nombreuses compagnies aériennes appliquent par sécurité la règle des 6 mois. Il est recommandé d’anticiper.
-L’e-Visa Maroc est-il obligatoire pour les ressortissants français en 2026 ?
Non. Les Français sont exemptés de visa pour un séjour touristique ou professionnel de moins de 90 jours. Un passeport valide suffit.
-Peut-on conduire au Maroc avec un permis de conduire français ?
Oui, pour les courts séjours. Le permis français est reconnu. Le permis international est toutefois recommandé, notamment pour les loueurs de voitures.
-Les drones de loisir sont-ils toujours strictement interdits au Maroc ?
Oui, strictement interdits pour les touristes. L’importation, la détention et l’utilisation sont prohibées. Risque de confiscation à la douane.
-Quelles sont les restrictions de vêtements pour visiter les mosquées (ex. : Hassan II) ?
Tenue correcte obligatoire : épaules et genoux couverts. Les femmes doivent se couvrir les cheveux (foulard souvent prêté sur place). Retirez vos chaussures.
-Quel est le prix moyen d’un taxi en 2026 ?
Petit taxi (ville) : 10 à 30 dirhams selon la distance ; grand taxi (interville ou aéroport) : prix à négocier à l’avance (ex. : aéroport Marrakech-centre ≈ 100-150 dirhams).
-Peut-on payer avec une carte bancaire dans les souks de Marrakech ?
Rarement. Prévoyez du liquide (dirhams). Les cartes fonctionnent dans les hôtels, grands magasins et restaurants touristiques.
-Faut-il un carnet de vaccination spécifique pour les enfants ?
Aucun vaccin obligatoire, mais les vaccins classiques et l’hépatite A sont fortement recommandés. Consultez votre médecin.
-Quelles sont les formalités pour entrer au Maroc avec son propre véhicule ?
Déclaration verbale à la douane (plus de formulaire D16ter papier depuis 2019). Présentez passeport, carte grise et assurance internationale (ou frontière). Admission temporaire de 6 mois.
-Comment fonctionne le système de pourboire au restaurant ?
Un pourboire de 5 à 10% est apprécié si le service n’est pas inclus (10-20 dirhams par personne). Il n’est jamais obligatoire.
-Peut-on importer de l’alcool au Maroc et en quelle quantité ?
Oui, dans la limite de 1 litre de vin + 1 litre de spiritueux (ou équivalent).
Briser la saisonnalité pour un impact économique durable
« Les responsables de l’ONMT sont mobilisés aux côtés des opérateurs touristiques et des autorités locales de la région de l’Oriental. Cette présence illustre l’engagement de l’ONMT pour accompagner la région dans le renforcement de son attractivité et dans la mise en place d’un développement touristique durable et régulier, capable de dépasser les contraintes de saisonnalité et d’enclavement », indique le communiqué officiel de l’ONMT.
La région de l’Oriental dispose d’atouts indéniables – plages, patrimoine culturel, sites naturels comme les grottes des Beni Snassen ou les stations thermales – mais souffre d’une concentration de l’activité essentiellement estivale. La nouvelle feuille de route, en cours de finalisation, vise précisément à diversifier l’offre et à conquérir de nouveaux marchés pour une fréquentation plus équilibrée.
Cette dynamique collective, associant pouvoirs publics et acteurs privés, marque un tournant pour l’Oriental. Elle s’inscrit dans la nouvelle stratégie nationale de l’ONMT, qui adapte ses actions aux spécificités de chaque territoire pour faire du tourisme un levier de développement inclusif et résilient. Les observateurs y voient un pas décisif vers le repositionnement de la région sur la carte touristique marocaine.
La région de l’Oriental séduit par la diversité de ses attraits touristiques, encore relativement préservés du tourisme de masse. Entre les plages méditerranéennes de Saïdia, la lagune de Marchica à Nador, les reliefs des monts Beni Snassen et le riche patrimoine culturel d’Oujda, elle offre une expérience authentique et variée, adaptée à toutes les formules de voyages. Cette complémentarité entre littoral, nature et culture constitue un fort potentiel pour attirer une clientèle en quête de découvertes, de détente et d’expériences locales, tout au long de l’année.

Nador @MPL
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