Le Japon enregistre un afflux record de visiteurs étrangers, et les Français comptent parmi les marchés les plus dynamiques depuis le début de l’année 2026 pour leurs voyages. Entre janvier et avril, près de 60 000 ressortissants français ont visité l’archipel, un niveau jamais atteint et en nette hausse par rapport à 2025.
Des records malgré le repli chinois
En 2025, le Japon a accueilli 42,7 millions de visiteurs étrangers, dépassant pour la première fois la barre des 40 millions d’entrées sur une année. Ce chiffre marque un nouveau record, supérieur au précédent pic de 36,8 millions de touristes enregistré en 2024, malgré une forte baisse des arrivées en provenance de Chine en fin d’année. Sur les premiers mois de 2026, la dynamique reste solide, avec plus de 10 millions de visiteurs étrangers cumulés entre janvier et mars, selon l’Office national du tourisme japonais (JNTO). Le mois de mars 2026 a même atteint un niveau inédit, avec 3,62 millions de visiteurs, soit une hausse de 3,5% sur un an, malgré le recul notable des touristes chinois et du Moyen Orient.
Les Français en forte progression
Dans ce contexte, la France se distingue par une progression particulièrement soutenue. Selon les données de l’Office du tourisme du Japon, 59 200 visiteurs français se sont rendus au Japon en mars 2026, contre 57 000 un an plus tôt, soit une hausse d’environ 3,7% sur le seul mois. Sur les quatre premiers mois de l’année, la hausse est encore plus nette : 150 700 Français ont visité l’archipel entre janvier et avril, en hausse de 10,3% par rapport à la même période de 2025. Il s’agit d’un nombre record de visiteurs français depuis le début d’année, alors même que le flux global de touristes étrangers tend à se stabiliser.
Un yen faible, une image attractive…
Plusieurs facteurs expliquent cet engouement français pour le Japon. La faiblesse persistante du yen face à l’euro rend le pays plus abordable, en particulier pour les séjours de deux à trois semaines qui restent prisés par la clientèle française en voyage. Cette évolution des taux de change compense en partie le coût du transport aérien et de l’hébergement dans les grandes métropoles pour ce type de voyage.
… et des billets d’avion encore accessibles
Les liaisons aériennes sont nombreuses et compétitives entre la France et le Japon, avec des liaisons directes renforcées. Des vols directs sont opérés quotidiennement au départ de Paris-CDG vers la capitale Tokyo par Air France, Japan Airlines (JAL) et All Nippon Airways (ANA), chaque vol direct répondant à une demande soutenue. De nombreuses compagnies aériennes proposent également des vols avec escale à un tarif encore attractif, malgré la flambée du kérosène liée à la guerre au Moyen-Orient. Parmi elles, figurent Turkish Airlines, Emirates, Etihad Airways, Cathay Pacific, China Eastern Airlines, Korean Air, etc. Selon les données de comparateurs tarifaires comme Bourse des Vols ou Kayak, des billets d’avion aller-retour en classe Économie sont disponibles à partir de 640-700 € pour Tokyo sur des périodes favorables (notamment automne/hiver 2026), et des tarifs tournant autour de 1 000-1 250 € en haute saison estivale 2026 au départ de Paris, Nice, Lyon ou Marseille, chaque billet d’avion pouvant varier selon la demande et la période.
Par ailleurs, la fascination culturelle pour le Japon – entre manga, gastronomie, onsen et paysages naturels – continue de s’affirmer en France, portée par les réseaux sociaux, le bouche à oreille et une offre de circuits de plus en plus diversifiée. Atout France décrit d’ailleurs le Japon comme « l’un des marchés les plus fidèles à la destination France », une relation bilatérale qui fonctionne aussi en sens inverse, les Français répondant massivement à l’ouverture touristique de l’archipel nippon.
Un tourisme rééquilibré par marchés
La forte fréquentation française s’inscrit dans un mouvement plus large de diversification des clientèles au Japon. Alors que les arrivées en provenance de Chine ont chuté de plus de 50% sur certains mois, les marchés européens, nord-américains et d’Asie du Sud Est prennent le relais et atteignent, pour certains, des records historiques.
En mars 2026, la Corée du Sud et Taïwan ont enregistré des hausses à deux chiffres, tandis que des pays comme l’Allemagne, le Canada ou les pays nordiques ont également battu leurs records de fréquentation mensuelle. Les Français s’inscrivent dans cette tendance, contribuant à maintenir les chiffres globaux à un niveau élevé malgré les tensions diplomatiques avec Pékin.
Un secteur touristique en plein ajustement
Si les chiffres du voyage au Japon sont globalement positifs, ils masquent aussi des fragilités. Le recul des visiteurs chinois – historiquement première source de touristes au Japon – inquiète une partie des professionnels, notamment dans le commerce et les grandes stations de shopping, très dépendants de cette clientèle à fort pouvoir d’achat.
En parallèle, la montée en puissance des marchés européens, américains et de certains pays d’Asie pousse les acteurs du tourisme japonais à adapter leur offre, en renforçant par exemple la communication en langues européennes et en diversifiant les circuits au-delà du triangle Tokyo–Kyoto–Osaka. Pour les Français, cette évolution se traduit par un choix plus large de destinations régionales, des Alpes japonaises à Hokkaido, en passant par Kyushu ou Shikoku.

@AJ/DR
GVA1112 a commenté :
2 juin 2026 - 13 h 55 min
Nous avons testé pour les vacances de Pâques cette année, un vol Genève – Varsovie – Tokyo via l’Asie centrale à l’aller et le détroit de Béring ( côté Alaska) et le pôle Nord au retour ….
Je fanfaronne en disant que nous avons fait le tour de la Russie !! .. ok, c’était de nuit 😊.
La Compagnie LOT est bien, très bien .. l’aéroport de Varsovie est très accessible par sa taille, les correspondances vers Paris, Bruxelles ou Genève sont rapides.